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Pipeline · 10 h 10 Sam. 26 septembre · N° 0650
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25 instituts suivis · curation LLM nocturne
Idées · 25 instituts · 3 hors-axe · curation LLM

Notes, rapports,

sondages.

Les think-tanks, fondations et instituts de sondage publient des centaines de pages chaque semaine — AFK suit, classe par sensibilité politique, et fait remonter ce qui vaut le coup. De l'extrême gauche à l'extrême droite, on lit tout — on signale d'où parle qui.

01 · Spectre politique · 25 instituts classés

On dit d'où parle qui.

Les instituts sont placés sur un axe gauche–droite, les instituts de sondage classés à part. Le placement est fait par la rédaction AFK, à partir de la ligne éditoriale assumée par chaque institut — il ne préjuge pas de la rigueur des travaux.

Hors-axe · instituts de sondage
CL
Cluster17
14 pubs
EL
Elabe
27 pubs
IF
IFOP
85 pubs
← Extrême gauche
Extrême droite →
RP
Révolution Permanente
extrême gauche · 837/sem
Contretemps
extrême gauche · 85/sem
CO
AF
ATTAC France
extrême gauche · 57/sem
Amnesty International France
gauche · 24/sem
AI
FJ
Fondation Jean-Jaurès
gauche · 150/sem
Greenpeace France
gauche · 10/sem
GF
IL
Institut La Boétie
gauche · 18/sem
Institut Rousseau
gauche
IR
OF
Oxfam France
gauche · 42/sem
The Shift Project
gauche · 5/sem
TS
GR
GRIP
centre · 37/sem
Institut Jacques Delors
centre · 34/sem
IJ
IM
Institut Montaigne
centre · 90/sem
IRIS
centre · 179/sem
IR
TN
Terra Nova
centre · 14/sem
WWF France
centre
WF
GE
GenerationLibre
droite · 2/sem
Institut des Libertés
droite · 22/sem
ID
IÉ
Institut économique Molinari
droite · 25/sem
Institut Thomas More
droite · 75/sem
IT
II
Institut Iliade
extrême droite · 30/sem
Polémia
extrême droite · 90/sem
PO
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Révolution Permanente
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Contretemps
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ATTAC France
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Amnesty International France
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Fondation Jean-Jaurès
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Greenpeace France
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Institut La Boétie
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Institut Rousseau
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Oxfam France
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The Shift Project
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Institut Jacques Delors
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Institut Montaigne
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Terra Nova
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WWF France
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GenerationLibre
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Institut des Libertés
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Institut économique Molinari
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Institut Thomas More
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Institut Iliade
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Polémia
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Curation rédactionnelle · classement par ligne éditoriale assumée · positions revues chaque trimestre
02 · À la une · épinglés par la rédac

Trois textes qui méritent votre temps.

Notes longues, rapports denses, démonstrations chiffrées — pris en charge par la rédaction AFK. On lit tout, on signale ce qui vaut le coup.

Épinglés par la rédac · 3 places maximum
A
Amnesty International France
gauche
★ Épinglé · Rapport

Conflit au Moyen-Orient : à Téhéran, des quartiers décimés par Israël et les États-Unis

En mars 2026, les attaques américaines et israéliennes contre l’Iran ont fait des dizaines de morts et de blessé · es parmi les civil · es. Nous avons enquêté sur une série de frappes entre le 1 er et le 13 mars. Alors que les hostilités reprennent entre les États-Unis et l Iran, nous appelons à la mise en place d’une enquête indépendante et transparente pour déterminer de possibles graves violations du droit international humanitaire, y compris des crimes de guerre. Israël et les États-Unis avaient annoncé cibler uniquement les forces armées du régime iranien. Pourtant, entre le 1 er et le 13 mars 2026, leurs frappes ont causé la mort d’au moins 41 personnes et fait des dizaines de blessé·es parmi la population civile dans plusieurs quartiers de Téhéran. En cause ? L’utilisation d’armes explosives à large impact lors d’attaques à Resalat, Niloufar et Javadieh, des quartiers résidentiels et densément peuplés de la ville. Pourtant, aucune alerte n’avait été donnée par les armées israéliennes et américaines aux populations civiles avant les frappes. Le nombre de victimes civiles, l ampleur des destructions, le moment choisi pour les attaques, et l absence d alertes préalables soulèvent de sérieuses questions quant aux possibles manquements de la coalition à ses obligations en vertu du droit international humanitaire. Aujourd’hui, les populations civiles sont toujours en première ligne du conflit au Moyen-Orient. Le 1 er septembre 2026, les États-Unis ont de nouveau ciblé l’Iran dans la province d’Hormozgan, faisant plusieurs victimes civiles. L’Iran a répondu par des représailles contre le Jordanie, le Koweït et le Bahreïn. Nous renouvelons nos appels à mettre en place un cessez-le-feu durable dans la région et demandons la mise en place d’enquêtes indépendantes et impartiales pour déterminer les possibles violations du droit international humanitaire, voire les crimes de guerre, commis durant ce conflit. Comment avons-nous enquêté ? Dans cette nouvelle enquête, nous avons analysé 60 vidéos. Nous avons passé en revue les déclarations officielles des autorités iraniennes, américaines et israéliennes. Nous avons également interviewé deux personnes. Nous avons écrit aux autorités américaines et israéliennes le 17 juillet et aux autorités iraniennes le 31 juillet. Nous n’avions toujours reçu aucune réponse le jour de la publication de notre enquête. « Toute la rue était en sang » : à Niloufar, des attaques meurtrières 1 er mars 2026, Téhéran. Aux alentours de 21h, des frappes américaines et israéliennes ciblent la place Niloufar, située dans le centre de la ville. À cette heure, les restaurants et les cafés sont bondés dans le quartier. C’est la station de police 104 Abbas Abad qui est visée, d’après les informations officielles et les médias iraniens. Mais l’attaque cause une déflagration dans toute la zone. Au moins 20 personnes perdent la vie Avant l’attaque, des dizaines de personnes étaient assises devant le café sur la place. Toutes les boutiques étaient ouvertes… Quand la station de police a été touchée, ceux qui étaient assis sur le trottoir devant les cafés ont été tués. Toute la rue était en sang. Propriétaire d’une boutique interviewé par le journal Etemad Online Kiana, une journaliste qui s’est rendu sur place peu après l’attaque, nous a confié qu’entre 15 et 20 immeubles avaient été gravement endommagés pendant l’attaque : « C était horrible. L ampleur des dégâts était considérable et s étendait bien au-delà de la place. Les maisons aux alentours avaient explosé. Toutes les portes et fenêtres avaient été arrachées. Tout s était effondré. Les murs s étaient écroulés. […] Certains bâtiments étaient des commerces, d’autres des habitations. De nombreux citoyens ordinaires ont été tués « Les vidéos et images satellites que nous avons vérifiées confirment ces témoignages. On y voit le commissariat effondré, tandis que des secouristes déblayent les décombres au milieu d incendies toujours en cours . D’autres mettent en évidence les dommages causés aux alentours de la station de police, dans un rayon de 100m. © 2026 Planet Labs PBC L image satellite du 5 juin 2025 (à gauche) montre la station de police et les alentours. Le 5 avril 2026, l image satellite (au milieu) montre la zone détruite, soulignée par un cercle jaune. Le 10 mai 2026, l image satellite (à droite) montre la zone qui a été déblayée en rouge. Zone qui s étend largement au-delà de la zone fortement dévastée, suggérant que d autres bâtiments ont été très impactés et ont été déblayés durant le nettoyage La police est-elle protégée par le droit international humanitaire ? Le droit international humanitaire considère les policiers comme des civil·es, à moins qu’ils ne soient intégrés aux forces armées ou qu’ils ne participent directement aux hostilités. En Iran, les forces de police font partie de la structure plus large des forces armées. Par conséquent, les commissariats de police peuvent être considérés comme des objectifs militaires. Bien que les États-Unis et Israël aient annoncé en mars 2026 avoir mené des frappes contre des cibles du « régime » à Téhéran, aucun des deux pays n’a confirmé avoir mené ces trois attaques spécifiques. À Resalat, une famille entière décimée Huit jours après les attaques de Niloufar, c’est le quartier de Resalat qui est ciblé. Vers 14h30, une frappe touche une infrastructure située dans la rue de Jajroudi. Elle appartient aux Bassij, une force paramilitaire composée d’hommes et de femmes placé·es sous le contrôle des Gardiens de la révolution islamique iranienne. D’après les informations recueillies par la journaliste Kiana auprès des résidents et des secouristes de la Croix-Rouge, des équipements militaires des forces Bassij y étaient stockés. Mais comme Niloufar, le quartier de Resalat, situé à l’est de Téhéran, est aussi densément peuplé. Les frappes causent d’importants dommages aux maisons et boutiques environnantes. Plusieurs vidéos confirment les dégâts considérables causés aux alentours des frappes. Les images satellites que nous avons analysées montrent clairement la destruction de 4 immeubles distincts : celui où sont situées les installations du Bassij, celui situé dans la rue Mina, et deux autres situés dans la rue de Jajroudi. © 2026 Planet Labs PBC L image satellite du 6 mars 2026 (à gauche) montre l infrastructure du Bassij et les bâtiments environnants dans le quartier de Resalat. Le 21 mars 2026 (à droite), l image satellite montre les quatre bâtiments impactés par les frappes. Selon les médias officiels et deux autres sources, trois des immeubles détruits étaient résidentiels. Nous n’avons pu confirmer ces informations que pour un seul d’entre eux. Selon Payam, témoin des conséquences immédiates des frappes, 13 personnes auraient perdu la vie dans cet immeuble. Une famille entière, et le concierge de l’immeuble. Toute la famille était dans le même immeuble. Il n’y avait pas de militaires, aucune personne connectée avec le gouvernement, personne d’important. Tous ceux qui vivaient dans cet immeuble était des civil·es ordinaires. Tout l’immeuble n’était habité que par des familles Payam, témoin direct des conséquences des frappes D’après Payam, certains corps étaient tellement fragmentés que des tests ADN ont été nécessaires pour pouvoir les identifier. Certaines familles ont même été contraintes d enterrer leurs proches alors que leurs dépouilles étaient incomplètes. À Javadieh, un quartier détruit Le 13 mars 2026, des frappes touchent cette fois le quartier de Javadieh, aux alentours de midi. Comme Resalat et Niloufar, le quartier est une zone densément peuplée de la ville de Téhéran. Les frappes ciblent la station de police Kalantri 117, dans la rue de Ghorbani. Mais les vidéos que nous avons pu analyser témoignent des impacts considérables causés aux alentours, dans un rayon de 50 mètres. Elles font 5 victimes parmi la population civile, des membres de la même famille, ainsi que des dizaines de blessé·es. © 2026 Planet Labs PBC L image satellite du 5 juin 2025 (à gauche) montre la station de police et les alentours. Le 5 avril 2026, l image satellite (au milieu) montre la zone détruite, soulignée par un cercle jaune. Le 10 mai 2026, l image satellite (à droite) montre la zone qui a été déblayée en rouge. Zone qui s étend largement au-delà de la zone fortement dévastée, suggérant que d autres bâtiments ont été très impactés et ont été déblayés durant le nettoyage Les images satellites confirment la destruction du poste de police et les habitations à proximité. Une photo prise juste après les attaques et publiée par les médias officiels iraniens montrent par ailleurs deux débris de métal cylindriques gisant par terre. D’après l’analyses de nos expert·es, il s’agit d’armes utilisées par les forces américaines et israéliennes. Stop à l’impunité Le 28 février 2026, Israël et les États-Unis lançaient des attaques dévastatrices sur l’Iran. Cinq mois plus tard, le 24 juillet, 1 469 civil·es avaient perdu la vie en Iran. Des centaines d’enfants comptent parmi les victimes. Dans le même temps, les attaques lancées par l’Iran dans la région du Moyen-Orient ont, quant à elles, causé la mort de 21 civil·es en Israël, 4 dans la bande de Gaza et au moins 29 dans les pays du Golfe. À lire aussi : 120 élèves tué·es par les frappes américaines en Iran : comment en est-on arrivé là ? La reprise des hostilités depuis le début du mois de septembre laisse craindre de nouvelles victimes parmi les civil·es. Alors que le président américain Donald Trump menace à nouveau de cibler des infrastructures civiles en Iran, nous réitérons nos appels à un cessez-le-feu durable dans la région. À lire aussi : Conflit au Moyen-Orient : l’urgence d’un cessez-le-feu durable dans toute la région Nous invitons par ailleurs l’Iran, les États-Unis et Israël à convoquer la Commission internationale d enquête humanitaire afin qu’elle mène des enquêtes sur les possibles graves violations du droit international humanitaire par toutes les parties, y compris contre les infrastructures énergétiques. Enfin, nous appelons le Conseil de sécurité de l’ONU et l’Assemblée générale des Nations unies à faire tout ce qui est en son possible pour assurer la paix, la sécurité, et la justice dans la région du Moyen-Orient. Dossier 30 avril, 2026 Iran : la population prise en étau entre la guerre et une répression brutale Voir la suite The post Conflit au Moyen-Orient : à Téhéran, des quartiers décimés par Israël et les États-Unis appeared first on AMNESTY FR .

08 septembre 2026 · Rapport · AMNESTY FR
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J
Fondation Jean-Jaurès
gauche
★ Épinglé · Rapport

Électro-puissance. Le choix français de la réindustrialisation et de la protection

Alors que les prix de l énergie demeurent au cœur des préoccupations des Français, la dépendance de la France au pétrole et au gaz constitue aujourd’hui un risque économique, social et géopolitique et le pays est en situation de vulnérabilité permanente. Mais cette dépendance est loin d être une fatalité puisque la France dispose d avantages stratégiques considérables : une électricité issue de sources bas-carbone, et une base industrielle dans les batteries, les pompes à chaleur, les véhicules électriques et l’éolien. Dans ce rapport, les auteurs identifient l’enjeu majeur pour notre pays : transformer cet avantage électrique en puissance économique, en électrifiant massivement les usages des ménages et des entreprises. Chiffres clés En 2026 : La décarbonation est le premier moteur de la réindustrialisation française et représente 168 272 emplois industriels . 95% de l’électricité française est décarbonée . Mais un paradoxe énergétique français subsiste avec : 13 millions de ménages qui chauffent leur logement au gaz ou au fioul et 38 millions d’automobilistes qui roulent au diesel et à l’essence ; 450 euros sont versés en moyenne par chaque ménage français aux États-Unis et à la Russie pour importer du pétrole et du gaz en 2025. D’ici 2032, faire de la France une électro-puissance a le potentiel de : Créer 3100 emplois industriels par mois en lien avec la décarbonation pour atteindre 354 778 salariés ; mettre à l’abri 8 millions de logements et 7millions d’automobilistes du pétrole et du gaz ; faire économiser jusqu’à 3120 euros par an aux ménages qui basculent vers un véhicule électrique et une pompe à chaleur. Table des matières Introduction Chiffres clés de la décarbonation en France en 2026 Note méthodologique Électrifier pour protéger Le paradoxe énergétique français Mettre les Français à l’abri des chocs énergétiques par l’électrification Électrifier pour moderniser l’industrie française Transformer l’avantage électrique en puissance économique Accélérer la réindustrialisation verte de la France Vagues de désindustrialisation, une fatalité française ? L’industrie verte, moteur de la réindustrialisation française Les bastions de l’industrie verte française La décarbonation comme outil de renaissance de l’industrie traditionnelle L’heure des choix stratégiques de l’électro-puissance Risque de revirement sur la décarbonation Les grands choix pour demain Conclusion Les auteurs Neil Makaroff est directeur et co-fondateur du think tank Strategic Perspectives. Tristan Beucler est analyste industrie du think tank Strategic Perspectives. Marin Gillot est analyste énergie du think tank Strategic Perspectives. La cartographie a été réalisée par Strategic Perspectives ( Audrey Elbaz ). Crédit photo de couverture : redtea. The post Électro-puissance. Le choix français de la réindustrialisation et de la protection appeared first on Fondation Jean-Jaurès .

09 septembre 2026 · Rapport · Aline Grange
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C
Cluster17
neutre
★ Épinglé · Rapport

2027 : Édouard Philippe domine un bloc central en quête d’unité

À sept mois de l’élection présidentielle, le bloc central apparaît en situation de fragilité dans l’ensemble de l’opinion. Seuls 24% des Français souhaitent qu’une personnalité de cet espace remporte l’élection et 29% seulement considèrent une telle victoire comme probable. Cette perception est loin d’être limitée aux électeurs extérieurs au bloc : parmi les électeurs Renaissance des européennes de 2024, 59% jugent une victoire probable, mais 34% la considèrent improbable. Chez les électeurs LR, le pessimisme est majoritaire : 37% seulement croient à une victoire du bloc central, contre 57% qui la jugent improbable. Cette fragilité nourrit une forte demande d’unification parmi les électeurs directement concernés. Dans l’ensemble de la population, 32% sont favorables à ce que Renaissance, le Modem, Horizons, l’UDI et Les Républicains présentent un candidat commun. Mais ce soutien atteint 84% chez les électeurs Renaissance et 52% chez les électeurs LR. Le même phénomène apparaît lorsqu’on teste l’organisation d’une primaire : 75% des électeurs Renaissance l’approuvent, tout comme 52% de ceux de LR. Autrement dit, la candidature commune et la primaire restent minoritaires dans l’ensemble de l’opinion, mais elles sont très largement soutenues dans le cœur électoral du bloc central et recueillent également une majorité parmi les électeurs de la droite traditionnelle. Les frontières de ce rassemblement restent cependant discutées. L’intégration de Reconquête à une éventuelle primaire est rejetée par 57% des Français. Surtout, elle met en évidence une nette différence entre les électorats Renaissance et LR : 84% des électeurs Renaissance y sont opposés, tandis que les électeurs LR sont beaucoup plus partagés, avec 49% favorables à l’intégration de Reconquête et 44% opposés. La perspective d’une coalition allant du centre jusqu’à la droite radicale ne constitue donc pas un prolongement naturel de l’union entre le centre et la droite classique. Dans cette configuration, Édouard Philippe dispose d’une certaine avance pour incarner le bloc central. 26% des Français le jugent le mieux placé pour le représenter à la présidentielle, contre 11% pour Gabriel Attal, 7% pour Thierry Breton et 5% pour Sébastien Lecornu. Mais son avantage apparaît surtout lorsqu’on observe les électorats concernés : il est cité par 45% des électeurs Renaissance et par 34% des électeurs LR. Parmi les électeurs d’Emmanuel Macron de 2022, il recueille 41%, devant Gabriel Attal à 26%. Et chez les électeurs de Valérie Pécresse, il atteint 45%, alors qu’Attal n’en recueille que 2%. Édouard Philippe apparaît ainsi comme la personnalité qui dispose aujourd’hui de l’assise la plus transversale entre le centre macroniste et la droite traditionnelle. Cette position se retrouve dans l’évaluation de ses qualités présidentielles. 44% des Français considèrent qu’Édouard Philippe possède les qualités nécessaires pour exercer la fonction de président de la République, devant Sébastien Lecornu (32%), Gabriel Attal et Thierry Breton autour d’un quart. Surtout, Philippe obtient 92% d’opinions positives chez les électeurs Renaissance et 61% chez les électeurs LR. Gabriel Attal atteint 78% chez Renaissance mais seulement 28% chez LR ; Sébastien Lecornu respectivement 73% et 44%. Le différentiel confirme que l’ancien Premier ministre est aujourd’hui celui qui parvient le mieux à dépasser le seul électorat macroniste. Le sondage met enfin en évidence la difficulté particulière de l’héritage macroniste. Si Emmanuel Macron soutenait explicitement un candidat en 2027, 43% des Français déclarent que cela leur donnerait moins envie de voter pour lui, contre seulement 3% davantage envie. Même parmi les électeurs LR, 45% indiquent qu’un soutien présidentiel aurait un effet négatif, contre aucun effet positif mesurable ; chez les électeurs Renaissance, en revanche, 16% y verraient un encouragement et 71% déclarent que cela ne changerait pas leur choix. Le sondage dessine donc un espace central et de droite conscient de sa fragilité et largement favorable à une réduction du nombre de candidatures. Mais derrière ce consensus sur l’unité apparaissent deux difficultés : la définition du périmètre de cette union, notamment vis-à-vis de Reconquête, et le choix de son incarnation. Sur ce second point, Édouard Philippe dispose aujourd’hui d’un avantage net, en particulier par sa capacité à réunir des soutiens à la fois dans l’électorat macroniste et dans celui de la droite traditionnelle. Retrouvez l ensemble des résultats ... Read More Source

09 septembre 2026 · Rapport · Cluster-17
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Archive · épinglés des semaines passées

Ce qui a déjà mérité votre temps.

Les textes sortis de « À la une » au fil des mises à jour. Rien ne disparaît — tout reste consultable.

70 publications archivées tri par date d'épinglage
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L’Etat d’esprit des Français pour la rentrée 2026

Elabe · neutre

7 Français sur 10 déclarent aller bien personnellement en cette rentrée 2026 69% des Français déclarent aller bien dont 60% assez bien et 9% très bien . A l’inverse, 31% affirment ne pas aller bien, dont 26% pas très bien et 5% pas bien du tout . Le bien être personnel des Français retrouve son niveau de 2024 (68%) et 2023 (69%), après une rentrée 2025 plus morose (59%). Le bien-être individuel dépend fortement de la situation financière : 87% des Français qui bouclent leurs fins de mois sans se restreindre déclarent aller bien ; à l’inverse, 56% des Français qui bouclent leurs fins de mois en se restreignant déclarent aller mal. Politiquement, les électeurs LR (79%) et Ensemble (77%) vont un peu mieux que les électeurs NFP (68%) et RN (64%). Mais la quasi-totalité des Français estiment que la France va mal, le pessimisme se stabilise à un très haut niveau 89% des Français estiment que la France ne va pas bien, dont 51% pas très bien et 38% pas bien du tout . A l’inverse, 10% estiment qu’elle va bien, dont 9% plutôt bien et 1% très bien . Le pessimisme se maintient au même niveau qu’à la rentrée 2025 (90%). Le pessimisme traverse toutes les catégories de populations, mais les 18-34 ans (78%) sont un peu moins alarmistes que les 50 ans et plus (95%). Politiquement, les électeurs RN sont les plus pessimistes (97%). Les Français sont inquiets face à la situation du pays, exaspération et colère complètent l’état d’esprit de rentrée La situation française actuelle inspire aux Français de l’inquiétude (63%), suivie plus loin par l’exaspération (41%), la colère (38%), la lassitude (29%), la peur (24%), la tristesse (21%) et la fatigue (20%). Le premier sentiment positif (l’espoir) est en 9ème position (sur 15), cité par 11%. Cet état d’esprit traverse toutes les catégories de populations et électorats, mais la colère (63%) et l’exaspération (54%) sont nettement plus cités par les électeurs RN. Chez les jeunes, la peur (32%) et la fatigue (31%) devancent l’exaspération (29%) et la colère (26%). Eté 2026: le dérèglement climatique (incendies, canicule, sécheresse) au cœur de l’actualité, la hausse des prix du carburant et le piratage de données fiscales ont marqué les esprits Parmi une liste de 19 événements survenus pendant l’été, ceux qui ont le plus marqué les Français sont les incendies (61%), les épisodes de canicule et de sécheresse (45%), la hausse des prix du carburant (44%) et le piratage de données (24%). Moins d’1 Français sur 5 cite : les guerres au Moyen-Orient (16%) et en Ukraine (14%), la crise migratoire à Ceuta (13%, particulièrement cité par les électeurs RN à 32%), la Coupe du Monde de football (13%), l’éclipse solaire (11%) et la candidature de Marine Le Pen (10%). Les incendies constituent l’événement le plus marquant de l’été dans toutes les catégories de populations et électorats, et est particulièrement cité par les habitants du Sud Ouest (73%) et les retraités (73%). La hausse des prix du carburant est particulièrement citée par les électeurs RN (63%), les employés/ouvriers (55%), et les habitants du rural (53%). A noter que les jeunes citent l’éclipse solaire (27%) et la coupe du monde (27%) quasiment au même niveau que les incendies (32%), la canicule (31%) et la hausse des prix du carburant (30%). Canicules, sécheresse et incendies : les Français accusent une mauvaise préparation mais sont partagés sur la gestion des événements Face aux épisodes de canicule, de sécheresse et d’incendies survenus cet été, 82% des Français estiment que la France s’est mal préparée, et 55% qu’elle a mal géré ces événements. Dans le détail, 44% pensent qu’elle s’est plutôt mal préparée et a plutôt mal géré ces événements, 38% pensent qu’elle s’est plutôt mal préparée mais les a plutôt bien gérés, 11% pensent qu’elle s’est plutôt bien préparée mais les a mal gérés, 7% pensent qu’elle s’est plutôt bien préparée et les a plutôt bien gérés. Le sentiment d’impréparation est ultra-majoritaire dans toutes les catégories de populations et électorats. Le sentiment de mauvaise gestion est majoritaire chez les électeurs RN (64%), (LR (60%) et NFP (59%) ; la majorité des électeurs du camp présidentiel estiment qu’ils ont été bien gérés (65%). Pouvoir d’achat : 8 Français sur 10 déclarent se serrer la ceinture, la pression recule très légèrement (-2) En cette rentrée 2026, 79% (-2 depuis mai 2026) des Français déclarent se serrer la ceinture (dépenses, train de vie, etc.), dont 53% un peu et 26% beaucoup . A l’inverse, 20% déclarent ne pas se serrer la ceinture. La pression sur le pouvoir d’achat concerne toutes les catégories de populations, mais les employés/ouvriers (90%) sont plus vulnérables que les cadres (59%). Le pouvoir d’achat, première priorité d’action adressée à l’exécutif, devant la sécurité, la dette et la santé Pour les Français, les priorités d’action dans les prochains mois pour Emmanuel Macron et le gouvernement de Sébastien Lecornu sont le pouvoir d’achat (48%), la sécurité (32%), la dette publique (29%), la santé (28%), l’immigration (27%), la lutte contre le dérèglement climatique et l’adaptation face à ses conséquences (24%), et les inégalités/injustices sociales (21%). Les autres thèmes ont été cités par moins de 20% des Français. Les priorités d’action sont très marquées politiquement : Les électeurs NFP citent le pouvoir d’achat (53%), la santé (38%), les inégalités/injustices sociales (41%), la lutte contre le dérèglement climatique (38%) Les électeurs Ensemble citent la dette (43%) et la lutte contre le dérèglement climatique (39%) Les électeurs LR citent le pouvoir d’achat (41%), la dette (42%) et la sécurité (37%) Les électeurs RN citent l’immigration (61%), le pouvoir d’achat (53%) et la sécurité (48%) A noter qu’en cette rentrée 2026, les jeunes placent l’éducation (35%), les inégalités/injustices sociales (29%) et l’emploi (28%) au même niveau que la sécurité (33%), le pouvoir d’achat (30%) et la santé (26%). _____________________ Téléchargez le rapport : L Etat d esprit des Français pour la rentrée 2026 Crédits image : Pexels @ThisIsEngineering L’article L’Etat d’esprit des Français pour la rentrée 2026 est apparu en premier sur ELABE .

Étude
Publié 26 août 2026
Épinglé 01 sept. 2026
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Trump, Orbán, Meloni : quand l’extrême droite s’en prend aux syndicats

Fondation Jean-Jaurès · gauche

Dans les États où l extrême droite a pris les commandes du pouvoir, la menace pesant sur les syndicats n est plus un sujet de débat mais est devenue une réalité concrète et brutale. Dans une étude portant sur les États-Unis, la Hongrie et l Italie, la Fondation Friedrich-Ebert et la Fondation Jean-Jaurès alertent sur ce risque d un recul sévère et global des droits et des libertés syndicales quand l extrême droite accède aux responsabilités. Table des matières Préface Jean Grosset , conseiller spécial du président de la Fondation Jean-Jaurès pour le dialogue social, et Adrienne Woltersdorf , directrice de la Fondation Friedrich-Ebert France États-Unis David Madland , chercheur et conseiller principal du projet American Worker Project au Center for American Progress (États-Unis) Hongrie Tibor T. Meszmann , chercheur principal à l’Institut d’études du travail d’Europe centrale (Central European Labour Studies Institute), à Bratislava (Slovaquie) Italie Emanuele Toscano , maître de conférences en sociologie au sein du département des sciences humaines de l’Università degli Studi Guglielmo Marconi de Rome (Italie) Préface Jean Grosset et Adrienne Woltersdorf Affaiblir les organisations syndicales, c’est réduire les possibilités de défendre des salariés, de contourner les négociations collectives et d’empêcher la conquête de nouveaux droits. C’est, pour le dire autrement, une attaque directe contre l’une de nos libertés fondamentales. C’est en cela que dire que les forces politiques d’extrême droite sont un danger pour le syndicalisme, tel que nous le défendons avec la Confédération européenne des syndicats (CES) ou la Confédération syndicale internationale (CSI), ne relève pas du procès d’intention mais du constat d’une réalité mesurable et vérifiable. Ainsi, dans les États où l’extrême droite a pris les commandes du pouvoir, la menace pesant sur les syndicats n’est plus un sujet de débat comme en France ou en Allemagne. Elle est devenue une réalité concrète et brutale. Le syndicalisme, à la place qui est la sienne en France, en Allemagne et en Europe, ne peut rester neutre face à un tel danger. Nous, la Fondation Friedrich-Ebert et la Fondation Jean-Jaurès, appelons donc toutes et tous à la réflexion et à l’action. Nous souhaitons alerter les travailleurs, les militants syndicaux et l’opinion publique sur la réalité de ces enjeux en publiant des analyses dédiées à la situation que rencontre factuellement le syndicalisme sous un pouvoir d’extrême droite. C’est naturellement que nous avons souhaité consacrer ces recherches aux États-Unis, à l’Italie et à la Hongrie (après seize années de gouvernement de Viktor Orbán). Nous avons souhaité traiter du fait syndical lui-même, c’est-à-dire des modifications apportées par ces gouvernements au fonctionnement des organisations syndicales de ces pays, ainsi qu’aux modifications profondes qu’ils ont opérées vis-à-vis de l’action syndicale. Nous avons posé quatre questions essentielles concernant le syndicalisme : quelles sont les restrictions du point de vue institutionnel ? quelles sont les restrictions du point de vue financier ? quelles sont les restrictions du point de vue juridique ou judiciaire ? quels sont les instruments de répression informelle ? La lecture des réponses livre un constat sans appel : celui d’un recul sévère et global des droits et des libertés syndicales. Cette régression, dont les formes et le périmètre varient selon les pays, suit toujours une logique cumulative : elle se traduit par une série de mesures touchant, à des degrés divers, aux règles de représentativité, aux droits et protection des délégués, à l’instrumentalisation d’organisations alignées sur le pouvoir, ou encore aux subventions publiques permettant aux syndicats d’exercer leurs missions. Partout, la négociation collective est mise à mal alors que des mesures de répression contre celles et ceux qui s’engagent dans l’action syndicale voient le jour sous différentes formes. La conjugaison de ces différentes mesures produit une transformation cohérente et profonde du cadre syndical, qui constitue une rupture par rapport aux régimes démocratiques. Ces quelques lignes confirment les résultats des travaux des deux fondations, notamment ceux dédiés aux valeurs de l’extrême droite comme l’étude L’extrême droite européenne contre les travailleurs . Ils confirment que les formations d’extrême droite ne sont pas des partis comme les autres, sur le plan non seulement des valeurs universelles et de l’égalité des droits, mais aussi du dialogue social et des droits sociaux. Dans la présente étude, nous insistons cette fois-ci sur les mesures réglementaires, juridiques, judiciaires, institutionnelles que prennent ces gouvernements d’extrême droite pour déstructurer, affaiblir, marginaliser le syndicalisme libre et indépendant. Ce qui est déjà à l’œuvre dans plusieurs pays est un avertissement sur les risques que représentent, en France, en Allemagne et ailleurs en Europe, les mouvements qui se réclament de ces mêmes orientations politiques. C’est pourquoi nous proposons que cette étude soit largement partagée et débattue si nécessaire dans les organisations syndicales afin que toutes et tous sachent dans quelle situation nous pouvons entrer lorsqu’il arrive un accident démocratique. La Fondation Friedrich-Ebert et la Fondation Jean-Jaurès se tiennent à la disposition des organisations syndicales et des responsables publics pour continuer de faire vivre, avec vous, la réflexion critique sur la défense des droits syndicaux, de la démocratie sociale et de nos libertés en Europe. The post Trump, Orbán, Meloni : quand l’extrême droite s’en prend aux syndicats appeared first on Fondation Jean-Jaurès .

Rapport
Publié 25 août 2026
Épinglé 01 sept. 2026
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Patrons et salariés : enrichissez-vous !

GenerationLibre · droite

Et si, plutôt que d’organiser le partage de la pénurie, la France retrouvait le chemin de l’enrichissement collectif ? En France, le débat économique continue trop souvent d’opposer patrons et salariés, capital et travail, profit et pouvoir d’achat. Génération Libre défend la conviction inverse : une entreprise qui prospère enrichit aussi ses salariés, ses clients, ses fournisseurs et les territoires dans lesquels elle se développe. Pourtant, notre modèle décourage aujourd’hui ceux qui travaillent, entreprennent et investissent. 47,2 % du coût du travail est absorbé par les impôts et cotisations ; les textes législatifs et réglementaires en vigueur représentent 48,8 millions de mots ; les entreprises peuvent prétendre à 2 267 dispositifs d’aide différents. Dans cette nouvelle note, Sacha Benhamou et Hugo Spring-Ragain proposent de rompre avec cette économie administrée autour de trois priorités : mieux rémunérer le travail, libérer l’entreprise et encourager l’investissement productif. Parmi les propositions : réduire de 20 % les cotisations salariales et de 10 % les cotisations patronales ; rendre davantage de liberté aux branches dans la fixation des salaires ; transformer le PEA en véritable « Livret A de l’investissement productif » ; imposer des sunset clauses aux nouvelles normes ; engager une vaste recodification du droit économique ; substituer un principe d’innovation au principe de précaution ; supprimer simultanément 150 milliards d’euros d’aides et d’impôts sur les entreprises ; rétablir un bouclier fiscal inférieur à 50 % et ramener le PFU à 25 %. Libérer l’entreprise, ce n’est pas défendre les patrons contre les salariés. C’est permettre à tous ceux qui travaillent, investissent et prennent des risques de participer davantage à la prospérité commune. TÉLÉCHARGER LE RAPPORT L’article Patrons et salariés : enrichissez-vous ! est apparu en premier sur GenerationLibre .

Rapport
Publié 24 août 2026
Épinglé 01 sept. 2026
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Exécutions extrajudiciaires à Gaza : les victimes du Hamas doivent obtenir justice

Amnesty International France · gauche

Déjà traumatisée par le génocide en cours, la population palestinienne de Gaza doit aussi endurer les homicides, les violences et la cruauté des forces du Hamas. Ces dernières années, les exécutions extrajudiciaires se multiplient. Nous appelons les autorités du Hamas à cesser immédiatement les massacres et les arrestations arbitraires. Le 1 er juillet 2026, un homme est exécuté en place publique à Gaza. Il est accusé d’espionnage pour le compte d’Israël. Depuis, des responsables de la branche armée du Hamas ont annoncé le lancement d’une campagne de « sécurité » à grande échelle, faisant craindre l’exécution de personnes soupçonnées de collaboration avec Israël. Et pour cause : entre août 2024 et janvier 2026, 249 cas d’exécutions extrajudiciaires et de graves violences ont été recensées par la Commission internationale indépendante des Nations unies chargée d’enquêter dans le Territoire palestinien occupé. Ces violences ont entrainé la mort d’au moins 108 personnes. Plus de la moitié de ces actes impliquait les forces affiliées au Hamas. Des exécutions souvent en pleine rue, filmées et relayées sur des pages liées au Hamas. Dans une nouvelle enquête, nous avons documenté neuf exécutions extrajudiciaires et un homicide illégal perpétrés par le Hamas, après l’annonce du cessez-le-feu avec Israël en octobre 2025 puis plus récemment, le 1 er juillet dernier. Nos observations rejoignent les conclusions de l ONU. La population de Gaza, déjà exposée à des souffrances inouïes en raison du génocide en cours depuis le 7 octobre 2023, doit aussi endurer les homicides et les violences des forces du Hamas. Des actes criminels commis en dehors de tout cadre légal et en toute impunité. La souffrance endurée par la population à Gaza est insoutenable. Nous appelons les autorités du Hamas à cesser immédiatement les massacres et les arrestations arbitraires. Les responsables des exécutions extrajudiciaires, des arrestations arbitraires et des actes de torture doivent rendre des comptes. Comment avons-nous enquêté ? Amnesty International a analysé et vérifié plusieurs photos et vidéos. Nous avons également recueilli le témoignage de 11 proches des personnes tuées et de deux personnels de santé. Enfin, nous avons analysé les déclarations des autorités du Hamas et les comptes Telegram de responsables de sa branche militaire et autres groupes armés affiliés. Nous avons partagé nos conclusions avec les autorités du Hamas en novembre 2025, puis adressé une demande de précisions en juillet 2026. Dans leur réponse, les autorités du Hamas affirment avoir ouvert des enquêtes, sans avancer plus de détails. Nous n’avons reçu toujours aucune réponse. Le massacre de la famille Dughmush 10 octobre 2025. Des forces affiliées au Hamas tentent d’expulser une famille d’un hôpital de campagne situé près d Al-Sabra, à Gaza. La famille Dughmush y avait trouvé refuge pour échapper aux frappes israéliennes. Elle est accusée par le Hamas d avoir pillé l hôpital et de s en être servi pour stocker des armes et des explosifs. Durant une semaine, la famille est encerclée par le Hamas. Pendant le siège, les forces du Hamas pillent, incendient et saccagent la zone. Quatre membres armés de la famille et un membre du Hamas sont tués durant l’affrontement. En parallèle, huit membres non armés de la famille Dughmush, accusés de collaboration avec Israël, sont exécutés. L’exécution est filmée et diffusée sur les réseaux sociaux. Les huit hommes de la famille y apparaissent dénudés. Ils présentent des signes de blessures. « Les huit hommes s’étaient rendus parce qu’on leur avait promis un procès équitable, mais ils ont été exécutés en public deux heures plus tard » nous a confié une proche de l’un des hommes exécutés. Des propos corroborés par deux autres résidents. Mon mari et mon fils ont, tous les deux, été exécutés. Mon fils a été torturé avant son exécution, on lui a cassé les ongles […] Mon mari était un homme bon et honorable qui a toujours résisté à l’occupation israélienne […] Je veux que tout le monde sache qu’il n’y a pas de collaborateurs dans notre famille, et ceux qui ont ordonné leur assassinat doivent être traduits en justice. Proche de l’une des victimes Quelques jours après les exécutions, des proches ont reçu des excuses d’officiels du Hamas. Certaines personnes avaient été tuées « par erreur ». Les autorités du Hamas nous ont déclaré avoir ouvert une enquête préliminaire. Selon nos informations, personne n’a été tenu pour responsable à ce jour. Hisham al-Saftawi, tué « accidentellement » par le Hamas Isham al-Saftawi aussi, a subi la cruauté et l’impunité des forces armées du Hamas. Le 17 octobre 2025, 30 hommes ont pénétré dans sa maison, située dans le camp de personnes réfugiées de Al-Bureij. Les individus s’identifient comme des membres des Brigades al-Qassam. Ils viennent l’arrêter. Isham al-Saftawi refuse de se soumettre à l’arrestation. Un homme lui tire dans le dos : « Qui t’a ordonné de le tuer ? ». Voilà ce qu’aurait asséné l’homme qui semblait être aux commandes du groupe à l’auteur du tir, nous a confié Najah al-Saftawi, la femme d’Isham présente lors du meurtre. Hisham succombera de ses blessures à l’hôpital, un jour plus tard. En réponse à Amnesty International, le Hamas a confirmé avoir lancé une enquête officielle. Et déclaré qu’il s’agissait d’un « meurtre accidentel », après qu’Hisham ait tenté de fuir alors qu’il était recherché pour des infractions pénales. À ce jour, la famille n’a toujours pas reçu les conclusions de l’enquête et personne n’a encore été tenu pour responsable. Son frère, Said al-Saftawi dit avoir perdu espoir : « On ne peut pas se fier au bourreau pour enquêter sur lui-même. Nous demandons une enquête indépendante, et ceux qui ont tiré sur mon frère ainsi que ceux qui ont ordonné son arrestation doivent rendre des comptes. » Nouvelle campagne d’exécutions Plus récemment, le 1 er juillet 2026, un homme a de nouveau été exécuté publiquement à Gaza. Il était accusé d’avoir révélé la localisation de membres haut placé des Brigades al-Qassam, dont le commandant Ezziddine al-Haddad. Une information qui aurait mené au meurtre de ce dernier et de nombreux autres civil·es palestinien·nes par l’armée israélienne. La vidéo de son exécution est relayée par des comptes de membres affiliés au Hamas. Quelques jours plus tard, des chaines Telegram associées aux membres des Brigades Al-Qassam annoncent avoir arrêté un autre informateur et promettent de l’exécuter dans les jours qui suivent. Ils promettent également que cette exécution sera le début d’une campagne de sécurité à grande échelle, faisant craindre de nouvelles exécutions. Des enquêtes indépendantes et impartiales doivent être menées sur tous les homicides survenus dans le cadre des affrontements armés entre le Hamas et la famille Dughmush, y compris ceux qui semblent avoir été commis en dehors de tout échange de tirs, ainsi que sur l’exécution en public des huit membres de la famille Dughmush. La famille d’Hisham al Saftawi doit également obtenir justice pour l’homicide illégal de cet homme Erika Guevara-Rosas, directrice générale de la recherche, du plaidoyer, des politiques et des campagnes à Amnesty International Des décennies d’impunité pour le Hamas Depuis la reprise de la bande de Gaza en 2007, le Hamas a systématiquement échoué à mettre en place des enquêtes indépendantes sur les violations des droits humains de ses forces armées. Jusqu’au début du génocide perpétré par Israël, les tribunaux de Gaza ont appliqué la peine de mort, souvent à l’issue de procès entachés de graves irrégularités. Exécutions extrajudiciaires, sanctions sommaires, restrictions à la liberté d expression , répression de l’opposition, intimidations , torture et d autres mauvais traitements… Pendant des années, Amnesty International a documenté nombre de violations perpétrées par le Hamas et ses groupes affiliés, en toute impunité. Malgré l’annonce de sa dissolution au sein du comité gouvernementale qui administre Gaza, le Hamas demeure entièrement responsable des violations commises par les entités sous son contrôle, à commencer par les Brigades Al-Qassam et le « Système de sécurité de la résistance”. Sur place, le génocide et les conditions de vie désastreuses imposées par Israël depuis le 7 octobre 2023 ont encore aggravé la situation et pavé le chemin vers l effondrement de l ordre public, la destruction du tissu social et la montée du chaos et de l anarchie. À lire aussi : La population palestinienne de Gaza victime d’un génocide Les forces israéliennes ont pris pour cible les structures traditionnelles chargées de l’application des lois et du système judiciaire ainsi que des membres de la police et des forces de sécurité. Cela, tout en armant et en soutenant des milices locales opposées au Hamas. Enfin, l’impunité du Hamas concerne aussi les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis le 7 octobre 2023 contre des civils israéliens, pour lesquels justice et réparation continuent à être exigées. À lire aussi : Attaques du 7 octobre 2023 : le Hamas et d autres groupes armés palestiniens responsables de crimes de guerre et crimes contre l’humanité Nos demandes Restaurer l’ordre public ne devrait jamais servir de prétexte pour commettre de graves violations des droits humains. Nous appelons les autorités du Hamas à cesser immédiatement les homicides illégaux et les arrestations arbitraires. Quant aux responsables des exécutions extrajudiciaires, des arrestations arbitraires et des actes de torture, ils doivent rendre des comptes. Et les victimes, obtenir justice et réparation. Par ailleurs, une fois de plus, nous appelons Israël à mettre fin au génocide en cours à Gaza ainsi qu’à l’apartheid et à l’occupation illégale du territoire palestinien. Israël doit assumer ses obligations en tant que puissance occupante, en assurant un accès à l’aide, aux biens et services essentiels dont la population a besoin. que fait amnesty international ? Amnesty International est un mouvement mondial qui réunit plus de 10 millions de personnes. À travers nos recherches et nos campagnes, nous contribuons à lutter contre les atteintes aux droits humains commises partout dans le monde. Notre organisation est impartiale et indépendante : notre financement repose entièrement sur la générosité du public. Soutenez notre indépendance Soutenez notre travail d enquête et d interpellation Faîtes un don The post Exécutions extrajudiciaires à Gaza : les victimes du Hamas doivent obtenir justice appeared first on AMNESTY FR .

Rapport
Publié 21 août 2026
Épinglé 23 août 2026
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Été caniculaire : Oxfam France alerte sur les conséquences méconnues de ces catastrophes climatiques et propose onze mesures pour protéger la France

Oxfam France · gauche

Une analyse inédite d’Oxfam France souligne les impacts de l’enchaînement des crises climatiques cet été en France. Si l’ensemble de la population souffre de l’été catastrophique, les canicules à répétition, les incendies dévastateurs et les pénuries d’eau sont particulièrement graves pour des personnes déjà vulnérables, comme le révèlent ces nouvelles données inédites. Oxfam France propose onze solutions d’urgence pour protéger la population de ces risques aggravés par le changement climatique, dont l’interdiction de louer des logements sans volets ou brasseur d’air. D’après les données les plus récentes analysées par Oxfam France, les feux de forêt ont déjà brûlé six fois plus de terres depuis le début de l’année par rapport à la moyenne des vingt dernières années*, les températures ont dépassé les 35 °C dix fois plus fréquemment par rapport à un été moyen des années 2000 à Paris*, 86 % des établissements scolaires ont été confrontés à au moins un épisode de vigilance rouge pour canicule en juin* et 99 des 101 départements sont concernés par des restrictions d’eau. Cet été n’est aucunement inattendu, car tous les indicateurs confirment que les catastrophes climatiques s’aggravent déjà depuis plusieurs années à cause du changement climatique. Sur les trois dernières années, déjà, les restrictions d’eau ont été deux fois plus fréquentes par rapport à la moyenne d’il y a encore dix ans *. Jusqu’à présent, cependant, tous les signaux d’alerte ont été ignorés, exposant la population à des catastrophes toujours plus destructrices et fréquentes. Face à l’inaction de l’Etat, Oxfam France propose aujourd’hui des mesures d’urgence pour protéger la population, dont l’interdiction de louer des logements dépourvus de volets ou de brasseurs d’air, l’interdiction de l’épandage de pesticides dans les zones de captage d’eau pour sécuriser l’accès à l’eau malgré les sécheresses à répétition et la fin des investissements dans les énergies fossiles pour toutes les entreprises françaises. L’inaction climatique creuse encore les inégalités, car les menaces sont particulièrement graves pour des personnes déjà vulnérables. Oxfam France révèle ainsi que parmi les logements existants, la part des passoires thermiques est plus de deux fois plus élevée dans les 10 % des communes les plus pauvres par rapport aux 10 % des communes les plus riches*. C’est pourquoi les canicules entraînent des conséquences profondément inégales : au cours de l’été dernier, par exemple, l’impact de la chaleur sur la mortalité était 31 % plus important dans les dix départements les plus pauvres par rapport aux dix départements les plus riches. Robin Ehl, chargé de campagne et de plaidoyer pour Oxfam France, dénonce : « Ni l’enchaînement de catastrophes, ni l’inaction préjudiciable du Gouvernement ne sont une fatalité. Aujourd’hui, Oxfam propose onze mesures concrètes qui peuvent immédiatement protéger la population. Le Gouvernement doit enfin agir, car la protection de la population n’est pas une option, mais un devoir. » Parmi les mesures présentées dans le plan d’urgence, Oxfam France propose un droit de retrait rémunéré dès que les températures sur le lieu de travail deviennent dangereuses pour la santé ou d’interdire la location de tous les logements dépourvus de volets ou de brasseurs d’air. Robin Ehl, s’indigne : « Personne ne souhaite de vivre un été comme nous sommes en train de le vivre. Pourtant, certains y travaillent avec acharnement : les émissions de gaz à effet de serre des plus riches et les grandes entreprises pétrolières continuent d’alimenter le changement climatique, et d’en tirer profits. Il faut urgemment accélérer la transition juste. » 11 mesures d’urgence d’Oxfam France Instaurer un droit de retrait rémunéré pour chaleur dangereuse sur le lieu de travail , dans des conditions négociées avec les partenaires sociaux. Interdire, dès 2027, la location de logements dépourvus de volets et de brasseurs d’air inadaptés aux canicules plus fréquentes, intenses et longues. Rénover tous les logements mal isolés avant 2035. Convertir des bâtiments publics en refuges de fraîcheur en commençant par les écoles et les hôpitaux. Garantir l’accès à l’eau , en commençant par préserver toutes les zones humides restantes et en interdisant l’épandage de pesticides dans les zones de captage d’eau potable. Renforcer les moyens de la Sécurité civile pour revenir a minima au niveau des années 2000, notamment grâce à l’acquisition des 1246 camions citernes feux de forêt perdus entre-temps et le recrutement massif de sapeurs·euses-pompiers·ières. Systématiser la prise en compte des conditions climatiques futures dans l’ensemble des politiques d’aménagement et d’urbanisme en conditionnant chaque révision à une prise en compte des conditions climatiques futures. Réduire progressivement les subventions publiques et avantages fiscaux favorisant les énergies fossiles qui atteignent autour de 20 milliards d’euros par an. Interdire le lobbying des entreprises des énergies fossiles. Développer massivement l’offre de transports publics grâce à au moins quatre milliards d’euros d’investissements supplémentaires par an. Mettre fin au financement de l’expansion des énergies fossiles en interdisant aux entreprises françaises et acteurs financiers français de financer de nouveaux projets d’extraction, de production ou d’infrastructures fossiles. Notes aux rédactions Le plan d’urgence, avec le détail des 11 mesures, est disponible en ligne . Les données marquées par un astérisque (*) reposent sur des analyses d’Oxfam France dont la méthodologie est expliquée dans la note méthodologique . En juillet 2026, Oxfam France a dénoncé la hausse spectaculaire des profits de six géants pétroliers dont les bénéfices devraient doubler au deuxième trimestre 2026 par rapport au deuxième trimestre 2025. En juin 2026, Oxfam France a publié un rapport alertant sur les conséquences du changement climatique sur la santé. Il souligne, entre autres, l’impact des fumées des feux de forêt sur la santé respiratoire et alerte sur le fait que l’impact de la chaleur sur la mortalité est encore plus élevé dans les départements pauvres. En juin 2025, Oxfam France a publié, avec Ghett’Up, un rapport soulignant les bénéfices de la rénovation thermique des logements mal isolés, ce qui permettrait, en particulier, d’éviter jusqu’à 9,6 milliards d’euros de coûts sociaux par an. Contact presse Robin Ehl | rehl@oxfamfrance.org | 06 23 47 09 18 L’article Été caniculaire : Oxfam France alerte sur les conséquences méconnues de ces catastrophes climatiques et propose onze mesures pour protéger la France est apparu en premier sur Oxfam France .

Rapport
Publié 20 août 2026
Épinglé 23 août 2026
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L’été en photos

Greenpeace France · gauche

Depuis sa création, Greenpeace a toujours placé la photographie au cœur de son action. Capables de capter l’attention ou de transmettre des émotions en un instant, les images saisies par nos équipes aux quatre coins du monde racontent une histoire, témoignent des urgences environnementales, révèlent les conséquences des crises climatiques et humaines, et mettent aussi en lumière l’espoir et la détermination de celles et ceux qui se mobilisent pour protéger la planète. Des océans aux forêts, des paysages naturels aux grandes villes, nos photos documentent, alertent, inspirent. Cette sélection de photographies vous raconte nos actions, mobilisations citoyennes et missions de terrain menées cet été à travers le monde. Cet article L’été en photos est apparu en premier sur Greenpeace France .

Étude
Publié 19 août 2026
Épinglé 23 août 2026
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Les ceintures maraîchères : quand l'agriculture devient service public

ATTAC France · extrême gauche

La souveraineté alimentaire en France repose sur une logistique fragile. En cas de rupture des chaînes d'approvisionnement, principalement assurées par des camions et des grands entrepôts logistiques, l'autonomie alimentaire des villes en France ne dépasserait pas quelques jours. Face aux limites du modèle agricole industriel, certaines communes ont décidé de réinvestir un service public essentiel : la production alimentaire. Ce texte est tiré du numéro de juillet 2026 de Lignes d'Attac, le journal trimestriel de l'association, disponible en adhérant ou en s'abonnant . En récupérant des terrains communaux pour y implanter des unités de maraîchage biologique, gérées par des agents publics, elles refont vivre la vieille culture de la ceinture maraîchère. Le foncier en question peut représenter des dizaines voire centaines d'hectares, mais cette relocalisation de l'alimentation dépend avant tout d'une volonté politique , les collectivités pouvant aussi consacrer ces espaces à des usages plus rentables comme les zones commerciales ou les lotissements. Le modèle de la « ferme municipale » peut toutefois séduire les politiques de tous bords puisqu'il couvre un triple objectif : créer des emplois locaux et durables, fournir des produits sains et de saison aux cantines scolaires et aux autres services publics (crèches, EHPAD, épiceries sociales), et préserver la biodiversité et la fertilité des sols. Le projet de souveraineté alimentaire d'Ungersheim , initié en 2009, repose sur une stratégie progressive culminant avec la création, en 2016, d'une régie agricole municipale qui gère aujourd'hui 29 hectares. L'investissement total sur une période de 12 ans s'élève à environ 2,5 millions d'euros pour les bâtiments et équipements, complété par 400 000 euros pour la ferme elle-même, soit un total proche de 3 millions d'euros. Ce financement a été rendu possible grâce à une mobilisation de subventions publiques à hauteur de 70 %, provenant de l'État (programme Territoire Énergie Positive Croissance Verte), de l'Union européenne (FEADER, fonds agricoles), de l'agglomération de Mulhouse, du Conseil Départemental et du Conseil Régional (Climaction), le reste étant préfinancé par la commune qui avait un bon pécule de côté. Le modèle économique de la régie agricole d'Ungersheim s'articule d'abord autour d'un statut de Service Public Administratif (SPA) visant à intégrer, à terme, une comptabilité environnementale et sociale à la comptabilité financière. Actuellement, les salaires des quatre maraîchers sont couverts à 80 % par les revenus de la vente (cantines scolaires, épicerie, paniers), le déficit restant étant compensé par la commune. L'autonomie énergétique, assurée par le solaire et la biomasse locale, permet de maintenir les impôts locaux stables depuis 2003, avec un équilibre financier attendu d'ici deux ans. La gouvernance repose sur une démocratie ouverte qui se décline en un Conseil participatif ouvert à tous, complété par un jury citoyen et un conseil des sages recrutés par tirage au sort, dont les propositions sont validées par le conseil municipal. Pour renforcer cette dynamique communautaire, la commune a équipé le site d'outils de transformation partagés, tels qu'une micro-brasserie, un pressoir à pommes, une conserverie et des emplacements pour ruches, créant ainsi une boucle vertueuse entre production locale, transformation et lien social. La mairie d'Ungersheim n'est pas un cas isolé. L' emblématique régie agricole de Mouans-Sartoux , dans les Alpes-Maritimes, reste la référence pionnière. Lancée en 2011, cette ferme municipale de 6 hectares permet aujourd'hui de fournir 85 % des légumes des 1 200 repas quotidiens des cantines, tout en servant de support pédagogique majeur. À Bièvres, ou plus récemment à Loges, où des aides européennes ont cofinancé une grande partie de l'investissement, le modèle se répand. D'autres collectivités, comme la Ville de Saint-Cloud, s'interrogent lors du renouvellement de leurs contrats de restauration et lancent des consultations pour s'engager dans cette voie. Plusieurs montages juridiques sont possibles pour porter ces projets. On distingue principalement la régie agricole (gestion directe par la commune), la SCIC (Société Coopérative d'Intérêt Collectif, permettant une gouvernance partagée avec les citoyens et les producteurs), ou encore la location de terres par la collectivité à un agriculteur avec un cahier des charges strict. Chaque modèle répond à des contextes locaux et politiques spécifiques, mais partage la même finalité : la réappropriation publique de l'alimentation. Depuis juillet 2025, le Réseau national des fermes publiques, soutenu par la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique, est le centre d'échange de bonnes pratiques et de travaux sur les enjeux juridiques et techniques.

Rapport
Publié 17 août 2026
Épinglé 19 août 2026
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La réindustrialisation française ne se fera pas sans un tissu d’ETI plus dense

Institut Thomas More · droite

17 août 2026 • Les Echos • Analyse • La France compte 19 ETI industrielles par million d habitants. L Allemagne en compte 52. Dans cet écart se trouve l essentiel du retard industriel français, démontre Alban Magro, chercheur associé à l’Institut Thomas More, auteur du rapport Réindustrialiser la France : cinq leçons européennes, analyse comparative de la politique Lire la suite L’article La réindustrialisation française ne se fera pas sans un tissu d’ETI plus dense est apparu en premier sur Institut Thomas More .

Étude
Publié 17 août 2026
Épinglé 19 août 2026
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« L’amour au temps des talibans » : en Afghanistan, Véronique de Viguerie photographie la résistance silencieuse des femmes

Amnesty International France · gauche

Extrait de La Chronique 474, août 2026 – Par Véronique de Viguerie, à Kaboul (Afghanistan), en collaboration avec Le Figaro Magazine Depuis 5 ans, les Afghanes sont plongées dans le cauchemar et l’oubli. Depuis la prise du pouvoir par les talibans le 15 août 2021, les femmes subissent une répression généralisée. Dans un pays où les autorités façonnent la vie privée, les relations et les choix les plus intimes, l amour devient un acte de résistance. La photographe Véronique de Viguerie a choisi de redonner un visage à cette résistance silencieuse. Mursal a 25 ans. En plaisantant, elle se présente à moi comme déjà « périmée ». Pourtant, cette jeune Afghane est vive, cultivée, belle… Son tort ? Être amoureuse d’un homme de deux ans plus jeune qu’elle dans un pays sous la férule des talibans. De retour au pouvoir depuis août 2021, le régime contrôle les rues, les écoles, les corps. Pour Mursal, chaque rencontre avec son amoureux demande des heures de préparation. Il lui faut échapper à la surveillance des parents, des frères, des voisins, mais aussi éviter les patrouilles et les agents du ministère de la Promotion de la vertu et de la Prévention du vice. Des semaines d’attente pour quelques minutes passées ensemble. Hier, le couple communiquait par WhatsApp. Mais le régime limite l’acquisition de smartphones, et ces échanges sont devenus presque impossibles. La ségrégation entre hommes et femmes est quasi totale. Comment tomber amoureux d’une personne que l’on n’a jamais le droit de croiser ? C’est sans doute pour cela que les mariages d’amour auxquels j’ai assisté à Kaboul en mai dernier m’ont autant bouleversée. Lors de ces mariages collectifs, plus d’une centaine de couples convolaient par choix. Les organisateurs savaient jusqu’où aller : en présence des inspecteurs du ministère de la Vertu, ils respectaient scrupuleusement les règles. Mais dès que la vigilance officielle se relâchait, ils accordaient quelques libertés pour que cette journée ressemble à une véritable fête, que les jeunes mariés en conservent un souvenir heureux. Ces mariages ne sont pas anecdotiques. Ils sont des actes de résistance silencieuse. Parce que chaque couple construit sur l’amour plutôt que sur la contrainte porte la possibilité d’une relation différente entre les femmes et les hommes. Plus de respect. Plus d’égalité. Plus de liberté. © Véronique de Viguerie Les quinze couples se marient lors d’une cérémonie commune. Chacun de ces mariés a choisi son partenaire. Mais le décret adopté par les talibans le 26 mai 2026 autorisant le mariage des enfants risque de réduire encore l’espace de liberté des couples. © Véronique de Viguerie Les possibilités de rencontres amoureuses sont quasi nulles. La mixité existait dans certains établissements scolaires, mais depuis le retour des talibans au pouvoir, les filles sont exclues de l’enseignement secondaire et universitaire. © Véronique de Viguerie Nilab vit une histoire d’amour impossible depuis douze ans avec un veuf. Ancien collaborateur de la République, cet homme est recherché par les talibans. Pour lui, Nilab s’est fait tatouer par une amie cette promesse en anglais : « Je serai là pour toi. » © Véronique de Viguerie Mashal (en bleu), 28 ans, cuisine avec ses sœurs, Madina, Mujda et Mursal (de gauche à droite). Parti en France, son mari l’a abandonnée à sa belle-famille, où elle a été maltraitée. Elle ne peut demander le divorce. Un interdit de plus qui vient s’ajouter à d’autres : se rendre dans un parc, parcourir seule plus de 72 kilomètres, parler en public… © Véronique de Viguerie Avant leur mariage, les couples assistent dans un théâtre à un séminaire sur la santé reproductive. Seules les mariées et leurs belles-mères suivent la conférence d’une gynécologue. © Véronique de Viguerie Maquillages, gâteaux, petits cadeaux et cœurs en carton…Dans une maison prêtée pour l’occasion, des volontaires décorent les voitures des futurs époux. Sur les cœurs, il est écrit : « Sous la protection de votre Sainte Maison ». © Véronique de Viguerie Chaque couple a le droit d’inviter jusqu’à 45 membres de sa famille. Femmes et enfants sont séparés des hommes par un long paravent. Ensemble, ils regardent la cérémonie sur un écran. © Véronique de Viguerie Avant d’entrer dans la salle de réception, hommes et femmes ont été fouillés. Les attentats revendiqués par la branche de Daech en Afghanistan sont en recrudescence. Au premier plan, l’homme à l’écharpe est un volontaire venu prêter main-forte pour organiser ce mariage de 100 couples. La Chronique La Chronique, c’est LE magazine des droits humains. Tous les deux mois, retrouvez les enquêtes et reportages menés par des journalistes. Abonnez-vous pour 3 €/mois The post « L amour au temps des talibans » : en Afghanistan, Véronique de Viguerie photographie la résistance silencieuse des femmes appeared first on AMNESTY FR .

Rapport
Publié 13 août 2026
Épinglé 15 août 2026
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Comment financer les médias indépendants ?

ATTAC France · extrême gauche

La question du financement de médias réellement indépendants devient cruciale, dans un contexte où des milliardaires de droite et d'extrême droite (Bolloré, Stérin, Arnault, Saadé, Dassault) concentrent une part croissante des médias, où les plateformes numériques dominent la diffusion de l'information et où les journalistes de terrain et d'investigation sont de plus en plus précarisés. Ce texte est tiré du numéro de juillet 2026 de Lignes d'Attac, le journal trimestriel de l'association, disponible en adhérant ou en s'abonnant . Le pluralisme est en danger , alors que même l'audio-visuel public – dont le financement est menacé par les projets de privatisation de la droite et de l'extrême-droite, comme c'est également le cas au niveau européen – semble s'aligner sur le modèle des médias dominants privés, marginalisant les paroles critiques, hétérodoxes ou simplement de gauche. Sans ressources stables et diversifiées, les rédactions peinent à préserver leur indépendance éditoriale. Les journalistes sont contraints de combiner plusieurs activités ou d'abandonner leur métier, au détriment des enquêtes longues et coûteuses, du rôle de contre-pouvoir et de leur capacité à se défendre face aux procédures-bâillons ou aux poursuites en diffamation. Les difficultés de financement constituent ainsi un frein majeur, comme l'a montré le cas du Média, dont les ambitions audiovisuelles nationales ont été limitées par un capital insuffisant. Au-delà des réformes législatives possibles (limitation de la concentration, transparence de l'actionnariat, gouvernance démocratique des médias), ces enjeux étaient au cœur de la première édition du Festival des médias indépendants, organisée à Rennes les 11 et 12 avril 2026 par le Fonds pour une presse libre . L'événement a réuni une cinquantaine de médias, plusieurs associations de défense de la liberté de la presse et 3 500 participants. La publicité constitue rarement une solution pour les médias indépendants et de gauche, souvent peu diffusés et soucieux de préserver leur liberté éditoriale. Les aides publiques et dispositifs fiscaux existent mais diminuent et profitent principalement aux grands groupes de presse (Le Figaro comme l'Humanité). Certains plaident pour un meilleur accès à ces financements, notamment via la redevance ; d'autres craignent qu'ils ne compromettent l'indépendance des médias. Le mécénat existe aussi, mais est risqué. Les accusations de violences sexistes et sexuelles visant l'homme d'affaires Olivier Legrain ont ainsi fragilisé le projet de Maison des médias libres qu'il portait, qui devait accueillir plusieurs rédactions indépendantes à Paris et dont plusieurs partenaires se sont retirés. Le recours aux subventions se développe. Elles peuvent provenir des pouvoirs publics, de l'Union européenne, de fondations ou d'associations comme le Fonds pour une presse libre, créé en 2019 à l'initiative des fondateurs et salariés de Mediapart . Elles contraignent souvent le choix des sujets par des appels à projets sur des thèmes définis. Autre modèle en expansion : les avances remboursables et les prêts à taux préférentiels. Le Fonds pour une presse libre accorde ainsi des avances remboursables. Certains médias bénéficient également du Crédit coopératif ou de Coop-Médias, jeune structure créée en 2024 pour prêter aux médias à taux préférentiel. L'une des solutions les plus militantes consiste à répartir le capital entre salariés, lecteurs sociétaires et structures de soutien. C'est historiquement le modèle de Politis [ ndlr : dont Attac est sociétaire ] et d' Alternatives économiques , aujourd'hui repris notamment par Le Média , Blast ou Médiacités . Au Monde, journalistes, salariés et lecteurs détiennent environ 25 % du capital, une part bien plus faible qu'autrefois. Autre modèle militant : le financement par les abonnements et les dons. Les médias indépendants ne peuvent mener de grandes campagnes de promotion, mais Basta ! a par exemple créé le Portail des médias indépendants , qui agrège quotidiennement des contenus de médias français et internationaux afin d'accroître leur visibilité. Basta ! fait partie des médias qui ont choisi de rester en accès libre et dépendants des dons. De son côté, la plateforme La Presse Libre propose un abonnement mutualisé à plusieurs médias (8, peut-être davantage plus tard) pour rentabiliser les contributions des lecteurs, même si ce projet a lui aussi bénéficié d'un mécène (le petit-fils de Tolkien). Quels que soient vos choix – dons, abonnements, participation au capital ou soutien aux collectifs de pigistes –, soutenez les médias indépendants et la presse de gauche !

Rapport
Publié 13 août 2026
Épinglé 15 août 2026
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03 · Lectures croisées · nouveauté éditoriale

Une question.
Plusieurs bords.

↺ Lecture croisée 2 instituts · 2 bords

« Dans quelle mesure les stratégies militaires et politiques des États-Unis et d'Israël face à l'Iran et ses alliés régionaux sont-elles efficaces ou contre-productives ? »

R
Révolution Permanente
extrême gauche
L'impérialisme étasunien toujours dans l'impasse dans la guerre en Iran
Alors que Trump maintient son blocus pour asphyxier l'Iran, l'impérialisme est dans une impasse militaire presque totale tandis que le conflit continue de se régionaliser et que les équilibres stratég…
I
IRIS
centre
Palestine, Liban, Syrie : Netanyahou fait le choix électoraliste de l’escalade
À l’approche des élections législatives le 27 octobre prochain en Israël, l’intensification des agressions israéliennes en Palestine, au Liban et en Syrie ne peut être dissociée de ses enjeux de polit…
⋯ La synthèse de Mistral

Les publications croisées mettent en lumière une tension persistante entre les objectifs stratégiques affichés par les États-Unis et Israël et leurs résultats concrets sur le terrain. D'un côté, Révolution Permanente souligne l'échec répété des campagnes militaires américaines et israéliennes à affaiblir durablement l'Iran ou son « axe de la résistance », malgré des moyens coercitifs comme le blocus ou les bombardements. Le maintien du programme balistique iranien et la résilience de ses alliés régionaux, couplés à l'impact économique de la fermeture du détroit d'Ormuz, illustrent une impasse stratégique pour Washington et Tel-Aviv. De l'autre, l'IRIS analyse comment Benjamin Netanyahou instrumentalise cette confrontation pour des gains politiques internes, en maintenant une logique d'escalade malgré les tentatives de désescalade américaine. Cette approche, motivée par des enjeux électoraux et une rhétorique de « menace existentielle », contraste avec la prudence relative de Washington, qui conserve la main sur la conduite du conflit. Les deux analyses convergent cependant sur un point : la guerre contre l'Iran, qu'elle soit menée par les bombes ou par la diplomatie, peine à produire les résultats escomptés, tout en reconfigurant les équilibres régionaux au détriment des intérêts occidentaux.

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« Dans quelle mesure les inondations meurtrières au Népal sont-elles aggravées par le changement climatique et les choix économiques ou politiques des sociétés humaines ? »

R
Révolution Permanente
extrême gauche
Népal : la classe ouvrière paie le prix du dérèglement climatique et de la course au profit
Le bilan de la crue monstrueuse au Népal dépasse les 1000 morts et 4 400 disparus, dont 900 ouvriers employés à la construction d'usines hydroélectriques. Entre la fonte des glaciers et la constructio…
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Oxfam France
gauche
Inondations au Népal : une catastrophe climatique qui aurait pu être évitée
Les inondations éclair au Népal sont une conséquence directe du changement climatique. Le réchauffement déstabilise les glaciers, dont l’effondrement peut déclencher des inondations meurtrières. Ainsi…
⋯ La synthèse de Mistral

Les publications croisées mettent en lumière les inondations dévastatrices au Népal comme symptôme d’une crise multidimensionnelle. D’un côté, le changement climatique est pointé comme un facteur aggravant, avec la fonte des glaciers himalayens et l’instabilité des massifs montagneux, un phénomène qui dépasse les frontières du Népal pour concerner d’autres régions, y compris en Europe. De l’autre, la responsabilité des modèles économiques et des choix de développement est soulignée, qu’il s’agisse de l’inaction des plus riches face à la crise climatique ou de la course aux profits dans des projets industriels périlleux, comme les centrales hydroélectriques. Les victimes, souvent des travailleurs précaires ou des populations locales, apparaissent comme les premières touchées par ces dynamiques, révélant une inégalité face aux risques. Si les causes naturelles et anthropiques s’entremêlent, les textes convergent sur un point : ces catastrophes ne sont pas une fatalité, mais le résultat de décisions et d’inactions qui pourraient être évitées.

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« Quels sont les défis et tensions majeurs en France et dans le monde en 2026, à travers les enjeux migratoires, politiques, sociaux et énergétiques ? »

A
Amnesty International France
gauche
France : les avocats pris pour cibles
Menaces de mort, campagnes de haine, labyrinthe administratif, précarisation économique : partout en France, les avocats qui défendent les étrangers racontent la même usure. Une pression multiforme ér…
J
Fondation Jean-Jaurès
gauche
Le calendrier de la rentrée 2026
Quels sont les événements à venir à la rentrée 2026 ? Antoine Pavamani propose un calendrier des actualités politiques, diplomatiques, juridiques, sportives et culturelles en France et à l’étranger ju…
I
IRIS
centre
Comprendre la sécurité énergétique : concepts, réalités physiques, transition énergétique et polycrise
À télécharger Rapport #25 (PDF) Synthèse (PDF) Cartes (PDF) Alors que la guerre en Ukraine a favorisé une large restructuration des flux énergétiques, notamment au profit des États-Unis, l’année 2026…
⋯ La synthèse de Mistral

Les publications croisées révèlent trois dynamiques interconnectées en 2026. D’abord, une polarisation accrue autour des questions migratoires, illustrée par les attaques ciblant les avocats défendant les étrangers, symptôme d’une remise en cause de l’accès au droit pour les personnes migrantes. Ensuite, une rentrée politique et sociale marquée par des rendez-vous institutionnels (primaires, sommets diplomatiques) et des mobilisations (concerts de solidarité, déplacements ministériels), dans un contexte de fragmentation des alliances et de tensions internationales exacerbées. Enfin, la crise énergétique s’impose comme un enjeu central, redessinant les équilibres géopolitiques et questionnant la résilience des systèmes face à la polycrise. Ces textes soulignent une année charnière où les défis structurels (sécurité, transition, droits) se heurtent à des logiques de confrontation, tant sur le plan national qu’international.

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↺ Lecture croisée 3 instituts · 2 bords

« Quels sont les enjeux stratégiques, politiques et sociétaux liés à la transformation des États et des coopérations internationales dans un contexte de crises globales (écologiques, énergétiques, militaires et démocratiques) ? »

L
Institut La Boétie
gauche
L’État et la révolution citoyenne : le nouveau livre de l’Institut La Boétie !
L’Institut La Boétie publie le 4 septembre 2026 son cinquième ouvrage, L’État et la révolution citoyenne, aux éditions La Dispute. Ce nouvel ouvrage collectif est coordonné par la philosophe Isabelle…
I
IRIS
centre
La crise de l’entreposage du combustible nucléaire usé en Corée et l’alerte pour 2030
À télécharger Lire la note (PDF) Cette note a été initialement publiée en anglais sur le site du Sejong Institute sous la forme d un Sejong Focus le 21 avril 2026. Elle a été traduite en français par…
G
GRIP
centre
Compendium sur les dépenses militaires, la production et les transferts d’armes
Chaque année, le GRIP procède à la traduction en français des trois fiches thématiques du Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) réunies en un compendium . Ces trois fiches annuelles…
⋯ La synthèse de Mistral

Les publications croisées révèlent trois prismatiques distincts pour appréhender les crises contemporaines. L'IRIS met en lumière un enjeu technique et géopolitique précis : la gestion du combustible nucléaire usé, en soulignant l'opportunité d'une coopération franco-coréenne sur l'aval du cycle, tout en pointant l'absence initiale de focus sur le retraitement. Le GRIP, à travers son compendium annuel, offre une lecture quantitative et globale des dynamiques militaires et sécuritaires, sans prendre parti mais en fournissant des données structurantes sur les dépenses et transferts d'armes. Enfin, l'Institut La Boétie propose une approche radicalement différente, centrée sur la refondation démocratique de l'État, en interrogeant les moyens d'une transformation sociale et écologique par la gauche. Si les deux premiers instituts abordent des questions de coopération internationale ou de sécurité sous un angle technique ou analytique, le troisième inscrit son propos dans une perspective militante et programmatique, visant une rupture avec le néolibéralisme. Ces approches, bien que complémentaires, reflètent des priorités et des méthodes divergentes : pragmatisme diplomatique, observation neutre des rapports de force, ou ambition transformatrice.

3 publications membres · classées gauche → droite
↺ Lecture croisée 4 instituts · 2 bords

« Comment le changement climatique affecte-t-il la santé en France et quelles réponses collectives ou structurelles peuvent être apportées pour y faire face ? »

R
Révolution Permanente
extrême gauche
« On nous demande d'inventer des solutions » : une aide-soignante en EHPAD face à la canicule
Nous partageons le témoignage d'une aide-soignante en EHPAD pour qui la canicule ne fait qu'aggraver les conditions déjà terribles pour leurs résidents et pour les soignants. Un « délabrement politiqu…
A
ATTAC France
extrême gauche
Pour agir, Attac a besoin de vous !
Dans la période actuelle, nous faisons face à d'immenses défis : chaos climatique, montée en puissance des forces autoritaires, mainmise des milliardaires sur les médias et la culture… L'heure est à l…
O
Oxfam France
gauche
Changement climatique et santé : quels dangers en France ?
Le changement climatique est devenu une urgence sanitaire majeure en France. Personne, ni même les personnes particulièrement vulnérables, n est pleinement protégé par les risques sanitaires du change…
J
Fondation Jean-Jaurès
gauche
De la voiture de fonction à la rénovation de fonction : et si l’employeur devenait un acteur de la protection climatique de ses salariés ?
L intensification des vagues de chaleur extrêmes et la multiplication des nuits tropicales à l été 2026 rappellent une évidence : impossible de travailler sans dormir. Cette question dépasse le seul c…
⋯ La synthèse de Mistral

Les publications croisées révèlent une convergence sur l’ampleur des risques sanitaires liés au changement climatique en France, tout en divergeant sur les solutions à privilégier. Les canicules, déjà responsables de milliers de décès annuels, exacerbent les vulnérabilités des populations âgées et des malades chroniques, tout en mettant sous tension un système de santé fragilisé par des années de restrictions budgétaires. Si Oxfam France et la Fondation Jean-Jaurès soulignent la nécessité d’une adaptation structurelle – via la rénovation des logements ou une refonte des politiques publiques –, Révolution Permanente et Attac insistent sur les défaillances systémiques, qu’il s’agisse des conditions de travail dans les EHPAD ou de l’urgence à mobiliser des ressources contre les inégalités. Aucune publication ne nie l’urgence, mais les approches oscillent entre réformes incrémentales (rôle des employeurs, isolation thermique) et critique radicale des logiques néolibérales. Une certitude émerge : les mesures palliatives (climatiseurs, couvertures de survie) sont insuffisantes face à des risques qui, sans action coordonnée, menacent de s’aggraver d’ici 2050.

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06 · Méthodologie · le filtre LLM curatif

Comment on choisit.

01

Le scrape passif, toutes les nuits

Chaque nuit, le pipeline interroge les flux RSS et les pages de publication des instituts suivis. Tout ce qui est nouveau atterrit dans une file brute — environ 80 documents par nuit.

02

Le filtre LLM curatif

Un modèle relit chaque publication, extrait le sujet, le format, la taille, et écarte les contenus trop courts ou trop périphériques (newsletters, événements, billets internes). Restent en moyenne 12 documents par nuit.

03

L'épinglage hebdo

Chaque semaine, deux journalistes AFK relisent les documents retenus, en épinglent jusqu'à trois (« À la une »), et identifient les questions qui méritent une lecture croisée — vérification manuelle des angles.

i
Important · le classement n'est pas un jugement

Le placement gauche–droite reflète la ligne éditoriale assumée par chaque institut — ce qu'ils écrivent, qui les finance, à qui ils parlent. Il ne préjuge pas de la rigueur des travaux : on lit chaque institut avec la même attention critique. Lire tout, croire personne, mesurer toujours.