Discours dEdouard Philippe — Conseil national dHorizons, Reims
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Discours d’Édouard Philippe — Conseil national d’Horizons
Date : 10 mai 2026
Lieu : Reims
Orateur : Édouard Philippe, président d’Horizons, candidat à l’élection présidentielle
Source : BFMTV — captation vidéo (YouTube qzInOXvx7NY)
Les premiers, les premiers c’est ce que signifie le terme de Rem qui désigne le peuple gaulois qui a donné son nom à Reims Cher Arnaud [Robinet]. Et chez Horizon, ces premiers nos rê à nous si j’ose dire, c’est vous les cadres de notre parti. Ce qui tôt, dès 2021, pour certains d’entre vous, dès cette réunion fondatrice au Havre qui évoquait Christophe, se sont engagés dans une aventure commune que je dois dire je suis extrêmement fier et heureux de partager avec vous. Et parmi vous, les premiers des premiers, ce sont les ma. Cher Arnaud, nous te confions ces premiers qui savent changer la vie de leurs concitoyens, qui ont pris l’excellente habitude de dire la vérité à leurs électeurs parce qu’on peut pas tricher dans un hôtel de ville, qui ont appris à fixer des priorités parce qu’on ne peut pas tout faire durant les 6 ans d’un mandat et qu’il faut choisir, qui savent conjuguer autorité et empathie, stratégie et proximité qui sont à la fois des capitaines et des confidents qui savent aussi et c’est rassurant et c’est important changer d’avis, reconnaître humblement quand ils ont tort et qu’il faut l’assumer et qu’ils savent se faire engueuler parce que oui, quand on est mère, on sait se faire engueuler.
On naime pas forcément ça, c’est pas totalement intuitif. On n’ pas forcément été élu pour ça, mais ça va avec le job, ça va avec le mandat. Quand on prend une décision de maire, il y a toujours quelqu’un concerné directement pour vous en parler. Toujours, quelle que soit la décision, quel est un objet qui durera 30 ans ou une espérance de vue qui dure une journée ? Qu’elle implique 30 millions de dépenses ou 5 € ?
Il y a toujours quelqu’un qui vous dira les yeux dans les yeux et avec son cœur ce que cette décision implique pour lui. Les maires mesdames et messieurs, sont ces manches retrouchées. C’est c’est ces manches Voilà, c’est bien. Je me demandais vous étiez ces ces manches retroussées et Horizon est un parti de manches retroussées au service de leur concitoyens. Et tout le monde ici se réjouit avec moi.
Qu’il te revienne à toi euh cher Arnaud de présider cette assemblée des maires et de devenir ainsi vice-président d’horizon. Car tout le monde sait le travail remarquable que tu fais à Reince et tous ceux qui sont présents ici se joignent à moi pour te féliciter et pour te remercier pour ton accueil formidable dans cette ville des premiers. Ces élections municipales, mes amis, était un test pour nous, un test opérationnel, un test organisationnel, un test politique. Pour chaque candidat, se présenter, c’est un défi. On dit souvent que les femmes et les hommes politiques, on dit d’eux qu’ils sont portés par une ambition dévorante, qu’ils ne pensent qu’à ça, être candidat à chaque élection qui se présente.
Et je reconnais qu’en ce moment, entre ceux qui se préparent, ceux qui réfléchissent, ceux expliquent que leurs amis les y invitent, ceux qui ne disent rien mais qui attendent l’automne, il y a plutôt plétor de candidat. Mais se présenter à une élection, à une élection municipale ou à une autre n’a absolument rien d’évident. C’est le fruit d’une réflexion intime. C’est le fruit d’une démarche qui prend du temps, d’une forme de méditation dans laquelle on voit se confronter ce qui est souhaitable et ce qui est possible. C’est savoir qu’il va falloir s’exposer pour s’imposer.
C’est expliquer pourquoi avec vous ça va aller mieux tout en conservant l’humilité de savoir que pour tout le monde, y compris pour vous, ça va être difficile. On devrait jamais être candidat à la légère et on ne s’engage jamais dans une élection municipale à la légère. Alors, tout le monde ici a fait campagne au municipal d’une manière qui lui était propre. Il y a bien des manières de faire campagne mais il y a eu et c’est important politiquement quelques constante pendant ces élections municipales. D’abord bien sûr nous avons fait l’union et je dirais même que nous n’avons pas eu l’union honteuse.
Nous nous avons clairement dit qui étaient nos alliés et clairement qui étaient nos adversaires. sans hésitation, sans compromission, sans tentation curieuse. Et puis nous nous sommes parlés beaucoup entre responsables locaux bien sûr parce que les élections municip les élections municipales c’est d’abord local, c’est une alchimie locale mais entre responsable politique national aussi. Pour la première fois, en préparation de ces municipales, ont eu lieu des discussions entre des responsables politiques qui ne se parlaient jamais tous entre eux. Probablement était-ce plus facile parce que depuis 2024, les Républicains, Renaissance, le modèem, l’UDI, le parti radical et nous-mêmes, nous participons à des gouvernements ensemble.
probablement aussi parce que nous sentons au fond de nous qu’il y a bien plus de convergence dans ce vaste socle commun qu’il n’y a de divergence. Bref, nous nous sommes parlés. Bruno Rota Gabriel Atal, François Boou, Hervé Marseille, moi-même. Cela a parfois été rappeux mais pas souvent. et cela a toujours été respectueux.
Nous ne sommes pas parvenus à nous entendre partout, mais les points de crispation et les points de désaccord ont été finalement très peu nombreux. Et puis chez Horizon, nous avons tenu nos engagements et je le dis parce que il a pu arriver que d’autres soient moins clairs sur la tenue de leur engagement et sur la clarté de leurs alliances. Ils ont eu tort. Nous nous n’avons pas eu l’union honteuse. Lorsque nous étions d’accord, nous l’avons dit, nous l’avons même revendiqué.
Et dans les rares cas où il n’avait pas été possible de se mettre d’accord, nous avons tenu la ligne de l’Union au second tour avec des position nette formulé par la commission nationale d’investiture que préside Christelle Moran et que je veux remercier pour le travail qu’elle a fourni dans le cadre de ces municipales et ces alliances et cette clarté ont été efficaces efficaces. pour les candidats qui n’étaient pas de notre parti et que nous avons soutenu comme à Bordeaux, à Ansy, à Toulouse, à Cholé, à Calaé, à Versailles, à Besançon, à Brest. Leur victoire leur appartient bien entendu et il ne s’agit pas de la revendiquer à leur place mais elle est aussi un peu la nôtre, en tout cas celle des candidats horizon qui ont été élus sur leur liste. Et puis ces alliances ont été efficaces pour nous chez Horizon avec de nombreuses rélections au Havre. à Anger, à Reins bien sûr, à Pessac, à Angoulem, à Vezou, à Van cher David, à Rieux la Pape, et c’était pas facile à Ajaxo, à Harle cher Patrick, à Olivier ou à Asbrook.
ces victoires, ces rééctions. Je crois pouvoir vous dire que je suis bien placé pour savoir qu’elle n’avait rien de facile et qu’elles nous font honneur et qu’elles nous rendent joyeux et que nous disons bravo à celles et ceux qui les ont portés. Et puis je voudrais saluer nos 150 nouveaux maire. Je pense à Anne Florence Boura à Châtelot. Formidable victoire à Châelro.
Je pense à Victor Bonau. Victor Bonau à Saint-Brieux. Je pense à Michel Cadet, à Périgueux, à Gill Agège, à de nos gens sur Mar ou à Gabriel Doublé qui a gagné à Anmas, ville qui je crois était à gauche depuis plus de 30 ans. Et puis je voudrais et je voudrais saluer un de ces nouveaux maires qui sont présents ici. Je voudrais souhaiter la bienvenue à Philippe Perche, le nouveau maire de Montluon.
Il doit être quelque part par là. Tout à l’heure, il était là-bas. On le salue, on est il est juste devant moi. On le salue. On est très content.
Et tous les autres ? Et tous les autres. Et tous les autres. Et puis je voudrais je voudrais saluer les candidats qui ont perdu sans se perdre. La victoire a sans père, la défaite est toujours orpheline.
Mais la politique c’est aussi affaire de constance et d’endurance, d’enracinement et d’obstination. cette affaire d’amitié et même après une défaite, surtout quand elle est honorable, on prépare les victoires de demain. On pense à eux, on compte sur eux. Il y en a ici tous ceux qui sont présents dont nous aurons besoin dans les combats à venir, sur qui nous comptons, qui continueront à exercer des responsabilités au sein d’horizon. Parce que ce combat, il est commun et nous allons tous le mener ensemble.
Une des choses que je retiens de de cette campagne, c’est l’importance de la clarté. clarté sur son programme, clarté sur ses alliances, je l’ai dit, mais aussi clarté sur son positionnement politique. C’est toujours assez instructif ces discussions sur le positionnement politique. Là, j’ai une bouteille, pardon, non politique parce que vous savez certains qui se réclament de la droite, d’autres de la gauche, d’autres disent qu’ils sont du centre. Il y en a même certains qui prétendent être d’ailleurs.
Certains disent qu’ils sont la vraie droite, d’autres prétendent être la vraie gauche. Cela en général d’ailleurs lance assez vite des procès en excommunication sur ceux qui ne sont pas à leurs yeux de la vraie droite ou de la vraie gauche. La vérité, c’est que plus les candidats sont légers sur l’idéologie et limités en matière de nouvelles idées, plus ils revendiquent la pureté de leur camp. Et bien souvent, les commentateurs de la vie politique, parce qu’ils cherchent à rendre les choses plus simples ou parce qu’ils veulent mettre les gens dans des cases, assigne à des candidats un espace politique. Lui, c’est la droite, elle c’est la gauche, lui c’est le centre gauche, lui on sait pas où il est.
Et en fonction des espaces politiques où l’on vous assigne, vous avez tant ou tant de chances de gagner. C’est totalement absurde ça. Ça ne fonctionne pas comme cela. Un maire comme un président de la République ne s’inscrit pas ne s’inscrit jamais dans un espace politique défini par les autres. La politique n’est ni statistique, ni topographique, ni arithmétique.
La politique c’est d’abord et avant tout une dynamique parce qu’elle est profondément humaine. Nous sortons tous de ces élections municipales avec cette certitude, cette sensation qui est glorieuse, qui est extraordinaire, qu’une campagne, c’est profondément humain, c’est tactile, c’est sentimental, c’est viscéral, c’est quelque chose qui ne se réduit pas. àer au aux frontières ou à la délimitation artificielle que l’on peut parfois faire. Les frontières partisanes ne résistent ni à la complexité des sujets, ni à la diversité des opinions, ni au parcours des uns et des autres. Et tous les sondages, tous les algorithmes, toutes les analyses du monde ne changent rien à cela.
Une élection, c’est de l’humain, c’est de l’incarnation, c’est de la confiance. Et donc chaque candidat construit son propre espace, un espace qui lui ressemble et un espace qui rassemble. et il se construit en partant de ce qu’il est, de son histoire, de ses convictions, de ses réalisations sans se renier ni s’excuser. Moi, mes amis, je sais assez bien d’où je viens. Je viens de la droite.
J’ai été le premier directeur général du plus grand parti que la droite et le centre est constitué en France, l’UMP. Je l’ai monté ce parti pour le compte de responsables politiques qui pensaient à juste titre qu’en rassemblant la droite et le centre, il serait possible de gagner l’élection présidentielle et de s’assurer une majorité à l’Assemblée nationale pour gouverner le pays avec Jean-Pierre Rafarin ici présent et que je salue avec amitié et reconnaissance Avec Jean-Pierre Rafarin, nous avons œuvré lui à Matignon dans la lumière, moi rue de la Boessie dans l’ombre pour faire de cette grande idée que portait Jacques Chirac une réalité, une réalité politique qui a créé un espace politique. J’ai été pendant 5 ans ensuite un peu plus tard député si gens au sein du groupe UMP puis avec quelques-uns ici, Arnaud déjà, Alain aussi pour défendre les idées sur lesquelles nous étions engagés. au moment des élections législatives, je viens de la droite, je l’ai dit sur le péron de Matignon le jour de ma prise de fonction et croyez-moi à l’époque ça en a surpris quelques-uns qui ne s’y attendaiit pas à l’époque on disait que tout ça n’avait plus de sens. Je sais d’où je viens et je vais pas m’en excuser de la même façon que je ne vais pas m’excuser d’avoir été le premier ministre le premier premier ministre d’Emmanuel Macron.
Et je suis assez fier d’avoir été le premier premier ministre d’Emmanuel Macron, c’est-à-dire le premier premier ministre d’un quinquena où réformer la France était encore un mot qui avait un sens. Je suis fier d’avoir été au fond le seul premier ministre de ces 10 dernières années à avoir réduit en même temps, si vous me passez l’expression, le chômage, les impôts et le déficit. Je suis fier d’avoir doublé le nombre d’apprentis dans ce pays depuis des années Jean-Pierre, on savait et toi mieux que beaucoup d’autres que derrière cette question là de l’apprentissage il y avait la meilleure façon pour des jeunes gens d’accéder à l’emploi, le meilleur système de formation leur permettant d’accéder à l’emploi. Mais pendant des années, on se désolait de ce que en France, à la différence de ce qui se passe en Suisse ou en Allemagne, l’apprentissage ne prenait pas. Nous avons avec une grande réforme de de l’apprentissage doublé le nombre d’apprentis en France fait en sorte que cette voie extraordinaire devienne la voie royale pour accéder à l’emploi.
Et croyez-moi, les difficultés que nous allons constater sur l’emploi des jeunes, celles qui existent déjà, qui sont liées à la fois à la récession économique et à l’intervention de l’intelligence artificielle, ne se régleront pas autrement que par la découverte d’un métier, par la capacité à apprendre sur place, par la richesse inouie de l’apprentissage. Et bien moi, je suis fier d’avoir fait cette réforme avec d’autres de l’apprentissage lorsque j’étais premier ministre. Et je suis fier d’avoir dédoublé les classes de CP et de CE1 dans les zones d’éducation prioritaire. Et je suis fier d’avoir commencé à recruter plus de 10000 policiers et gendarmes parce qu’il y avait urgence et parce qu’il y avait nécessité. Alors évidemment, j’ai pas fait tout ça tout seul et évidemment je suis loin d’avoir tout réussi mais je suis fier de l’avoir fait.
Je suis fier d’avoir osé ce mouvement, d’avoir tenté et initié ce mouvement. Et je sais d’où je viens, mais je sais également où je suis. Je suis à la tête d’un parti politique de droite et élu au Havre dans une ville populaire au sens le plus noble du terme, une ville ouvrière et fière de l’être. Une ville dans laquelle avec mon équipe cher Agnès, nous avons su construire une dynamique de rassemblement fondée sur le sérieux, sur l’écoute, sur la capacité à tracer des perspectives. Une ville où nous avons montré que les idées de liberté et de responsabilité ne se réduisaient pas à l’électorat de droite.
Bien sûr, une ville où nous avons montré que l’empathie et la solidarité n’était pas l’apanage de la gauche. Évidemment, une ville où l’exigence républicaine et l’ambition collective rassemble. Je sais qui je suis et je sais où nous allons. Un espace politique, on nen hérite pas, on le construit. Et donc ensemble, nous allons construire notre espace politique avec des femmes et des hommes attachés aux libertés publiques et individuelles, aux entreprises et à l’économie de marché sans renoncer à la protection et aux solidarité.
Des femmes et des hommes qui veulent de l’autorité pour protéger efficacement les Français. Les femmes menacées ou agressées, les familles confrontées au trafic, les jeunes exposés de plus en plus tôt à l’extrême violence, qu’elle soit virtuelle sur les écrans ou bien réel dans nos rues. Des femmes et des hommes qui ont le sens de l’État, un état qui investit, qui organise, qui planifie le cas échéant, qui garantit l’ordre, qui protège les frontières et qui protège les intérêts vitaux exprimés par le gouvernement et par le chef de l’État, sans se mêler de tout au risque de tout emmêler. Les femmes et des hommes qui aiment leur pays, son identité, ses traditions, ses racines sans haï celle des autres. Des femmes et des hommes qui savent que notre prospérité ne peut être durable si nous ne prenons pas soin de notre environnement et de notre impact sur les ressources.
des femmes et des hommes qui veulent une France libre dans une Europe forte, une France au cœur de l’Europe, pas à côté, pas loin, au cœur. Et ce rassemblement de femmes et d’hommes, nous allons le poursuivre parce que l’objectif d’une présidentielle, ce n’est pas d’atteindre je ne sais quelle pureté de la droite toute la gauche, à supposer que ça existe, à supposer que ce soit possible. Parce que mon objectif, ça n’est pas de faire gagner la droite ou de faire perdre la gauche. Mon objectif, c’est de faire avancer la France. et de servir les Français et de le faire exactement comme je l’ai fait au Havre où les gens ne m’ont pas dit qu’ils voulaient un maire de droite ou un maire de gauche.
Ils m’ont dit qu’il voulait des solutions pour accéder à un médecin. Ils m’ont dit que le vieillissement de notre société devait être mieux prise en compte et que compte tenu de l’explosion du nombre des aidans, il fallait aider les aidants. Ils m’ont dit qu’ils voulaient bien croire à l’école publique mais qu’ils étaient inquiets de son fonctionnement, très inquiet de son fonctionnement. Ils m’ont fait part de leurs attentes dans la vraie vie, pas dans le monde des idées. Ils m’ont dit combien lorsque les infrastructure de transport ne fonctionne pas, c’est leur vie qui en est empêchée.
Si vous voulez voir un vrai énervé, parlez-lui du train. Et d’ailleurs, il aura probablement la même réaction que quelqu’un qui habite à Clermontferrand chez Hervé ou parce qu’il y a de fait dans notre pays des villes qui s’éloignent de la centralité. parce que la desserte ferroviaire diminue. Alors bien sûr, on peut considérer que c’est qu’un sujet régional, mais qu’est-ce qui se passe derrière cet éloignement ? Qu’est-ce qui se passe derrière cette insatisfaction face à des infrastructures qui vieillissent et qui ne sont pas satisfaisantes ?
Il se passe une frustration considérable. Il se passe une perte de chance considérable. Il se passe une perte de compétitivité considérable. Comment espérer faire du Havre le premier port d’Europe alors que 5 % des containers qui arrivent ou qui partent du Havre sont seulement transporté par le train ? Là où à envers ou Rotterdam, on est à 30 40 50 %.
C’est un sujet de confort mais c’est un sujet de compétitivité et nous sommes loin en matière d’infrastructure publique. Très loin en matière d’infrastructure publique. Voilà ce dont les Avraises et les Avrè m’ont parlé. Voilà, j’en suis sûr, ce dont tout le monde vous a parlé pendant les élections municipales. Voilà ce qui intéressait mes électeurs.
Voilà ce qui intéresse nos compatriote. Voilà ce dont je leur parlerai et non de savoir si nous devrions dessiner quelqu’un qui est plus à droite ou moins à gauche que quelqu’un d’autre. Ça c’est du commentaire. Ça n’est pas ce qui intéresse les Français. Je vais donc proposer proposer pour rassembler proposer un programme clair, ambitieux, précis et réalisable.
Massif, mes amis. massif, massif dans son soutien à la politique de l’offre parce que des entreprises puissantes et en bonne santé font un pays puissant et en bonne santé. Si nous voulons être libre en tant qu’individu, en tant que nation, nous devons être prospère. J’ai aucun problème avec l’idée de redistribution des richesses, ni avec l’idée de justice sociale. La République ne serait pas la République si elle n’était pas sociale et elle ne sera jamais forte si elle n’est pas juste.
Mais pour redistribuer quelque chose, il faut l’avoir créé. Nous devons produire, croître, innover. Nous avons besoin de prospérité et pas de décroissance. Nous devons donc nous lancer résolument dans une politique de l’offre qui fonctionne, qui marche. Nous l’avons démontré de 2017 à 2020.
Quand nous créons des richesses, le chômage diminue. Quand le chômage diminue, nous créons des richesses. Ce cercle vertueux, il existe. C’est à nous de le réenclencher car pour des raisons que j’ignore, il est aujourd’hui totalement débranché. et notre programme, il sera massif pour garantir le rétablissement de l’ordre parce que de fait, nous le savons, dans un certain nombre de quartiers, dans un certain nombre de rues, nous voyons des territoires perdus ou en tout cas beaucoup plus tenus par les dealers que par la République.
et aucun centimètre carré du territoire de notre pays, que ce soit en métropole ou dans les outremers, aucun centimètre carré de not territoire de notre pays ne doit être soustrait à l’autorité de l’État. Cela passe par des changements radicaux en matière de justice. Je le crois. Nous aurons l’occasion d’en parler. Notre programme, il sera massif dans son investissement en faveur de l’école.
Une école où le mot d’effort intellectuel ne sera pas un gros mot, où le mot d’exigence pour tous ne sera pas un gros mot, où l’objectif d’accomplissement pour tous sera une réalité, une école qui réhabilite le mérite et l’excellence. Tant pis pour les idéologues qui ont expliqué que la méritocratie était une russe de la bourgeoisie. Mes amis, mon grand-père n’avait que le sertif. Mon père a été le premier Philippe à avoir son bac. Et je suis fier par mon travail et ça n’a pas été facile d’avoir réussi tous les concours que j’ai passés.
Moi, je dois tout à l’école publique. Tout. Et parce que j’aime l’école publique, parce que mes enfants sont à l’école publique, je veux qu’elles redeviennent l’école de la réussite et du mérite. Et je veux que le métier de professeur redevienne ce métier envié, honoré, respecté qui était celui de mes parents. Et comme pour l’école, nous devons investir massivement dans notre système de santé pour garantir son accès à tous.
Nous aurons l’occasion d’en reparler, cher Arnaud. Mais nous allons devoir intervenir en matière de formation des médecins, en matière de prévention. Le grand retard français en matière de médecine, c’est la prévention. En matière d’introduction de l’intelligence artificielle dans la médecine, il y a des technologies incroyables qui sont à l’œuvre aujourd’hui. Elles posent plein de questions.
Elles sont susceptibles de causer beaucoup de polémiques, mais elles nous permettent d’avancer. Elles vont nous permettre de transformer l’accès aux soins. Nous avons besoin de les intégrer. Ne les regardons pas de loin avec méfiance. maîtrisons-les pour les mettre au service de l’ensemble de nos concitoyens.
Produire, protéger, éduquer, soigner, voilà les points cardinaux, l’ADN de notre projet. J’en ajouterai un 5e, choisir parce que l’argent public qu’on investira massivement dans ses priorités, il devra être économisé ailleurs, massivement aussi. Mes amis, je suis convaincu que si on s’attaque franchement aux quatre ou cinq grands blocages sur lesquels nous butons depuis des décennies, on peut très vite remettre notre pays sur la bonne trajectoire. Une trajectoire de puissance, de prospérité et de progrès. Une une trajectoire qui permettra aux français d’imaginer la vie qui va avec.
Nous ne devons pas promettre aux Français de régler tous les problèmes. Nous ne pouvons pas régler tous les problèmes et essayer de régler tous les problème. Prétend de régler tous les problèmes, prétend pour tous les sujets de blocage qui existent en France. C’est au fond explicitement consciemment ou inconsciemment se priver de la capacité de régler ceux qui sont véritablement les problèmes. Nous devons et nous allons devoir nous consacrer aux sujets les plus délicats, aux plus centraux, à ceux dont la résolution aura le plus d’impact pour les Français et qui permettront par la suite à chacun de s’épanouir, d’inventer en faisant usage de sa liberté, de son talent, de ses compétences, de ses aspirations, la vie qui va avec.
Nous devons faire confiance aux Français, régler les problèmes qui dépendent de l’État et laisser les Français construire leur vie le plus librement possible une fois que ces problèmes auront été réglés. Ce projet, mesdames et messieurs, il sera massif, mais il sera d’abord et avant tout massivement optimiste. Il sera optimiste parce que la France n’est pas condamnée, parce que les Français ne sont pas résignés, parce que nous sommes un grand peuple, peut-être jamais aussi grand que lorsque nous donnons le sentiment de nous être assoupis dans nos conforts et dans nos contradictions. Mais je vous le dis, ne vous laissez pas abrutir par les déclinistes, par les pessimistes, par les ratiosurs professionnels. Le destin de la France est dans les mains des Français.
Il dépend de nos efforts, de notre résolution, de notre cœur, de notre constance, de notre imagination, de notre espoir. Il dépend de nous. 1 an. Un an, c’est la durée qui nous sépare des élections présidentielles et un an, c’est à la fois très court et très long. Un an pour exposer un programme, pour préparer des équipes, pour écouter, pour convaincre.
Un an, c’est court et c’est ce qui explique sans doute pourquoi certains sont pressés. Pressés de parler au français, pressé de leur écrire. Les deux vont souvent ensemble. C’est d’ailleurs pas une critique. J’ai moi-même pas mal écrit au cours des 5 dernières années et et c’est un exercice extrêmement utile et sain que de poser sur le papier ce que l’on pense, ce que l’on croit et ce sur quoi on veut s’engager.
Mais je l’ai dit sur tous les tons du plus poli au plus fleuri. Je ne pense pas que les Français soient en ce moment réceptif voire même intéressés à la course de sondage alors que nous sommes en fin d’année scolaire au milieu d’une crise des carburants qui frappe durement leur quotidien. J’ai l’impression qu’ils ne sont pas encore non pas du tout intéressés par les décisions publiques, non pas parfois exaspéré ou désespéré, mais pas encore dans l’élection présidentielle proprement dite et je les comprends. 1 an c’est court et c’est précisément pour cette raison que ma candidature elle elle vient de loin. Elle vient d’octobre 2021 quand nous avons créé ce parti.
Elle vient de loin car une candidature à l’élection présidentielle, ça ne s’improvise pas et que contrairement à d’autres, être candidat à la présidentielle n’est pas ma profession. Et puis bah oui, depuis depuis 5 ans, j’ai réfléchi, j’ai écrit, j’ai proposé et j’ai déjà proposé des idées massives. En juin 2023, j’ai été le premier responsable politique à dénoncer l’accord franco-lgérien de 1968 et à m’interroger sur le bien fondé du maintien d’un régime qui prévoit en matière d’entrée de séjour pour les ressortissants algériens un droit particulier. Je l’ai fait parce que les raisons historiques qui avaient conduit à sa conclusion ne me semblaient plus d’actualité. Je l’ai fait parce que le pouvoir algérien ne se montrait pas particulièrement coopératif pour reprendre ses ressortisances sous OQTF ni dans l’ensemble bien disposé à l’égard de la France.
Cette proposition, elle a été accueillie froidement. On m’a pas traité de ma boule mais je me suis senti un peu seul. Je le suis moins. Je n’ai aucune querelle avec le peuple algérien. Aucune.
Je ne désire rien tant que la normalisation de nos relations avec un pays avec lequel nous partageons une histoire dure, une histoire complexe, une histoire traversée, elle aussi de rayon et d’ombre. Mais la pénitence ou la repentance, ça n’est pas pour moi. Et je le dis avec force, avec calme. Car dans ces domaines, il faut être calme. Mais avec force, je n’accepterai pas que la France offre encore des avantages à un pays qui n’a que la critique de la France à la bouche.
J’ai également fait des propositions pour renouer avec une véritable politique de l’offre, une politique de l’offre qui ne soit pas une politique d’échec. Le 6 novembre 2025, j’ai proposé aux entreprises un deal fiscal très simple. 50 milliards de baisse d’impôt de production contre 50 milliards d’euros de baisse d’aide publique. C’est neutre pour les finances publiques. C’est beaucoup plus simple à gérer pour tout le monde.
C’est valable 5 ans et c’est massif. Il faut savoir, mesdames et messieurs, il faut se souvenir de ce que sont les impôts de production. Les impôts de production, c’est des impôts que les entreprises payent même quand elles n’ont pas encore gagné 1 € et parfois même avant d’avoir commencé à produire. Imaginez, vous commencez à payer des impots, vous n’avez pas encore gagné d’argent, mais vous n’avez même parfois pas encore commencé à produire, mais déjà vous payez des impôts. Faut reconnaître que dans ces conditions percées en France, c’est vraiment l’apanage des gens déterminés, des gens débrouillards, dégourdis, des gens qui sont capables de se frotter à un système qui objectivement desser la compétitivité des entreprises françaises et parmi toutes les entreprises françaises, des entreprises industrielles.
Moi, je crois que les entrepreneurs français n’ont pas besoin d’être public. Ils ont besoin de moins d’impôts, de moins de taxes, de plus de visibilité et de plus de stabilité. Et c’est ce que nous allons leur offrer. Vous verrez que ce simple changement leur permettra d’être infiniment plus compétitif vis-à-vis de nos partenaires européens. 3è sujet parce que je suis le maire d’une grande ville portuaire, j’ai vu comme vous tous, mais peut-être moi avec plus d’acuité, j’ai vu l’explosion du trafic de drogue.
J’ai vu le tsunami de produits stupéfiants qui entre sur l’ensemble du continent européen et notamment en France à travers les grandes portes d’entrée que sont les aéroports et les ports. Je l’ai vu débarquer par tonne entière. J’ai vu des douigners et des dockers se faire menacer de mort, eux et leur famille. J’ai vu ce trafic gangriner nos quartiers et nos campagnes. Et personne ici ne peut imaginer que ce fléo est un fléau qui concernerait simplement les grandes agglomérations ou les quartiers des grandes agglomérations.
Pas du tout. Partout en France, partout en France, ce tsunami est en train de ronger la cohésion sociale, de ruiner la santé publique, de corroder l’autorité de l’État. J’ai vu la corruption commencer à se glisser dans notre pays lié à ces trafics. On estime que 30 % du prix d’un kilo de produit stupéfiant est lié à la corruption ou à la logistique au minimum. Alors, qu’est-ce que j’ai fait ?
Ben, j’ai proposé le 8 novembre le 8 décembre 2025 d’instaurer ce que j’ai appelé un état d’urgence narcotrafic sur le modèle de ce que nous avons fait pour lutter contre le terrorisme, applicable à certains endroits dans certaines conditions et évidemment sous contrôle. Mais face à la menace terroriste, nous avons réussi en France à réorganiser notre action administrative et judiciaire et à créer un droit qui permettait d’intervenir lourdement. Et nous avons obtenu des résultats pas parfaits. Il y a pas de perfection en la matière. Pas d’assurance totale que nous réussirions à empêcher de nouveaux actes terroristes.
C’est vrai, mais des résultats qui ont conduit les forces de l’ordre depuis maintenant 10 ans à empêcher la commission sur notre sol d’acte terroriste. Et bien cette réorganisation administrative et judiciaire et ces moyens juridiques nouveaux, ces moyens financiers aussi nouveaux, nous devons les mettre au service d’un combat qui me paraît au moins aussi important que le combat contre le terrorisme parce qu’il est une menace aussi importante sur notre République, sur l’autorité de l’État et sur le tissu social de la nation. Nous devons créer cet instrument d’état d’urgence narcotrafique. Je l’ai proposé. Je me réjouis de savoir que certains continuent ou plus exactement ont décidé de faire leur cette idée que j’ai formulé.
Cet état d’urgence qui doit nous permettre de mener des perquisitions administratives, de confisquer massivement l’argent de la drogue. Les trafiquants ruinent nos quartiers. Nous allons nous les ruiner.
Analyse du discours d’Édouard Philippe – Conseil national d’Horizons, Reims (10 mai 2026)
1. THÈMES
Le discours est massivement centré sur la politique intérieure (49 %), un thème qui écrase les autres sujets. Édouard Philippe y développe une vision managériale et pragmatique de l’action publique, insistant sur l’efficacité des élus locaux et la nécessité de “manches retroussées”. L’économie (16 %) arrive en deuxième position, avec une focalisation sur la politique de l’offre et la réduction des impôts de production, mais sans approfondissement technique. Les thèmes identitaires (14 %) et institutionnels (12 %) sont présents, mais traités de manière secondaire, souvent en lien avec la défense de l’autorité de l’État ou la critique des étiquettes partisanes.
Ce qui est absent : L’immigration et la sécurité (10 %), pourtant souvent associés à la droite, sont ici relégués au second plan, malgré quelques références aux trafics de drogue. L’écologie et les enjeux européens ou internationaux sont quasi inexistants, ce qui marque une volonté de recentrage sur le terrain national et concret.
2. RÉSEAU
Le graphe d’entités révèle une structure en étoile autour de “Reince Cher Arnaud” (probablement Arnaud, figure centrale d’Horizons), qui polarise toutes les connexions. Les liens les plus forts associent ce dernier à :
- Le Havre (ville d’Édouard Philippe, mentionnée avec un ton modérément favorable : +0,23) et Horizons (le parti, +0,41), soulignant l’ancrage territorial et partisan.
- Christophe (un élu local ?), Reims (ville hôte du discours) et Horizon (variante orthographique du parti), tous reliés par des poids égaux.
Associations révélatrices :
- Emmanuel Macron (+0,75) et Jean-Pierre Rafarin (+0,50) bénéficient d’un ton très favorable, proche de l’éloge. Philippe se présente comme l’héritier d’une lignée réformiste (“Je suis fier d’avoir été le premier premier ministre d’Emmanuel Macron”), tout en célébrant des figures historiques de la droite modérée.
- À l’inverse, l’État (-0,30) et la République (-0,29) sont traités avec une nuance critique, reflétant une défiance envers les lourdeurs administratives ou les échecs de gouvernance. Les termes “OQTF” (obligation de quitter le territoire français) et “fléo” (probablement une erreur de transcription pour “fléau”) atteignent la polarité la plus négative (-0,51), associés à une condamnation explicite des trafics et de la corruption.
Opinion exprimée : Philippe construit un récit où Horizons incarne une droite efficace et honnête, en opposition à des élites déconnectées (État, commentateurs) ou à des menaces extérieures (narcotrafic, “tsunami” social). Son ton oscille entre fierté partisane et dénonciation ciblée, sans jamais basculer dans l’attaque frontale.
3. REGISTRE
Le discours est très accessible : avec un score de 64,4 sur l’échelle Kandel-Moles, il se situe entre un texte rédigé en FALC (langage simplifié, 72,0) et un discours technique (Lacan : 37,4). Selon les baselines, c’est un niveau oralisé et pédagogique, adapté à un public large. Les phrases sont courtes (20 mots en moyenne), le vocabulaire simple (4,45 lettres par mot), et la densité lexicale modérée (46,5 %), évitant le jargon.
Registre affectif :
- La joie domine largement (69 % des émotions détectées), avec des pics dans des passages célébrant l’engagement militant :
“Je suis fier d’avoir osé ce mouvement, d’avoir tenté et initié ce mouvement. Et je sais d’où je viens, mais je sais également où je suis. Je suis à la tête d’un parti politique de droite et élu au Havre…” “La politique c’est d’abord et avant tout une dynamique parce qu’elle est profondément humaine. Nous sortons tous de ces élections municipales avec cette certitude, cette sensation qui est glorieuse…”
- La colère (18 %) émerge dans les dénonciations des trafics ou des “commentateurs” politiques, mais reste contenue. La tristesse (9 %) et la peur (2 %) sont marginales.
4. VALEURS
Le discours est fortement ancré dans les fondements moraux de l’autorité (7,86 occurrences pour 1 000 mots) et de la loyauté (4,61). Ces valeurs structurent un récit où :
- L’autorité est présentée comme un rempart contre le chaos (trafics, corruption) et un gage d’efficacité (“rétablir l’autorité de l’État”).
- La loyauté est célébrée à travers les figures historiques (Chirac, Rafarin) et les élus locaux, incarnant une droite unie et fiable.
Les valeurs de bienveillance (2,22) et d’équité (2,05) sont présentes, mais instrumentalisées : elles servent à justifier une politique de l’offre (“créer des richesses pour financer la redistribution”) ou à défendre l’école du mérite. La pureté (1,20) est quasi absente, confirmant l’absence de rhétorique identitaire ou moralisatrice.
5. ARGUMENTS
Le fil argumentatif principal repose sur trois thèses structurantes :
- Horizons comme parti de l’action concrète (C1) : Philippe oppose les élus locaux, “premiers de cordée” qui “disent la vérité” et “changent la vie”, aux élites parisiennes ou aux idéologues. Cette thèse légitime son leadership et celui d’Arnaud.
- L’efficacité par la clarté politique (C2) : Il défend une droite transparente sur ses alliances (avec Macron, mais sans renier ses racines UMP), en contraste avec des adversaires “moins clairs”. Les victoires municipales sont présentées comme la preuve de cette stratégie.
- L’ordre et l’autorité comme priorités (C5) : Le discours martèle la nécessité de mesures radicales contre les trafics (“état d’urgence narcotrafic”), en liant sécurité et cohésion sociale. Cette thèse sert à mobiliser la base militante autour d’un ennemi commun.
Justifications clés :
- Le pragmatisme : Les électeurs votent pour des “solutions” (C3), pas pour des étiquettes. Cette prémisse permet de rejeter le clivage gauche-droite au profit d’un discours managérial.
- La responsabilité : L’État doit se concentrer sur “quelques blocages majeurs” (C7) pour éviter la dilution des efforts, une justification pour une action ciblée (économie, école, sécurité).
SYNTHÈSE
Ce discours révèle une stratégie de recentrage militant : Édouard Philippe y construit l’identité d’Horizons comme une droite efficace, locale et loyale, en évitant soigneusement les thèmes clivants (écologie, Europe) et en minimisant les références à l’immigration. Les données montrent une polarisation affective maîtrisée : la joie domine pour fédérer, tandis que la colère est réservée à des cibles précises (trafics, commentateurs), sans jamais attaquer frontalement des adversaires politiques. Le registre, volontairement accessible, et les valeurs d’autorité et de loyauté dessinent un projet politique autoritaire-managérial, où l’État doit être à la fois ferme et pragmatique. Enfin, l’absence de carte argumentative complexe suggère une volonté de simplicité : Philippe mise sur des messages clairs et répétitifs, adaptés à une communication médiatique et militante. Derrière le ton consensuel, les données dévoilent un discours de mobilisation partisane, où la fierté et la dénonciation ciblée servent à souder une base autour d’un leadership local.
Arguments identifiés
- C1 (high) — Horizons est un parti de ‘manches retroussées’ au service des citoyens
Justification : Les maires et élus d’Horizons incarnent l’engagement concret, la vérité envers les électeurs et la capacité à prendre des décisions difficiles - C2 (high) — La clarté sur les alliances et le positionnement politique est essentielle pour réussir
Justification : Les élections municipales ont montré que l’union sans compromission et la transparence sur les désaccords ont été efficaces pour les victoires électorales - C3 (high) — Un espace politique ne se définit pas par des étiquettes idéologiques mais par une dynamique humaine et des solutions concrètes
Justification : Les électeurs ne votent pas pour des cases partisanes mais pour des réponses à leurs problèmes quotidiens (santé, transport, sécurité) - C4 (high) — La France doit mener une politique de l’offre ambitieuse pour relancer la prospérité
Justification : La réduction des impôts de production et la création de richesses permettent de financer la redistribution et de réduire le chômage - C5 (high) — Le rétablissement de l’ordre et de l’autorité de l’État est une priorité absolue
Justification : Les trafics de drogue et la corruption minent la cohésion sociale et nécessitent des mesures radicales comme un ‘état d’urgence narcotrafic’ - C6 (high) — L’école publique doit redevenir un levier de mérite et d’excellence
Justification : L’effort intellectuel, l’exigence et la réhabilitation du métier d’enseignant sont indispensables pour la réussite de tous - C7 (high) — La France doit se concentrer sur quelques blocages majeurs pour retrouver une trajectoire de puissance et de progrès
Justification : Vouloir régler tous les problèmes dilue les efforts et empêche de résoudre ceux qui ont un impact réel sur la vie des Français