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Culture DOSSIER · linéaire · 23 nœuds

Cannes 2026 : six cinéastes, six portes d'entrée vers les salles obscures

La 79ᵉ édition du Festival de Cannes (12–23 mai 2026) vient de se terminer. Ce dossier choisit six réalisateurs et réalisatrices repérés dans les trois grandes sélections (Compétition, Un Certain Regard, Quinzaine des cinéastes), et part de leur film cannois 2026 pour remonter leur filmographie. Une visite guidée des sélections cannoises : du cœur de la Compétition (Gray, Sachs, Los Javis) vers les découvertes d'Un Certain Regard (Schoenbrun et sa Queer Palm), puis l'audace de la Quinzaine (Barnard, Jung).

⌗ Le prompt d'origine
Cannes 2026 : six cinéastes, six portes d'entrée vers les salles obscures.

La 79ᵉ édition du Festival de Cannes (12–23 mai 2026) vient de se terminer. Ce dossier ne dresse pas le palmarès complet : il choisit six réalisateurs et réalisatrices repérés dans les trois grandes sélections (Compétition, Un Certain Regard, Quinzaine des cinéastes), et part de leur film cannois 2026 pour remonter leur filmographie.

STRUCTURE : graphe linéaire
On enchaîne cinéaste par cinéaste, dans l'ordre éditorial ci-dessous. Chaque réalisateur·rice = un bloc de trois temps : (1) l'actu cannoise via une headline de la base AFK, (2) un portrait du cinéaste extrait du web, (3) un ou plusieurs trailers de films antérieurs pour remonter la filmographie. Chaque nœud est relié au suivant.

CONSIGNES ÉDITORIALES :
- Pour les PORTRAITS : ÉVITE Wikipédia. Privilégie la presse spécialisée cinéma francophone (Trois Couleurs, Les Inrocks, Télérama, Cahiers du cinéma, Première, So Film, Critikat, IndieWire VF). À défaut, presse culture généraliste (Le Monde, Libération, Télérama). Utilise extract_web_excerpt sur l'URL indiquée quand elle est fournie ; sinon search_web pour découvrir l'article, puis extract_web_excerpt pour en tirer un passage représentatif. Un portrait par cinéaste.
- Pour les HEADLINES : cherche dans la base AFK (film + section). Vérifie chaque ID via l'outil de recherche AFK — ne devine JAMAIS un ID. Si AFK ne donne rien sur un film, utilise une recherche web (external_article). Maximum 1 headline par réalisateur.
- Pour les TRAILERS : recherche sur YouTube. Les films sont listés ci-dessous avec leurs titres en version originale : utilise-les tels quels pour chercher les bandes-annonces. Copie toujours l'url et l'id YouTube retournés.
- Pour CHAQUE cinéaste, rappelle systématiquement la section cannoise et le prix éventuel (dans le llm_rationale ou la mise en contexte du bloc).

PARCOURS DES NŒUDS :

1. JAMES GRAY — Compétition (Paper Tiger) — ouverture du dossier
   - Actu : Paper Tiger, en Compétition, l'un des deux seuls films américains en lice. Retour de Gray à Brighton Beach trente ans après ses débuts, avec Adam Driver et Miles Teller. Cherche une headline AFK ("Paper Tiger", "James Gray", "Cannes Compétition").
   - Portrait : cinéaste new-yorkais classique, plus célébré en France qu'aux États-Unis. Extrais un passage de : http://rockyrama.com/super-stylo-article/james-gray-ou-lincomprehension-permanente
   - Trailers YouTube : « Little Odessa » (1994, son premier film, écho direct à Paper Tiger) ; « We Own the Night » (2007) ; « The Immigrant » (2013).

2. IRA SACHS — Compétition (The Man I Love)
   - Actu : The Man I Love, en Compétition (avec Gray, le seul autre Américain). Rami Malek en artiste queer dans le New York des années 1980, sur fond de crise du sida. Cherche une headline AFK.
   - Portrait : figure du cinéma indépendant américain, très inspiré du cinéma français (Rohmer, Pialat). Extrais un passage de : https://www.troiscouleurs.fr/cinema/entretien-ira-sachs/
   - Trailers YouTube : « Passages » (2023) ; « Love Is Strange » (2014).

3. JAVIER CALVO & JAVIER AMBROSSI (« Los Javis ») — Compétition (La Bola negra), Prix de la mise en scène
   - Actu : La Bola negra, en Compétition, Prix de la mise en scène (ex æquo avec Pawel Pawlikowski). Le duo espagnol relit la condition homosexuelle sur trois générations, en hommage à Federico García Lorca. Cherche une headline AFK.
   - Portrait : duo révélé par la télévision (héritiers revendiqués d'Almodóvar) avant le cinéma. Extrais un passage de : https://www.franceinfo.fr/culture/cinema/festival-de-cannes/entretien-l-idee-c-etait-de-faire-un-film-d-auteur-en-grand-dans-le-style-des-films-qui-nous-ont-fait-aimer-le-cinema-les-realisateurs-de-la-bola-negra-en-lice-pour-la-palme-d-or_8019053.html
   - Trailer YouTube : « La Llamada » (2017, leur unique long métrage avant Cannes, adaptation de leur comédie musicale).

4. JANE SCHOENBRUN — Un Certain Regard (Teenage Sex and Death at Camp Miasma), Queer Palm
   - Actu : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, film d'ouverture d'Un Certain Regard, lauréat de la Queer Palm 2026. Comédie horrifique parodiant les slashers, avec Hannah Einbinder et Gillian Anderson. Cherche une headline AFK.
   - Portrait : cinéaste non-binaire, révélé·e par I Saw the TV Glow, voix majeure du cinéma queer et trans. Extrais un passage de : https://www.troiscouleurs.fr/cinema/qui-est-jane-schoenbrun/
   - Trailer YouTube : « We're All Going to the World's Fair » (2021, premier long de fiction).

5. CLIO BARNARD — Quinzaine des cinéastes (I See Buildings Fall Like Lightning)
   - Actu : I See Buildings Fall Like Lightning, à la Quinzaine des cinéastes. Cinéaste britannique du Yorkshire, troisième passage à la Quinzaine. Cherche une headline AFK.
   - Portrait : réalisatrice du cinéma social anglais, ancrée à Bradford. Extrais un passage de : http://www.lepolyester.com/1res-images-pour-ali-ava-de-clio-barnard/ (à défaut, presse spécialisée FR via search_web ; éviter la fiche AlloCiné brute).
   - Trailers YouTube : « The Selfish Giant » (2013, son film le plus primé) ; « Ali & Ava » (2021, déjà présenté à la Quinzaine).

6. JULY JUNG — Quinzaine des cinéastes (Dora) — clôture du dossier
   - Actu : Dora, à la Quinzaine des cinéastes. La Sud-Coréenne (de son vrai nom Jeong Joo-ri) adapte malicieusement le « cas Dora » de Freud. Cherche une headline AFK.
   - Portrait : cinéaste accompagnée par Cannes de section en section (Un Certain Regard puis Semaine de la critique puis Quinzaine), portraitiste de figures féminines écrasées par la société patriarcale. Extrais un passage de : https://www.cinematraque.com/2026/05/17/dora-une-jeune-femme-en-son-nom/
   - Trailers YouTube : « A Girl at My Door » (2014, VO coréenne 도희야, produit par Lee Chang-dong) ; « About Kim Sohee » (2022, VO 다음 소희, aussi connu sous le titre international Next Sohee).

CONTRAINTES :
- Headlines AFK : maximum 1 par réalisateur (6 au total).
- Trailers : respecte les titres VO ci-dessus. Total = 11 trailers (3 Gray, 2 Sachs, 1 Los Javis, 1 Schoenbrun, 2 Barnard, 2 Jung).
- Le graphe est linéaire : chaque nœud est relié au suivant dans l'ordre éditorial.
- Cible : environ 23 nœuds (6 actus + 6 portraits + 11 trailers). Sélectionne la meilleure headline et le meilleur portrait par cinéaste plutôt que d'être exhaustif.

Le dossier doit se lire comme une visite guidée des sélections cannoises 2026 : on entre par le cœur de la Compétition (Gray, Sachs, Los Javis), on bascule vers les découvertes d'Un Certain Regard (Schoenbrun et sa Queer Palm), puis vers l'audace de la Quinzaine (Barnard, Jung) — et à chaque étape, on redescend le temps film par film.
Cannes 2026 : six cinéastes, six portes d'entrée vers les salles obscures

Le parcours.

23 nœuds · à lire dans l'ordre
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SOURCE WEB
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rockyrama.com

James Gray ou l'incompréhension permanente

Il paraît que le propre des génies est d'être incompris. Cette maxime s'applique à James Gray sans doute plus qu'à tout autre cinéaste contemporain. Auteur de cinq films magistraux, James Gray a acquis le statut d'auteur majuscule aux États-Unis comme en France, pays de la cinéphilie où l'on aime ériger des statues. Pourtant, au-delà de cette réputation hors norme, le parcours de James Gray se définit par une incompréhension permanente entre le cinéaste, mû par une éthique intransigeante, et le reste du monde : conflit dantesque avec ses producteurs, dialogue de sourds avec les studios, échecs publics des films, descente en flèche par la critique, accueil glacial dans les festivals.

↗ Lire la source — rockyrama.com

Portrait de James Gray : cinéaste new-yorkais classique, plus célébré en France qu'aux États-Unis, dont le parcours se définit par une incompréhension permanente avec l'industrie.

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SOURCE WEB
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TroisCouleurs

CANNES 2026 · Ira Sachs : « Il faut qu'il y ait de l'insécurité, du doute. C'est ce qui peut rendre une œuvre vibrante. »

Avec méthode, avec persistance, avec obsession. Mais je laisse aussi la place à ma propre vulnérabilité. Je pense qu'il faut accepter la peur, la possibilité de l'échec. C'est ce qui peut rendre une œuvre vibrante, humaine. Il faut qu'il y ait de l'insécurité, du doute. Je crois que la fragilité est l'élément le plus important de mon cinéma. Je crois que ce choix vient du fait que j'ai moi-même grandi dans le théâtre. J'ai commencé à mettre en scène des pièces à quinze ans. Le premier film que j'ai réalisé, Vaudeville (1992), était déjà un drame en coulisses : on suivait une troupe qui monte une pièce, tandis qu'évoluait un triangle amoureux entre trois hommes. Le théâtre est donc un monde qui m'est familier, mais aussi un milieu très visuel. Je m'inspire beaucoup du cinéma de Jacques Rivette, des questions qu'il pose. Quels drames se jouent lors de répétitions ? Comment cela nous parle du processus créatif ? Et de la vie même ?

↗ Lire la source — troiscouleurs.fr

Portrait d'Ira Sachs : figure du cinéma indépendant américain, très inspiré du cinéma français (Rivette, Rohmer, Pialat), qui place la fragilité et la vulnérabilité au cœur de son cinéma.

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SOURCE WEB
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franceinfo

ENTRETIEN. "L'idée, c'était de faire un film d'auteur en grand, dans le style des films qui nous ont fait aimer le cinéma" : les réalisateurs de "La bola negra" en lice pour la Palme d'or

Javier Calvo et Javier Ambrossi, qu'on surnomme "Los Javis", sont pour la première fois en compétition avec ce second long-métrage ambitieux, qui allie spectacle et profondeur, avec à l'affiche, entre autres, Penélope Cruz et Glenn Close. Ce film brillant raconte à la fois la guerre d'Espagne et la condition homosexuelle à travers le destin de trois hommes, à trois époques, en s'appuyant sur le roman inachevé du poète espagnol Federico Garcia Lorca, assassiné par les Phalanges espagnoles en 1936.

↗ Lire la source — franceinfo.fr

Portrait de Los Javis : duo espagnol révélé par la télévision, héritiers revendiqués d'Almodóvar, qui signent avec La Bola negra leur second long métrage ambitieux.

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SOURCE WEB
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TroisCouleurs

Qui est Jane Schoenbrun, qui fait l'ouverture d'Un certain regard à Cannes 2026 ?

Repéré.e en 2024 avec son deuxième long métrage, « I Saw The TV Glow », Jane Schoenbrun, cinéaste non-binaire, débarque à Cannes en sélection officielle avec l'excitant « Teenage Sex and Death at Camp Miasma », qui fera l'ouverture de la section Un Certain Regard. Le deuxième long métrage de l'Américain.e raconte l'histoire de deux ados (joués par Justice Smith et Jack Haven) fans d'une série proche de Buffy contre les vampires, The Pink Opaque. Les deux misfits s'y réfugient de manière compulsive jusqu'à ce que la différence entre réalité et fiction se trouble – voire s'anéantisse. Un récit et une atmosphère entre les cinémas de Lynch et de Cronenberg, qui contiennent une réflexion autour des écrans et de la fiction qui aident à vivre autant qu'une grande allégorie sur la transidentité, avec notamment ses personnages qui s'interrogent sur la réalité, qui passent d'un monde à l'autre et se replient face à un monde hostile.

↗ Lire la source — troiscouleurs.fr

Portrait de Jane Schoenbrun : cinéaste non-binaire américain.e, révélé.e par I Saw the TV Glow, voix majeure du cinéma queer et trans, entre Lynch et Cronenberg.

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SOURCE WEB
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Le Polyester

1res images pour "Ali & Ava" de Clio Barnard

Ali & Ava est réalisé par la Britannique Clio Barnard. Découverte avec The Arbor qui fut nommé aux BAFTA et primé à Tribeca, Barnard a plus particulièrement été remarquée avec Le Géant égoïste qui fut sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs avant de sortir en France en 2013. La cinéaste a, depuis, réalisé Dark River avec Ruth Wilson dont la carrière a été plus discrète.

↗ Lire la source — lepolyester.com

Portrait de Clio Barnard : réalisatrice britannique du cinéma social anglais, ancrée à Bradford dans le Yorkshire, remarquée avec Le Géant égoïste à la Quinzaine.

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SOURCE WEB
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Ecrannoir.fr

Cannes 2026 | Dora, hystérie freudienne à l'heure du féminisme

Pendant 2h27, July Jung s'amuse à explorer les facettes du cas de Freud pour mieux réduire en miette son analyse particulièrement biaisée. Au fil des séquences, Dora (Doyeon Kim, absolument magnétique) est ainsi filmée de plus en plus près, comme si la cinéaste tenait à nous faire entrer dans sa tête – ou en tout cas à nous faire suivre ses péripéties de son point de vue. De même que son désir. Intriguée par le maître-nageur depuis qu'elle l'a vu copuler en forêt, elle semble ne pas vouloir donner suite à ses tentatives de rapprochement. A l'instar de celles du voisin, qui s'est convaincu que sa nouvelle muse tente de le séduire. C'est ainsi sur l'ex-actrice japonaise que la jeune femme jette son dévolu. Leur complicité du début est belle, saine mais finalement mise à mal dès lors qu'elle est confrontée au désir des hommes (le père ayant effectivement une liaison avec celle-ci).

↗ Lire la source — ecrannoir.fr

July Jung clôt le dossier avec Dora à la Quinzaine des cinéastes 2026. La Sud-Coréenne (de son vrai nom Jeong Joo-ri) adapte malicieusement le « cas Dora » de Freud.

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SOURCE WEB
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Cinématraque

Dora : Une jeune femme en son nom

La cinéaste coréenne Jeong Joo-ri, plus connue sous son pseudonyme July Jung, fait partie de ces cinéastes asiatiques que le Festival de Cannes a pris sous son aile au cours de la dernière décennie, et restés jusqu'ici dans l'antichambre de la compétition officielle. En 2014, on découvrait cette réalisatrice au style singulier avec A Girl at my Door, suivi il y a quatre ans du brillant drame social About Kim Sohee (connu aussi sous son titre anglais Next Sohee), tous deux portés par l'une des actrices coréennes les plus connues au monde, Bae Doona. Ces deux premiers longs-métrages, en dépit de tons très différents, étaient marqués du même goût pour l'étude de personnages féminins solitaires, écrasés par la société patriarcale sud-coréenne. Son troisième film, Dora, présenté cette fois-ci à la Quinzaine des Cinéastes (après Un certain regard puis la Semaine de la Critique pour les deux précédents opus), suit le même sillon.

↗ Lire la source — cinematraque.com

Portrait de July Jung : cinéaste sud-coréenne accompagnée par Cannes de section en section (Un Certain Regard, Semaine de la critique, Quinzaine), portraitiste de figures féminines écrasées par la société patriarcale.

FIN
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23 nœuds · ~4 min de lecture
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