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Pipeline · 22 h 12 Mar. 11 août · N° 0604
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25 instituts suivis · curation LLM nocturne
Idées · 25 instituts · 3 hors-axe · curation LLM

Notes, rapports,

sondages.

Les think-tanks, fondations et instituts de sondage publient des centaines de pages chaque semaine — AFK suit, classe par sensibilité politique, et fait remonter ce qui vaut le coup. De l'extrême gauche à l'extrême droite, on lit tout — on signale d'où parle qui.

01 · Spectre politique · 25 instituts classés

On dit d'où parle qui.

Les instituts sont placés sur un axe gauche–droite, les instituts de sondage classés à part. Le placement est fait par la rédaction AFK, à partir de la ligne éditoriale assumée par chaque institut — il ne préjuge pas de la rigueur des travaux.

Hors-axe · instituts de sondage
CL
Cluster17
5 pubs
EL
Elabe
19 pubs
IF
IFOP
60 pubs
← Extrême gauche
Extrême droite →
RP
Révolution Permanente
extrême gauche · 512/sem
Contretemps
extrême gauche · 56/sem
CO
AF
ATTAC France
extrême gauche · 33/sem
Amnesty International France
gauche · 9/sem
AI
FJ
Fondation Jean-Jaurès
gauche · 100/sem
Greenpeace France
gauche · 5/sem
GF
IL
Institut La Boétie
gauche · 16/sem
Institut Rousseau
gauche
IR
OF
Oxfam France
gauche · 28/sem
The Shift Project
gauche · 4/sem
TS
GR
GRIP
centre · 17/sem
Institut Jacques Delors
centre · 24/sem
IJ
IM
Institut Montaigne
centre · 73/sem
IRIS
centre · 123/sem
IR
TN
Terra Nova
centre · 11/sem
WWF France
centre
WF
GE
GenerationLibre
droite · 1/sem
Institut des Libertés
droite · 15/sem
ID
Institut économique Molinari
droite · 20/sem
Institut Thomas More
droite · 51/sem
IT
II
Institut Iliade
extrême droite · 23/sem
Polémia
extrême droite · 56/sem
PO
← Extr. gauche Extr. droite →
RP
Révolution Permanente
extrême gauche
512/sem
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Contretemps
extrême gauche
56/sem
AF
ATTAC France
extrême gauche
33/sem
AI
Amnesty International France
gauche
9/sem
FJ
Fondation Jean-Jaurès
gauche
100/sem
GF
Greenpeace France
gauche
5/sem
IL
Institut La Boétie
gauche
16/sem
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Institut Rousseau
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OF
Oxfam France
gauche
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The Shift Project
gauche
4/sem
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GRIP
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Institut Jacques Delors
centre
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Institut Montaigne
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IRIS
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Terra Nova
centre
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WWF France
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GenerationLibre
droite
1/sem
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Institut des Libertés
droite
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Institut économique Molinari
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IT
Institut Thomas More
droite
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II
Institut Iliade
extrême droite
23/sem
PO
Polémia
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56/sem
Curation rédactionnelle · classement par ligne éditoriale assumée · positions revues chaque trimestre
02 · À la une · épinglés par la rédac

Trois textes qui méritent votre temps.

Notes longues, rapports denses, démonstrations chiffrées — pris en charge par la rédaction AFK. On lit tout, on signale ce qui vaut le coup.

Épinglés par la rédac · 3 places maximum
A
Amnesty International France
gauche
★ Épinglé · Rapport

Meurtre de la journaliste Amal Khalil au Liban : Israël doit répondre de ses crimes

Il y a quelques mois, sa mort avait provoqué un choc au Liban. Le 22 avril 2026, la journaliste Amal Khalil est tuée par l’armée israélienne. Nos équipes ont enquêté : son meurtre constituait une attaque directe contre des civil ·e s. Nous dénonçons une violation du droit international humanitaire et demandons l’ouverture d’une enquête pour crime de guerre. Le 22 avril 2026, la journaliste libanaise de renom Amal Khalil et la caméraman Zeinab Faraj se rendent dans le gouvernorat de Nabatiyé. Elles enquêtaient sur les conséquences du conflit dans le sud du pays, à la suite de la reprise des hostilités depuis le 2 mars 2026. Alors qu’elles arrivent dans le village d’al Tiri, elles sont ciblées par des frappes de l’armée israélienne. Une première attaque vise la voiture de personnes qui les accompagnaient, tuant deux hommes. Ensuite, deux autres frappes ciblent la voiture des journalistes puis le bâtiment ou elles s’étaient réfugiées. Amal décède le jour même de ses blessures. Zeinab, est grièvement blessée. Elle sera l’unique survivante de ces attaques. Nous avons recueilli son témoignage ainsi que celui des secouristes. Des propos corroborés par des documents audiovisuels, des rapports de coordination et des comptes rendus externes que nous avons analysées. Les conclusions de notre enquête sont formelles : l’armée israélienne bénéficiait des informations suffisantes pour savoir qu’il s’agissait d’attaques directes contre des civile·s. Nous dénonçons une violation du droit international humanitaire. Et demandons l’ouverture d’une enquête pour crimes de guerre. Des journalistes pris pour cibles 22 avril 2026. Nous sommes en début d’après-midi quand les deux journalistes pénètrent au sein du village d’Al Tiri, situé dans gouvernorat de Nabatiyé au sud du Liban. L’armée israélienne venait de quitter le district et de déclarer l’interdiction au retour des populations civiles dans la zone. Cette « zone de défense avancée » couvre alors 6% du territoire libanais. À 14h25, une première frappe s’abat contre la voiture que Amal et Zeinab suivait, à bord d’un autre véhicule. L’attaque fait deux morts : Ali Nabil Bazzi, le moukhtar [ndrl : maire local] de Bint Jbeil, et Mohammed Hourani, un ami et habitant déplacé. Deux hommes, ciblés par l’armée israélienne pour leur implication présumée dans les activités militaires du Hezbollah. Immédiatement, les deux journalistes quittent leur véhicule et sortent se réfugier près d’un bâtiment voisin. À 15h40, une deuxième frappe vise leur voiture garée à proximité du bâtiment voisin. Amal et Zeinab sont blessées dans l’explosion. Elles parviennent à ramper à l’intérieur du bâtiment et se cacher dans une petite pièce. Des éclats de verre et des débris sont arrivés vers nous. J’ai eu l’impression que mon oreille allait éclater. Elle [Amal Khalil] saignait abondamment du nez et de la tête, et était blessée par des éclats d’obus au bras et à la cuisse ; elle ne pouvait plus bouger la jambe. Zeinab Faraj À 16h25, une troisième frappe touche le bâtiment de trois étages où elles s’étaient réfugiées. Les deux femmes sont ensevelies sous les décombres. Zeinab Faraj est gravement blessée. Amal Khamil, célèbre journaliste du quotidien libanais Al Akhbar ( « Les Nouvelles » ), décédera des suites de ses blessures. Les secours bloqués par l’armée israélienne Les secours ont été prévenus seulement une minute après la première frappe. C’est Moussa Chaala, secouriste à la Défense civile libanaise, qui reçoit l’appel. Il prévient alors immédiatement ses collègues de la Défense civile, de la Croix-Rouge libanaise ainsi que des membres de l’armée libanaise chargés de coordonner les demandes de désescalade par le biais du mécanisme de surveillance. Lorsqu’il se rend sur place, Moussa est contraint de s arrêter à un poste de contrôle militaire libanais, à l entrée d al Tiri. Les secouristes, eux, attendent encore l autorisation de l armée israélienne pour entrer dans le village en toute sécurité. D’après le témoignage de Zeinab, toutes les personnes contactées durant l’attaque ont répondu qu elles ne pouvaient pas venir jusqu’à elles car « elles attendaient l autorisation » du mécanisme de surveillance. Une autorisation qui signifie que l armée israélienne accepte de cesser le feu pour permettre aux équipes de secours d intervenir. Ce n’est que peu après 17h que l’autorisation d’accéder à la zone a été accordée par l’armée israélienne. Dans un premier temps, uniquement à la Croix-Rouge libanaise. Les secouristes ne parviennent à extraire que Zeinab Faraj des décombres, avant de se retirer, craignant de nouvelles attaques. À 19h20, les secours reviennent sur place avec du matériel pour déblayer les décombres. Les opérations débutent vers 21h. Amal Khalil est retrouvée enterrée sous une colonne et un mur : « Elle était totalement écrasée. Je l’ai sortie de mes propres mains . » a déclaré Moussa Chaalan. Elle avait succombé à ses blessures. Des drones de surveillance présents lors de l’attaque Pendant les deux heures de l’attaque, deux drones de surveillance survolent la zone, à très basse altitude. Grâce à eux, l’armée israélienne sait – ou aurait dû savoir – que les deux hommes, ciblés par l’attaque n’avaient pas survécu à la première frappe. Pourtant, elle a poursuivi les attaques et la traque contre les deux journalistes. Les drones sont passés à travers le toit effondré et se sont approchés très près. À moins d’un mètre de nous. Je me couvrais le visage, en repensant à une vidéo que j’avais vue où un drone avait tué quelqu’un de cette manière. Je croyais qu’il allait exploser juste devant moi. Les drones ne transportaient pas d’explosifs visibles, mais faisaient du surplace, semant constamment la peur. Zeinab Faraj Dans un communiqué publié le soir même, l’armée israélienne déclare que « des vandales ont franchi la ligne de défense avancée et se sont approchés d’une manière qui constituait une menace immédiate. Après avoir établi qu’ils enfreignaient l’accord de cessez-le-feu, l’armée de l’air a frappé l’un des véhicules, puis visé un bâtiment où les infiltrés s’étaient réfugiés . » Si Amal et Zeinab avaient effectivement pénétré une zone déclarée interdite au retour des populations civiles, rien ne justifiait le ciblage délibéré des deux journalistes. Par ailleurs, déclarer al Tiri comme zone de « défense avancée » ne permet pas à l’armée israélienne d’en faire une zone de tir aveugle. À tout moment et en tout lieu, y compris dans les zones interdites, l armée israélienne doit faire la distinction entre civil·es et combattants. Nous dénonçons une grave violation du droit international humanitaire. Que dit le droit international ? En vertu du droit international humanitaire, les civil·es ne peuvent pas être pris pour cibles, sauf s’ils participent directement aux hostilités et pendant la durée de cette participation. Il incombe à la partie attaquante de tout mettre en œuvre pour vérifier si une personne est un combattant pouvant être attaqué. En cas de doute, il faut la considérer comme un civil. Les attaques directes contre des civil·es et les biens de caractère civil sont interdites et constituent des crimes de guerre. En vertu du droit international humanitaire, les journalistes sont des civil·es et doivent donc être protégés. Impunité totale pour les forces israéliennes Amal Khalil n’est pas un cas isolé. Depuis octobre 2023, Israël multiplient les frappes aériennes illégales au Liban. Malgré la conclusion d’un accord de « cessez-le-feu » le 27 novembre 2024, les hostilités se poursuivent à la frontière et se sont à nouveau intensifiées depuis le 2 mars 2026. À lire aussi : « Ils ont détruit ma vie » : au Liban, Israël massacre des familles entières Ces attaques ciblent délibérément les civil·es, y compris les journalistes et le personnel de santé. En 2023, nous avions déjà dénoncé le meurtre du journaliste de Reuters Issam Abdallah . Notre enquête avait révélé que la frappe aérienne de l’armée israélienne avait tué et blessé six autres journalistes. À lire aussi : Au Liban, les soignants et les hôpitaux ciblés par Israël Nous avons demandé à de multiples reprises que ces crimes fassent l’objet d’enquêtes pour crimes de guerre. Cette fois encore, nous appelons à la mise en place d’une enquête indépendante et impartiale. L’impunité persistante dont jouit Israël ne fait qu’encourager l’armée israélienne à poursuivre ses crimes, sans craindre de devoir rendre des comptes. Il est grand temps que la communauté internationale impose à Israël un embargo total sur les armes. Nous appelons par ailleurs le gouvernement libanais à accepter la compétence de la Cour pénale internationale pour les crimes commis sur son territoire depuis octobre 2023 et à mettre en place des enquêtes nationales sur les crimes de guerre. Actualité 03 juin, 2026 Au Liban, Rafael Yaghobzadeh photographie les visages de ceux que la guerre a déracinés Voir la suite que fait amnesty international ? Amnesty International est un mouvement mondial qui réunit plus de 10 millions de personnes. À travers nos recherches et nos campagnes, nous contribuons à lutter contre les atteintes aux droits humains commises partout dans le monde. Notre organisation est impartiale et indépendante : notre financement repose entièrement sur la générosité du public. Soutenez notre indépendance Soutenez notre travail d enquête et d interpellation Faîtes un don The post Meurtre de la journaliste Amal Khalil au Liban : Israël doit répondre de ses crimes appeared first on AMNESTY FR .

07 août 2026 · Rapport · AMNESTY FR
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C
Cluster17
neutre
★ Épinglé · Étude

2027 : la gauche divisée sur son candidat, résignée sur ses chances

Nous avons interrogé les Français sur l élection présidentielle de 2027 : sur la personnalité qu ils souhaitent voir accéder à la présidence de la République, et sur les chances qu ils accordent à la gauche d y parvenir. Sur le souhait de victoire, Marine Le Pen arrive en tête avec 22 %, devant Jean-Luc Mélenchon (16 %) et Édouard Philippe (11 %). Les scores sont dans l ensemble modestes, ce qui tient à la formulation de la question : contrairement à une intention de vote de premier tour, on interroge ici sur un souhait de victoire finale. C est aussi ce qui explique que 16 % des interrogés ne se prononcent pas. Les deux candidatures de rupture s appuient sur des électorats nettement plus consolidés. 86 % des électeurs de La France insoumise aux européennes de 2024 désignent Jean-Luc Mélenchon, et seuls 3 % d entre eux ne se prononcent pas. 66 % des électeurs du Rassemblement national désignent Marine Le Pen. Aucune candidature du bloc central ou de la droite parlementaire n atteint ce degré de concentration : Édouard Philippe réunit 52 % des électeurs Renaissance, Bruno Retailleau 45 % des électeurs LR. Concernant les chances de victoire de la gauche, un paradoxe apparaît. 40 % des Français souhaitent qu un candidat de gauche remporte l élection, mais seuls 22 % jugent la chose probable. Cet écart traverse l électorat de gauche lui-même, à une exception près. Les électeurs insoumis y croient encore : 98 % souhaitent une victoire de la gauche et 80 % l estiment probable. Chez les écologistes, l écart devient béant : 92 % la souhaitent, 26 % seulement la jugent probable. Chez les électeurs socialistes, il l est plus encore : 89 % contre 21%. Jean-Luc Mélenchon est, pour 24 % des Français, la personnalité la mieux placée pour représenter la gauche. Vient ensuite un match à trois pour incarner l autre pôle : Raphaël Glucksmann (14 %) devance Bernard Cazeneuve (10 %) et François Hollande (8 %). Cette polarisation entre une offre radicale et une offre modérée marginalise les autres candidatures. Ni François Ruffin (4%), ni Marine Tondelier (1%), ni Olivier Faure (1%) ne semblent aujourd hui en mesure de peser sur ce duel. La polarisation se lit aussi dans la réponse à l affirmation « Le Parti socialiste et La France insoumise appartiennent aujourd hui au même camp politique » : 58 % des Français la rejettent. Et le refus vient d abord des intéressés eux-mêmes : 74 % des électeurs insoumis et 67 % des électeurs socialistes. Les deux forces sont donc renvoyées à des espaces distincts par leurs propres électorats. Le parallèle avec la droite est instructif. 56 % des Français estiment que Les Républicains et le Rassemblement national appartiennent au même camp. Alors que les électeurs LR se divisent exactement en deux (49 % contre 50 %), 64 % des électeurs RN l acceptent. Ainsi, à droite, l assimilation est au moins acceptée par l un des deux électorats concernés, alors qu à gauche les deux la refusent ensemble. Bernard Cazeneuve, enfin, se distingue par une stature présidentielle que 31 % des Français lui reconnaissent — le meilleur score des personnalités testées, devant Jean-Luc Mélenchon (25 %) et François Hollande (24 %). Cette reconnaissance culmine au centre-gauche, où 52 % la lui accordent, et au centre, où elle atteint 55 %. Elle contraste avec l étroitesse de son socle : seuls 10 % des Français le jugent le mieux placé pour représenter la gauche. La compétence perçue et la capacité à incarner un camp, pour l’heure, ne se recouvrent pas. En somme, à huit mois du premier tour, la gauche se présente ainsi divisée sur son incarnation, lucide sur ses chances et sans candidature capable de rassembler ses deux pôles, un diagnostic que ses propres électeurs formulent avant tous les ... Read More Source

07 août 2026 · Étude · Cluster-17
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C
Cluster17
neutre
★ Épinglé · Rapport

Baromètre des personnalités Le Point / Cluster17 – Août 2026 : Sébastien Lecornu s’installe sur le podium

Marine Le Pen conserve la première place de notre baromètre, mais elle la partage désormais avec Jordan Bardella. La présidente du groupe RN à l Assemblée cède deux points de popularité pour s établir à 37 % (-2), dont 21 % de soutien, quand le président du RN se maintient à 37 % (=), dont 21 % de soutien également. L écart de deux points qui les séparait en juillet a disparu, et les deux figures perdent chacune du terrain sur leur socle dur, deux et trois points de soutien en un mois. Ce resserrement se lit aussi dans leur propre électorat, où leur position reste hégémonique mais recule légèrement : Jordan Bardella y recueille 89 % d opinions positives contre 88 % pour Marine Le Pen, alors que les deux dépassaient 94 % le mois dernier. Pour la première fois depuis plusieurs mois, c est le président du RN qui devance la candidate de 2022 chez les électeurs de 2022. Le fait marquant du mois se joue toutefois derrière eux. Le haut du classement, jusqu ici largement occupé par la droite radicale et l extrême droite, s ouvre au bloc central. C est d abord le cas du Premier ministre, qui accède au podium. Sébastien Lecornu gagne trois points et atteint 29 % de popularité, dont 9 % de soutien : il devient la personnalité la mieux classée hors Rassemblement national. Il est surtout la personnalité préférée des électeurs d Emmanuel Macron en 2022, avec 72 % d opinions favorables dont 34 % de soutien, devant Édouard Philippe (68 %) et le chef de l État lui-même (66 %). La note donnée à son action progresse à 3,3 sur 10 (+0,2), son meilleur niveau. Deux autres figures du bloc central l accompagnent dans cette remontée. Édouard Philippe gagne quatre places (5e, 26 %, +2) et Gérald Darmanin sept (6e, 25 %, +3), soit, avec le Premier ministre, les trois plus fortes progressions du baromètre. Le mouvement inverse touche l aile la plus droitière du classement : Sarah Knafo perd sept places (12e, 23 %, -2), Éric Ciotti cinq (13e, 23 %, -1) et Marion Maréchal une (4e, 26 %, -1). Seul Jean-Philippe Tanguy se maintient dans le haut du tableau (8e, 24 %, =). Le quatrième nom de ce top 8 est aussi la première personnalité de gauche du classement. Jean-Luc Mélenchon reste stable à 24 % de popularité, en septième position, et conserve le troisième meilleur score de soutien du baromètre (16 %), derrière Marine Le Pen et Jordan Bardella. Son niveau de rejet demeure le plus élevé de la gauche (61 %), ce qui confirme son profil de personnalité fortement soutenue dans son camp — 79 % d opinions positives chez ses électeurs de 2022, dont 66 % de soutien — mais clivante dans l ensemble de l opinion. On retrouve juste derrière d autres candidats officiels ou pressentis à l élection présidentielle de 2027. Bruno Retailleau (9e), François Ruffin (10e) et Dominique de Villepin (11e) sont ex aequo avec 24 % d opinions positives. Le président des Républicains devance sur le score de soutien (8 %) le député de la Somme (5 %), tandis que l ancien Premier ministre de Jacques Chirac ne dépasse pas les 3 % — mais conserve un profil singulier, puisqu il est la quatrième personnalité la plus appréciée des électeurs de Jean-Luc Mélenchon en 2022 (43 %). Deuxième à gauche, François Ruffin (24 %, +1) devance Raphaël Glucksmann (14e, 23 %, +2), qui signe la meilleure progression de son camp, puis Bernard Cazeneuve (15e, 22 %) et Fabien Roussel (16e, 22 %). Manuel Bompard recule d un rang (21e, 19 %, -1). Le Président de la République, enfin, se stabilise après le rebond de juillet. Sa popularité reste à 18 %, dont 8 % de soutien, mais la note donnée à son action recule à 2,4 sur 10 (-0,1). Il demeure la troisième personnalité la plus rejetée du baromètre, avec 67 %, derrière Sandrine Rousseau (71 %) et Laurent Wauquiez (70 ... Read More Source

07 août 2026 · Rapport · Cluster-17
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Archive · épinglés des semaines passées

Ce qui a déjà mérité votre temps.

Les textes sortis de « À la une » au fil des mises à jour. Rien ne disparaît — tout reste consultable.

57 publications archivées tri par date d'épinglage
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Robotique humanoïde · Cette révolution industrielle que les Européens refusent de regarder

Institut Thomas More · droite

30 juillet 2026 • Causeur • Analyse • Les robots chinois apprennent un métier plus vite que n’importe quels ouvriers, et travailleront demain pour un dollar de l’heure. Pendant ce temps, les Européens peaufinent leurs règlements, comptent sur une main-d’œuvre du XXᵉ siècle et découvriront sans doute cette nouvelle ère inquiétante une fois qu’elle sera terminée. Lire la suite L’article Robotique humanoïde · Cette révolution industrielle que les Européens refusent de regarder est apparu en premier sur Institut Thomas More .

Étude
Publié 31 juil. 2026
Épinglé 04 août 2026
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Le néofascisme, un capitalisme d’État d’urgence ? [Podcast]

Contretemps · extrême gauche

"Celui qui ne veut pas parler du capitalisme devrait se taire à propos du fascisme". Cet aphorisme du philosophe Max Horkheimer livre à la fois une vérité fondamentale et un programme de travail. C'est ce programme dont Ugo Palheta discute dans ce nouvel épisode de son podcast "Minuit dans le siècle" avec Romaric Godin, journaliste économique à Mediapart, autour de son dernier livre : "Le problème à trois corps du capitalisme", publié récemment aux éditions La Découverte. L’article Le néofascisme, un capitalisme d’État d’urgence ? [Podcast] est apparu en premier sur Contretemps .

Étude
Publié 01 août 2026
Épinglé 04 août 2026
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Ceuta : anatomie d’une crise

IRIS · centre

Les 30 et 31 juillet, un afflux important de migrants est entré dans l’enclave espagnole de Ceuta. Environ 50 000 à 60 000 personnes, majoritairement des hommes, dont de nombreux mineurs, ont traversé la frontière à la nage depuis la ville de Fnideq. Cet afflux d’une ampleur inédite a provoqué une crise humanitaire et diplomatique. Si la situation a été maîtrisée rapidement et que la majorité des personnes ont été reconduites au Maroc, plusieurs personnes ont perdu la vie lors de cette traversée. Située sur le continent africain, à la frontière avec le Maroc et à une quinzaine de kilomètres des côtes espagnoles, Ceuta est un territoire sous souveraineté espagnole, mais revendiquée par le Maroc. Cette situation réanime le débat autour de l’enclave et des relations entre l’Espagne et le Maroc. Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a été critiqué pour son manque de communication face à cette crise et certains pays européens, comme l’Italie et le Danemark, sont même allés jusqu’à remettre en question les accords de Schengen sur la libre circulation des personnes. Ces prises de position interrogent sur la solidarité européenne pourtant prônée par ces pays sur les questions des gestions des migrations. L’Espagne cherche à préserver ses relations diplomatiques avec le Maroc, les deux pays ayant signé un traité d’« amitié, de bon voisinage et de coopération » en 1991. De même, cette volonté de maintenir le dialogue est importante puisque l’Espagne, le Maroc et le Portugal organiseront conjointement la Coupe du monde de football masculine en 2030. Comment expliquer l’afflux d’un aussi grand nombre de personnes vers l’enclave de Ceuta ? En quoi cette crise révèle-t-elle des difficultés plus profondes de la société marocaine ? Dans quelle mesure cette situation peut-elle affecter les relations entre l’Espagne et le Maroc ? L’article Ceuta : anatomie d une crise est apparu en premier sur IRIS .

Rapport
Publié 03 août 2026
Épinglé 04 août 2026
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Chine et États-Unis : divorce impossible

IRIS · centre

La Chine a longtemps été présentée comme la future première puissance économique mondiale, notamment grâce à sa forte capacité d’innovation dans les nouvelles technologies, susceptible de lui permettre de dépasser les États-Unis. Toutefois, elle est aujourd’hui confrontée à un déclin démographique qui pourrait freiner ses perspectives de croissance. À l’inverse, les États-Unis bénéficient d’une dynamique démographique plus favorable à leur économie, en partie grâce à l’immigration. D’autres facteurs pourraient également influencer l’évolution du rapport de force entre les deux puissances, tels que leurs capacités d’innovation, leur adaptation au changement climatique, leurs choix politiques ou encore leur influence régionale. Malgré les tensions, les économies chinoise et américaine restent fortement interdépendantes, ce qui rend plus probable un scénario de rivalité durable qu’un affrontement direct. La Chine est-elle en mesure de dépasser la puissance américaine ? Comment les deux pays se préparent-ils aux conséquences du changement climatique sur la sécurité alimentaire et la production agricole ? Les relations sino-américaines évoluent-elles vers une concurrence durable ou vers un affrontement direct ? À l’occasion de la sortie du Déméter 2026 , Jean-François Di Méglio, président du conseil d’orientation d’Asia Centre, répond à nos différentes questions : Dans quelle mesure le déclin démographique de la Chine pourrait-il affecter son économie et sa capacité à rivaliser avec les États-Unis ? Comment les États-Unis et la Chine se préparent-ils aux conséquences du changement climatique sur la sécurité alimentaire et la production agricole ? Quels sont les scénarios les plus plausibles pour l évolution des relations sino-américaines ? L’article Chine et États-Unis : divorce impossible est apparu en premier sur IRIS .

Rapport
Publié 24 juil. 2026
Épinglé 28 juil. 2026
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Situation de l’Ukraine et de quelques autres théâtres

Institut Thomas More · droite

26 juillet 2026 • Desk Russie • Analyse • Malgré les dommages produits par les frappes ukrainiennes en profondeur, Vladimir Poutine n’a pas l’intention d’arrêter la guerre. Pour cette raison, l’Ukraine doit être soutenue avec le maximum de moyens et dans la durée par ses alliés européens. C’est de cette manière que le scénario d’une Lire la suite L’article Situation de l’Ukraine et de quelques autres théâtres est apparu en premier sur Institut Thomas More .

Étude
Publié 26 juil. 2026
Épinglé 28 juil. 2026
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Carlo Ginzburg et la tradition antifasciste

Contretemps · extrême gauche

Carlo Ginzburg, décédé le 17 juin dernier, est le pionnier le plus connu de la microhistoire, celle qui étudie les transformations sociales par le bas. Comme le montre dans ce texte l’historien Marco Bresciani, son approche a été profondément marquée par l'expérience du fascisme au sein de sa famille et par les traditions antifascistes rivales qui ont façonné la société italienne d'après-guerre. L’article Carlo Ginzburg et la tradition antifasciste est apparu en premier sur Contretemps .

Étude
Publié 27 juil. 2026
Épinglé 28 juil. 2026
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De la voiture de fonction à la rénovation de fonction : et si l’employeur devenait un acteur de la protection climatique de ses salariés ?

Fondation Jean-Jaurès · gauche

L intensification des vagues de chaleur extrêmes et la multiplication des nuits tropicales à l été 2026 rappellent une évidence : impossible de travailler sans dormir. Cette question dépasse le seul confort individuel. Elle concerne l entreprise en tant qu employeur, et touche l ensemble de la société. Dans cette note, Benoît Calat ayud, codirecteur de l Observatoire de la transition énergétique et sociale de la Fondation, Rodolphe Deborre, directeur innovation et renaissance écologique pour le groupe Rabot Dutilleul, et Julien Dossier, fondateur de Quattrolibri et auteur de Renaissance écologique (Actes Sud), plaident pour que les entreprises s impliquent dans le financement des travaux de rénovation de leurs salariés. Quand les canicules font « FLIP » (qu elles sont plus Fréquentes, plus Longues, plus Intenses et plus Précoces), elles prouvent que l’isolation des logements est un flop : la chaleur s’accumule dans les bouilloires thermiques, ce qui fragilise les organismes, aggrave les inégalités, fait chuter la productivité et peut représenter un danger mortel. Rénover est indispensable. Une couverture de survie, un climatiseur d appoint ou un ventilateur relèvent de mesures palliatives nécessaires mais non suffisantes. Les coupures d’électricité en période de canicule rappellent qu’il est dangereux de miser sur la seule climatisation. Rénover est prioritaire : c’est un des rares exemples d’« adaptation atténuatrice », une catégorie de mesures qui permettent de coupler adaptation (lutter contre l’effet « bouilloire thermique ») et atténuation (lutter contre l’effet « passoire thermique »). Rénover est critique : travailler sans dormir, c’est impossible, notamment pour les personnels qui doivent prendre leur poste pour assurer la continuité des services publics ou des fonctions essentielles de notre société – éboueurs, brancardiers, infirmiers, pompiers, médecins, maraîchers, boulangers, enseignants, gendarmes, policiers, élus, entre autres. Cette question dépasse le seul individu. Elle concerne l entreprise en tant qu employeur, elle bénéficie à l ensemble de la société, elle justifie l action publique et impose donc de surmonter les obstacles qui freinent la rénovation : comment permettre à des personnels souvent modestement payés, parfois précaires, de financer des travaux de rénovation, qu ils soient propriétaires ou locataires ? comment arbitrer entre les nombreuses options de travaux proposées, entre gain en factures et gain en confort, à budget contraint ? comment enfin surmonter la défiance née de rénovations mal réalisées et se prémunir des arnaques, malheureusement bien documentées dans ce secteur ? Cette note montre qu un dispositif de rénovation de fonction, sur le modèle de la voiture de fonction, pourrait apporter une réponse concrète à ces trois obstacles, en s appuyant sur des expériences déjà réussies dans plusieurs entreprises françaises. Comment fonctionnerait la rénovation de fonction ? Le principe est simple : un soutien de l employeur à la rénovation du logement permet de réduire le reste à charge de ses salariés, un soutien comparable à ce que représente aujourd hui la voiture de fonction dans la politique de rémunération des entreprises. Ce dispositif présenterait plusieurs avantages cumulés : pour le salarié , ce serait avant tout une amélioration des conditions de vie : un meilleur état de santé grâce à une meilleure qualité de repos en période caniculaire (et, le cas échéant, de meilleures conditions de télétravail). Ce serait en outre un investissement rentable : une moindre ponction sur le revenu disponible pour se chauffer en été / se rafraîchir en hiver ; pour l entreprise , il s agirait d un avantage en nature, d un levier de fidélisation de ses personnels critiques, qui contribue à en faire un employeur responsable (et attractif), et d’un levier de productivité ; pour la société , le dispositif serait aussi un levier pour massifier les rénovations, en s appuyant sur la diffusion par de grands employeurs agissant comme tiers de confiance, en synergie avec l action de l État, des collectivités et de l Agence nationale de l habitat. La rénovation de fonction permettrait de surmonter plusieurs obstacles majeurs : restaurer la confiance des salariés dans le choix des travaux et la sélection des artisans , grâce au référencement des professionnels, à un accompagnement et à une contre-expertise que l employeur peut proposer ; réduire le coût de la rénovation , grâce à des achats groupés, qu il s agisse de solutions de long terme comme l isolation, les fenêtres ou les volets, ou de solutions d urgence pour les périodes de canicule comme le blanc de Meudon, les ventilateurs ou les rideaux réfléchissants. La contribution de l employeur complète les aides publiques existantes. Elle ne saurait toutefois s y substituer, ni servir de prétexte à une baisse des aides à la rénovation alors que ces politiques publiques restent sous-financées. Il faut en particulier éviter que ce dispositif ne crée une rupture d équité entre salariés selon que leur employeur soit ou non engagé sur ce sujet. Recevez chaque semaine toutes nos analyses dans votre boîte mail Abonnez-vous Une idée née du terrain, dans une entreprise de taille intermédiaire ancrée en région Cette proposition est née au sein de Rabot Dutilleul, une entreprise de taille intermédiaire du secteur du bâtiment implantée dans les Hauts-de-France, confrontée quotidiennement à la réalité des chantiers et des logements de ses collaborateurs. C est en observant l écart entre la générosité des politiques de véhicule de fonction et la quasi-absence de dispositifs équivalents pour le logement que l idée d un pendant consacré à la rénovation a émergé, avant de trouver un écho dans plusieurs travaux menés en parallèle sur le sujet. Des expériences déjà réussies, à différentes échelles d entreprise Ce sujet reste à ce jour un impensé des politiques publiques et des relations sociales dans l entreprise. Des initiatives isolées montrent pourtant sa faisabilité, à toutes les tailles d organisation : La Poste a inscrit dans son accord sur la politique sociale du logement 2025-2027 une bonification par l employeur des travaux réalisés par des postiers propriétaires de leur logement et éligibles aux certificats d économies d énergie, en lien avec sa filiale active sur ce marché ; Saint-Gobain a de son côté mis en place, dans le cadre de son engagement pour la rénovation énergétique, une prise en charge du reste à charge de plusieurs centaines de projets de rénovation globale portés par ses salariés, une fois déduites les aides MaPrimeRénov et les certificats d économies d énergie. Des expériences comparables existent aussi dans des entreprises bien plus petites : l opérateur d énergies renouvelables Valorem , qui compte moins de 500 salariés, a mis en place par son comité social et économique, en lien avec sa direction, un accord avec un prestataire tiers pour accompagner ses salariés dans des projets de rénovation énergétique et de solarisation de leur logement ; la structure de l économie sociale et solidaire Ressorts , qui compte une vingtaine de salariés et incube des projets de coopération pour la rénovation des logements, indique dans son rapport d impact avoir mis en place en 2025 un « ticket réno » prenant en charge le coût de l accompagnement par un prestataire Mon Accompagnateur Rénovation pour deux de ses salariés. Ces initiatives montrent qu aussi bien les grands groupes, publics ou privés, que les PME peuvent mettre en œuvre de tels mécanismes de soutien , même si les exemples disponibles concernent pour l instant surtout des acteurs déjà présents sur la chaîne de valeur de l énergie et de la rénovation, dotés de compétences internes en la matière. D autres briques existent déjà pour construire ce dispositif à plus grande échelle : Action Logement propose ainsi aux salariés propriétaires occupants un prêt à taux bonifié de 1,5%, plafonné à 10 000 euros, dédié aux travaux d amélioration de la performance énergétique de leur résidence principale, qui peut se cumuler avec MaPrimeRénov , l éco-prêt à taux zéro et les certificats d économies d énergie ; Par ailleurs, l Ademe a financé, dans le cadre de son appel à communs consacré à la résilience des territoires, des travaux réunissant Pouget Consultants, Ressorts et l avocate Pauline Maurus pour produire des ressources documentaires et contractuelles ouvertes, destinées aux chefs d entreprise et responsables des ressources humaines souhaitant mettre en place un tel mécanisme. Le terreau semble donc favorable à la diffusion et à la généralisation de ce type de dispositifs , y compris à son élargissement à des travaux de protection contre la chaleur d été qui ne sont pas encore couverts par les certificats d économies d énergie ni par MaPrimeRénov , sur la base d un cadre de travaux à définir en cohérence avec l Anah. Vers un verdissement plus large des avantages salariés Les avantages en nature font partie intégrante des stratégies de ressources humaines des entreprises : attractivité, employabilité, fidélisation des talents, reconnaissance des performances. Leur finalité dépasse la seule maximisation du profit ou de la rémunération des actionnaires, elle sert la bonne conduite et la réussite de l entreprise elle-même. Le sujet du logement pourrait y occuper une place bien plus importante qu aujourd hui. L essentiel des outils existants de soutien des employeurs sur le logement se concentre sur l accès au logement social et l accession à la propriété d un logement neuf privé. Renforcer les moyens d action au service des salariés propriétaires occupants qui souhaitent améliorer leur logement existant serait donc bienvenu, en priorisant les personnels des fonctions essentielles pour éviter que cette forme de mal-logement, faite d inconfort d été et d hiver, ne fragilise le bon fonctionnement de la société. Il faut aussi replacer ce levier de politique des ressources humaines dans une perspective plus large : celle d un projet de société, pas seulement de sociétés. Cela suppose de verdir l ensemble des avantages salariés, en commençant par mettre fin à ceux qui vont à l encontre des politiques publiques, en particulier les incitations fiscales dont bénéficient les grosses berlines de fonction, qu elles soient thermiques ou électriques. Rien ne justifie de soutenir par la fiscalité une privatisation des bénéfices et une socialisation des pertes. Plus largement, ce verdissement devrait cibler les principaux déterminants de la qualité de vie au travail et de la santé des salariés : l alimentation et l accès à l eau potable, le logement décent et habitable, la mobilité la plus active possible pour limiter les maladies cardiovasculaires liées à la sédentarité, et les facteurs de bonne santé mentale, en gardant à l esprit que la réponse à ces enjeux dépasse largement le seul cadre de l entreprise ou de l individu. Cette mise en cohérence entre politiques publiques et avantages salariés reste aujourd hui incomplète. Le régime fiscal des titres-restaurant ne conditionne toujours pas leur usage à un Nutri-Score, à un label biologique, à une origine locale ou à une empreinte carbone maximale, alors que les véhicules de fonction électriques bénéficient déjà d une fiscalité plus favorable que les véhicules thermiques. Cette dynamique de verdissement des avantages sociaux et fiscaux, déjà engagée pour la mobilité, gagnerait à s élargir aux actions d amélioration des logements. Quelle échelle d action pour changer d échelle ? Une question reste ouverte : à quel niveau ce type de soutien doit-il se mettre en place ? Au niveau de chaque entreprise, d une zone d activité regroupant des entreprises voisines, d un groupement d entreprises ou d une filière professionnelle entière ? Les mutualisations et coordinations entre acteurs peuvent créer de la valeur dès que le périmètre dépasse l individu et son seul employeur. Des solutions de mobilité décarbonée partagées, des achats groupés de travaux de rénovation ou une cantine de saison approvisionnée localement relèvent ainsi souvent de l engagement conjoint de plusieurs entreprises implantées à proximité les unes des autres. Conclusion La rénovation de fonction ne prétend pas se substituer aux politiques publiques de rénovation énergétique, sous-financées et déjà fragilisées. Elle peut en revanche en devenir un relais utile, à condition de rester un complément et non un prétexte au désengagement de l État . Les expériences de La Poste, Saint-Gobain, Valorem ou Ressorts montrent qu un tel dispositif est déjà à portée de main des entreprises volontaires, quelle que soit leur taille. Reste à lui donner un cadre plus lisible et incitatif pour qu il change d échelle, et à l inscrire dans une réflexion plus large sur le verdissement de l ensemble des avantages salariés. Recommandations Sur la généralisation du dispositif : créer un geste fiscal et social incitant les employeurs à abonder le reste à charge des travaux de rénovation de leurs salariés, en complément et non en substitution de MaPrimeRénov et des certificats d économies d énergie ; prioriser les salariés occupant des fonctions essentielles dans le déploiement de ce type de dispositifs, pour limiter les risques liés à l inconfort d été et d hiver sur des métiers déjà sous tension ; diffuser largement les ressources documentaires et contractuelles ouvertes issues des travaux financés par l Ademe, pour permettre aux PME sans expertise interne de mettre en place un dispositif de rénovation de fonction aussi simplement qu une politique de véhicule de fonction ; élargir, en lien avec l Anah, le périmètre des travaux éligibles aux mesures de protection contre la chaleur d été, aujourd hui absentes des dispositifs MaPrimeRénov et certificats d économies d énergie. Sur les garde-fous à poser : garantir que la contribution des employeurs ne serve jamais de prétexte à une baisse des aides publiques à la rénovation énergétique ; veiller à ce que la généralisation du dispositif ne crée pas une rupture d équité entre salariés selon que leur employeur soit ou non engagé sur le sujet, notamment via une incitation fiscale suffisamment large pour toucher les PME et pas seulement les grands groupes. Sur le verdissement des avantages salariés : mettre fin aux incitations fiscales bénéficiant aux véhicules de fonction les plus lourds et les plus polluants, qu ils soient thermiques ou électriques ; étendre la logique d éco-conditionnalité déjà appliquée à la fiscalité des véhicules de fonction électriques à l ensemble des avantages salariés, à commencer par les titres-restaurant et les dispositifs de soutien au logement. Sur l échelle d action à privilégier : encourager les mutualisations entre entreprises d une même zone d activité ou d une même filière professionnelle, pour organiser des achats groupés de travaux et un accompagnement partagé par des prestataires Mon Accompagnateur Rénovation. associer les collectivités territoriales à ces dynamiques inter-entreprises, pour adapter les solutions proposées aux contraintes propres aux zones urbaines, périurbaines et rurales. The post De la voiture de fonction à la rénovation de fonction : et si l employeur devenait un acteur de la protection climatique de ses salariés ? appeared first on Fondation Jean-Jaurès .

Rapport
Publié 23 juil. 2026
Épinglé 24 juil. 2026
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Glucksmann, ambiguïtés géopolitiques

IRIS · centre

Sans être encore officiellement candidat à l’élection présidentielle, Raphaël Glucksmann ne cache plus sa détermination à se présenter. Si son programme de politique étrangère reste à préciser, ses prises de position permettent déjà d’en distinguer les principales orientations : défense de la démocratie et des droits humains, fermeté face à la Russie et à la Chine, opposition à Donald Trump mais attachement à l’alliance avec les États-Unis. Cette ligne s’inscrit dans la filiation intellectuelle de son père, André Glucksmann, et dans une tradition occidentaliste, atlantiste et néoconservatrice. Son engagement passé en Géorgie, aux côtés d’un pouvoir pourtant critiqué par Amnesty International concernant la protection des droits humains, illustre les premières contradictions de son positionnement. Raphaël Glucksmann défend une diplomatie universaliste, mais celle-ci semble parfois s’appliquer à la carte. Très offensif sur les ingérences russes ou chinoises, il évoque beaucoup moins celles d’autres puissances, comme Israël. De même, très engagé dans la défense des droits humains s agissant des Ouïghours ou de l Ukraine, il apparait moins affirmé lorsqu’il est question des Palestiniens, de Gaza ou de la Cisjordanie. Entre héritage occidentaliste, atlantisme et volonté de s’inscrire dans une tradition de gauche, quelles seront les véritables orientations diplomatiques en cas d une candidature Glucksmann ? L’universalisme peut-il rester crédible lorsqu’il ne s’applique pas avec la même exigence à toutes les crises ? Mon analyse dans cette vidéo. L’article Glucksmann, ambiguïtés géopolitiques est apparu en premier sur IRIS .

Rapport
Publié 23 juil. 2026
Épinglé 24 juil. 2026
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Fiscalité record, déficit record et 10 milliards à trouver: le paradoxe belge au cœur de la bataille budgétaire

Institut économique Molinari · droite

L’article Fiscalité record, déficit record et 10 milliards à trouver: le paradoxe belge au cœur de la bataille budgétaire est apparu en premier sur Institut économique Molinari .

Note
Publié 23 juil. 2026
Épinglé 24 juil. 2026
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Loi d’urgence agricole : le retour du pire, sous couvert d’urgence

Greenpeace France · gauche

Depuis le début de son examen, la loi d’urgence agricole est présentée par le gouvernement comme un texte de simplification et de souveraineté. Mais à mesure que les débats avancent, une autre réalité apparaît : celle d’une loi qui répond surtout aux demandes des modèles agricoles les plus intensifs. Ce texte facilite le stockage de [ ] Cet article Loi d’urgence agricole : le retour du pire, sous couvert d’urgence est apparu en premier sur Greenpeace France .

Étude
Publié 02 juil. 2026
Épinglé 07 juil. 2026
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03 · Lectures croisées · nouveauté éditoriale

Une question.
Plusieurs bords.

↺ Lecture croisée 4 instituts · 3 bords

« Dans quelle mesure les tensions récentes dans le détroit d'Ormuz et la guerre Iran-Israël/États-Unis révèlent-elles des dynamiques géopolitiques contradictoires, et quels sont les risques d'escalade ou de sortie de crise ? »

R
Révolution Permanente
extrême gauche
Affrontements dans le détroit d'Ormuz : pourquoi Trump ne peut pas sortir de la guerre en Iran
La question du contrôle du détroit d'Ormuz est au cœur de cette nouvelle escalade alors qu'il est devenu le centre de gravité de la guerre, mais aussi d'un éventuel accord de paix. L'Iran entend capit…
J
Fondation Jean-Jaurès
gauche
Guerre et paix en Iran : le choc des rationalités
Échec ou réussite de la guerre de Trump et de son allié israélien menée en Iran ? La réponse ne pouvant être aussi binaire, Farid Vahid, codirecteur de l’Observatoire de l’Afrique du Nord et du Moyen-…
M
Institut Montaigne
centre
Guerre en Iran : États-Unis, de la légitime défense à la guerre punitive
Le mémorandum du 17 juin entre les États-Unis et l'Iran devait sécuriser la navigation sur le détroit d'Ormuz et mettre fin à la guerre : la reprise de la campagne de bombardement par les Américains d…
G
GRIP
centre
La Chine face à la guerre Iran–Israël (2025–2026) : Entre triangulation stratégique et limites de la puissance
La guerre opposant l’Iran à Israël et aux États-Unis depuis juin 2025/février 2026 constitue un révélateur des logiques structurelles qui sous-tendent la présence chinoise au Moyen-Orient. Loin de s’i…
⋯ La synthèse de Mistral

Les publications croisées révèlent une crise multidimensionnelle où se superposent des logiques conflictuelles et des tentatives de négociation. Le détroit d'Ormuz, pivot économique et militaire, est à la fois un enjeu de souveraineté pour l'Iran, un théâtre d'affrontements indirects pour les États-Unis et Israël, et un terrain d'observation pour des puissances tierces comme la Chine, dont la stratégie de triangulation se heurte aux limites de son influence. Si les analyses divergent sur les responsabilités de l'escalade – entre riposte légitime, opération punitive ou calculs hégémoniques –, elles convergent sur un point : la fragilité des équilibres régionaux et l'absence de mécanisme crédible pour éviter une guerre ouverte. Les rationalités des acteurs, qu'elles soient économiques, sécuritaires ou idéologiques, semblent difficilement compatibles, laissant planer le risque d'un conflit prolongé ou d'une paix précaire, imposée par la force plutôt que négociée.

4 publications membres · classées gauche → droite
↺ Lecture croisée 3 instituts · 2 bords

« Quel est l'avenir de l'ordre géopolitique mondial face au déclin relatif des États-Unis et à l'émergence de nouvelles puissances comme la Chine ? »

L
Institut La Boétie
gauche
Les États-Unis entre déclin et impérialisme – colloque « La nouvelle géopolitique »
Samedi 27 juin, le département de relations internationales de l’Institut La Boétie organisait un colloque exceptionnel « La nouvelle géopolitique : la France, l’Europe et le monde » à l’UIC-P Espace…
I
IRIS
centre
Mélenchon veut une révolution géopolitique
Jean-Luc Mélenchon a prononcé, le samedi 27 juin, un discours d une heure lors d un colloque organisé par l Institut La Boétie sur le thème « La nouvelle géopolitique, la France, l Europe et le monde…
G
GRIP
centre
La Chine face à la guerre Iran–Israël (2025–2026) : Entre triangulation stratégique et limites de la puissance
La guerre opposant l’Iran à Israël et aux États-Unis depuis juin 2025/février 2026 constitue un révélateur des logiques structurelles qui sous-tendent la présence chinoise au Moyen-Orient. Loin de s’i…
⋯ La synthèse de Mistral

Les publications croisées révèlent une interrogation centrale sur la recomposition de l'ordre international, marquée par le déclin perçu des États-Unis et l'affirmation de la Chine. L'Institut La Boétie souligne la remise en cause du rôle historique des États-Unis comme garants du libre-échange, dans un contexte où la Chine s'impose comme puissance manufacturière et où les pays du Sud gagnent en influence. Jean-Luc Mélenchon, lors du même colloque, pousse cette analyse plus loin en annonçant une « révolution géopolitique » en cas d'arrivée au pouvoir, prônant une sortie de l'OTAN et un recentrage sur le droit international et l'ONU. L'IRIS et l'Institut La Boétie convergent sur le diagnostic d'un affaiblissement américain, mais Mélenchon y ajoute une dimension programmatique radicale. Le GRIP, quant à lui, nuance cette vision en analysant les limites de la puissance chinoise dans un conflit régional comme la guerre Iran-Israël, où Pékin peine à influencer les dynamiques sécuritaires malgré sa stratégie de triangulation. Ainsi, si le déclin américain semble acté pour ces think-tanks, les alternatives proposées divergent : multilatéralisme réformé pour les uns, rupture avec les alliances occidentales pour d'autres, tandis que la Chine reste un acteur clé, mais dont l'influence est contrainte par les réalités conflictuelles.

3 publications membres · classées gauche → droite
↺ Lecture croisée 2 instituts · 2 bords

« Dans quelle mesure la Coupe du monde 2026 a-t-elle été instrumentalisée par des logiques politiques et impérialistes, et quels en sont les impacts sur l'intégrité et les valeurs du football ? »

R
Révolution Permanente
extrême gauche
L'Espagne remporte un Mondial façonné par l'impérialisme mais traversé par les aspirations populaires
La victoire de l'Espagne a mis un terme à 39 jours d'effervescence sportive et populaire, traversés par des questions politiques profondes, l'omniprésence de Trump, les politiques xénophobes de son ad…
I
IRIS
centre
Trump et Infantino : Jusqu’au bout de la honte
La Coupe du monde 2026 s est achevée par une victoire de l Espagne sur l Argentine. Cette édition aura surtout été marquée par l omniprésence du pouvoir politique, de la puissance et de l argent. Jama…
⋯ La synthèse de Mistral

Les publications analysées convergent pour dénoncer une Coupe du monde 2026 marquée par une forte emprise politique et économique, notamment à travers l'omniprésence de Donald Trump et la complaisance de la FIFA. Si l'élargissement à 48 équipes a pu offrir une visibilité accrue à des sélections moins médiatisées, cette avancée est éclipsée par les dérives observées : décisions arbitraires, censures, détentions de personnalités sportives, et récupérations symboliques. La victoire de l'Espagne, perçue comme un symbole de résistance pour certains mouvements populaires, contraste avec les gestes de soumission des joueurs envers les figures du pouvoir, illustrant les paradoxes d'un événement où le sport peine à s'affranchir des intérêts géopolitiques. Les textes soulignent ainsi une compétition dont l'universalité affichée masque mal une soumission aux logiques impérialistes et médiatiques.

2 publications membres · classées gauche → droite
↺ Lecture croisée 3 instituts · 3 bords

« Quel est l'avenir de l'OTAN et des relations transatlantiques face à l'évolution de la stratégie américaine, notamment sous l'influence de Donald Trump ? »

R
Révolution Permanente
extrême gauche
L'OTAN à Ankara : les leçons du sommet
Sans ratifier de nouvelle donne stratégique, le sommet a surtout servi de point d'étape dans la course au réarmement tandis que l'impérialisme nord-américain, blessé par la défaite en Iran, est rattra…
I
IRIS
centre
OTAN : Trump impose sa loi
Le sommet de l’OTAN s’est achevé à Ankara dans une apparente unité, alors que les tensions et les craintes quant à l’avenir de l’Alliance n’ont jamais été aussi fortes. Trois grands vainqueurs se déga…
T
Institut Thomas More
droite
OTAN · Le fossé entre États-Unis et Europe est loin de n’être dû qu’à Donald Trump
7 juillet 2026 • Atlantico • Analyse • Grand redéploiement ou grand retranchement ? À la veille du sommet d Ankara, l administration Trump se montre écartelée entre deux doctrines incompatibles — la b…
⋯ La synthèse de Mistral

Les publications croisées révèlent une Alliance atlantique en pleine mutation, marquée par des tensions structurelles et des repositionnements géopolitiques. Sous l'impulsion de Donald Trump, les États-Unis semblent osciller entre un désengagement progressif en Europe et une volonté de transférer davantage de responsabilités aux alliés européens, tout en maintenant une influence dominante. Ce flottement stratégique, amplifié par les contradictions internes de l'administration américaine, place l'Europe dans une position délicate, entre soumission aux exigences de Washington et recherche d'une autonomie accrue. Le sommet d'Ankara a ainsi illustré ces dynamiques, avec des avancées symboliques pour l'Ukraine et une unité de façade, masquant mal les fractures profondes. Les enjeux financiers et militaires, ainsi que les dossiers sensibles comme le Groenland ou la Syrie, cristallisent ces divergences, tandis que la montée des rivalités avec la Chine redéfinit les priorités américaines. L'OTAN apparaît ainsi comme un miroir des rapports de force contemporains, où les intérêts nationaux et les alliances historiques s'entrechoquent.

3 publications membres · classées gauche → droite
↺ Lecture croisée 2 instituts · 2 bords

« Dans quelle mesure les récentes victoires électorales des droites en Amérique latine reflètent-elles une tendance continentale ou des dynamiques politiques locales complexes ? »

R
Révolution Permanente
extrême gauche
« Trumpisation » de l'Amérique Latine ? Gouvernements de droite, rapports de forces et lutte des classes
Avec Fujimori au Pérou et De la Espriella en Colombie, qui s'ajoutent aux Kast, aux Milei et autres gouvernements de droite, on parle d'une carte qui glisse vers la droite. Mais derrière le récit de l…
I
IRIS
centre
En Colombie et au Pérou, la victoire des droites et ses limites
À télécharger Lire la note d actualité (PDF) Deux nouvelles élections présidentielles, en Colombie et au Pérou , confirment l’essor des droites radicales en Amérique latine. Dimanche 21 juin 2026,Abel…
⋯ La synthèse de Mistral

Les récentes élections présidentielles en Colombie et au Pérou, marquées par des victoires serrées des droites radicales, alimentent un débat sur l’évolution politique de l’Amérique latine. Si certains y voient une « trumpisation » du continent, d’autres soulignent la fragilité de ces succès, obtenus dans un contexte de polarisation extrême et de crises institutionnelles. Les résultats, souvent décidés par des marges infimes, révèlent moins une adhésion massive aux projets de droite qu’un rejet des gouvernements sortants ou une fragmentation des forces progressistes. Par ailleurs, la persistance de mouvements sociaux, comme en Bolivie, suggère que ces victoires électorales ne signifient pas nécessairement une stabilisation durable des rapports de force. La question reste ouverte : s’agit-il d’un tournant idéologique ou d’une séquence marquée par l’instabilité et la contestation ?

2 publications membres · classées gauche → droite
06 · Méthodologie · le filtre LLM curatif

Comment on choisit.

01

Le scrape passif, toutes les nuits

Chaque nuit, le pipeline interroge les flux RSS et les pages de publication des instituts suivis. Tout ce qui est nouveau atterrit dans une file brute — environ 80 documents par nuit.

02

Le filtre LLM curatif

Un modèle relit chaque publication, extrait le sujet, le format, la taille, et écarte les contenus trop courts ou trop périphériques (newsletters, événements, billets internes). Restent en moyenne 12 documents par nuit.

03

L'épinglage hebdo

Chaque semaine, deux journalistes AFK relisent les documents retenus, en épinglent jusqu'à trois (« À la une »), et identifient les questions qui méritent une lecture croisée — vérification manuelle des angles.

i
Important · le classement n'est pas un jugement

Le placement gauche–droite reflète la ligne éditoriale assumée par chaque institut — ce qu'ils écrivent, qui les finance, à qui ils parlent. Il ne préjuge pas de la rigueur des travaux : on lit chaque institut avec la même attention critique. Lire tout, croire personne, mesurer toujours.