AFK.live
Pipeline · 18 h 13 Sam. 13 juin · N° 0545
Ça buzze 3 entités nommées · z-score anormal sur les 6 dernières h
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01 · Clusters · agrégation automatisée

Tout le monde en parle.

Sujets agrégés en continu par BERTopic depuis 254 sources.

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EN PIC CLUSTER · Accumulation des plaintes et ampleur des accusations
+8 %

Affaire Patrick Bruel : deux nouvelles plaintes pour viol et agression sexuelle déposées contre le chanteur

F LF T A 4 sources · 28 articles
+72 dernières 24 h
03 · Threads · éditorialisés

La rédac choisit.
L'algo entretient.

THREAD ACTIF · 21 articles Le cadrage AFK · 13 juin 2026

Présidentielle 2027

Course à l'Élysée 2027 : déclarations, sondages, stratégies et alliances des candidats déclarés ou pressentis — du RN (Le Pen, Bardella) à la droite (Retailleau, Bertrand, Wauquiez) et au centre (Philippe, Attal, Borne), jusqu'à Mélenchon, la primaire de la gauche unitaire (Tondelier, Ruffin, Autain, Lucas) et les figures socialistes, communistes et écologistes (Faure, Vallaud, Glucksmann, Roussel, Guedj, Batho).

Science

Ebola en RDC — Urgence sanitaire OMS

Suivi de l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo et de la réponse de l'OMS, notamment la déclaration d'urgence de santé publique de portée internationale (USPPI).

Urgence sanitaire et progression de l'épidémie Enjeux géopolitiques et réactions régionales Recherche et riposte médicale Crise humanitaire et conditions des soignants
4 cadrages
+12 CETTE NUIT
12 art.
11 sources
Société

Coupe du monde 2026

Le Mondial 2026 aux États-Unis, Mexique et Canada : le sport et ses résultats, mais aussi les enjeux économiques, géopolitiques et écologiques du plus grand tournoi de l'histoire de la FIFA.

Sport et compétition Tensions géopolitiques et diplomatiques Enjeux économiques et financiers
3 cadrages
+9 CETTE NUIT
9 art.
9 sources
Culture

Festivals de l'été 2026

La saison des festivals de musique de l'été 2026 en Europe : annonces, line-ups et comptes-rendus, des grandes scènes parisiennes et internationales aux petits festivals de région.

Découverte des petits festivals régionaux Programmation et line-ups des grands festivals Expérience festive et ambiance des événements
3 cadrages
+8 CETTE NUIT
8 art.
6 sources
04 · Le poids des mots · chroniques NLP signées

Décortiquer
une prise de parole.

Sept indicateurs NLP — entités, thèmes, Latouromètre, lisibilité, registre moral, émotions, arguments — sur une interview ou un discours.

Méthodologie complète →
Le poids des mots Édouard Philippe · Interview · France Inter · 28 mai 2026

Fallait-il écouter l'interview d'Édouard Philippe à la matinale de France Inter ?

« Autorité 10,5 pour 1000 mots, et une écologie qui parle beaucoup mais penche « Local » (42 %) plus que « Terrestre » : Édouard Philippe décarbone par le nucléaire et l'adaptation, pas par la défense du vivant. »
Mots
3 998
Arguments
7
Lisibilité K-M
73,00
Autorité MFT
10,51
Lire la chronique → Une droite de gouvernement qui se démarque du RN et de Retailleau : pro-Europe, contre le réseau Bolloré, mais une écologie de l'adaptation et du nucléaire qui penche « Local » (42 %) plus que « Terrestre », et un retour de la retraite à 67 ans. Autorité 10,5/1000 mots. On attend le programme promis.
Fig.A · Fondations morales
Fig. 06 Fondations morales
Autorité10,51Équité3,75Bienveillance2,25Loyauté1,00Pureté0,25
Fig.B · Profil émotionnel
Fig. 05 Profil émotionnel
colère0,36tristesse0,29joie0,27surprise0,04peur0,04dégoût0,00Part neutre : 59 %
Fig.C · Lisibilité Kandel-Moles
Fig. 04 Lisibilité
Comptines100,3Édouard Philippe73,0Texte rédigé en FALC72,0Lacan — Discours de Rome (1953)37,4Conseil d'État (n° 368082)29,8
05 · Dossiers · longue durée, plusieurs voix

Une bibliothèque vivante.

Des dossiers prompted, qui agrègent articles, livres, vidéos et podcasts autour d'une question éditoriale. Pas un fil d'actu : un objet long.

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#Manifestive : la fête contre la loi
Société ↻ 11 juin 2026

#Manifestive : la fête contre la loi

La loi anti-free-party de 2026 voulait faire taire les teufeurs. C'est l'inverse qui se produit : la riposte s'organise. Ce dossier raconte la contre-offensive du mouvement free-party — dans la rue, sur les réseaux, à l'Assemblée. On montre la fête qui relève la tête : #manifestive, défense parlementaire du droit à la fête, analyses libertaires, et la documentation des violences policières contre les rassemblements festifs autonomes.

free party teuf manifestive droit à la fête + 6
20 ressources
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Israël 2026 : un Premier ministre au tribunal, un pays aux urnes
Géopolitique internationale ↻ 07 juin 2026

Israël 2026 : un Premier ministre au tribunal, un pays aux urnes

Dossier pédagogique sur les élections législatives anticipées israéliennes de 2026. En mai 2026, Benjamin Netanyahu provoque la dissolution de la Knesset alors qu'il fait face à un procès pour corruption. Ce dossier décrypte le contexte de cette dissolution surprise, les enjeux judiciaires qui pèsent sur le Premier ministre, la cartographie des forces politiques en présence (de l'alliance Beyahad à la Liste arabe commune), et la bataille de l'information autour des sondages électoraux.

élections israéliennes Benjamin Netanyahu procès corruption Knesset + 10
17 ressources
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Cannes 2026 : six cinéastes, six portes d'entrée vers les salles obscures
Culture ↻ 01 juin 2026

Cannes 2026 : six cinéastes, six portes d'entrée vers les salles obscures

La 79ᵉ édition du Festival de Cannes (12–23 mai 2026) vient de se terminer. Ce dossier choisit six réalisateurs et réalisatrices repérés dans les trois grandes sélections (Compétition, Un Certain Regard, Quinzaine des cinéastes), et part de leur film cannois 2026 pour remonter leur filmographie. Une visite guidée des sélections cannoises : du cœur de la Compétition (Gray, Sachs, Los Javis) vers les découvertes d'Un Certain Regard (Schoenbrun et sa Queer Palm), puis l'audace de la Quinzaine (Barnard, Jung).

Festival de Cannes 2026 Compétition officielle Un Certain Regard Quinzaine des cinéastes + 10
23 ressources
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02 · Idées · think-tanks, instituts, sondages

Notes, rapports, sondages.

Les think-tanks, fondations et instituts de sondage publient — AFK relie et classe par sensibilité politique. La rédac épingle l'essentiel ; le framing auto regroupe les angles d'un même débat, de gauche à droite.

Explorer la page Idées →
↺ Le framing auto 2 instituts · 2 bords · détection sémantique

« Quelles sont les causes et les conséquences de la polarisation politique en Colombie à l'approche du second tour de l'élection présidentielle de 2026, et quels scénarios sont envisageables pour l'avenir du pays ? »

R
Révolution Permanente
extrême gauche
CONTRE — Analyse critique de la droite radicale et de la gauche modérée
« La Colombie est au bord d'un basculement réactionnaire avec l'ascension d'Abelardo de la Espriella, figure de l'extrême droite pro-impérialiste, tandis que la gauche de Petro et Cepeda ne propose qu'une conciliation de classe sans rupture avec le capitalisme, laissant les masses populaires sans alternative véritable. »
I
IRIS
centre
NUANCÉ — Analyse géopolitique et sociétale
« Les résultats du premier tour révèlent une société colombienne profondément divisée, où la droite radicale progresse en capitalisant sur les frustrations sociales et sécuritaires, tandis que la gauche modérée peine à élargir son électorat au-delà de sa base historique. »
⋯ La synthèse AFK

La Colombie traverse une période de profonde polarisation politique, où la droite radicale, portée par un discours anti-système et sécuritaire, défie une gauche modérée au pouvoir depuis 2022. Si les deux camps s'affrontent dans un second tour serré, les résultats reflètent moins un clivage idéologique tranché qu'une crise des institutions traditionnelles et une défiance généralisée envers les élites. Quel que soit le vainqueur, la Colombie devra composer avec des défis structurels persistants : inégalités sociales criantes, violence endémique et dépendance économique. La capacité des forces politiques à répondre à ces enjeux, ou à les instrumentaliser, déterminera l'avenir du pays.

★ Épinglés par la rédac Les 3 de la semaine →
D droite
Étude

Industrie : un problème de financement

L’information a été officialisée cette semaine : la plupart des grandes banques françaises réduisent leurs investissements dans l’industrie pétrolière, au nom de la défense du climat. Une position qui nuit aux entreprises françaises et les soumet encore davantage aux capitaux américains, pays où les banques, au contraire, augmentent leurs investissements. La bataille pour l’industrie et l’autonomie [ ] The post Industrie : un problème de financement first appeared on Institut Des Libertés .

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I centre
Rapport

Sommet sino-nord-coréen : pourquoi la Chine cherche-t-elle à renforcer son partenariat avec la Corée du Nord ?

Le président chinois Xi Jinping s’est rendu le 8 juin en Corée du Nord pour un sommet avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. Depuis le début de la guerre en Ukraine, Pyongyang a nettement renforcé sa coopération avec Moscou, notamment sur le plan militaire et diplomatique, ce qui contribue à augmenter les tensions dans la région. À travers cette visite, la Chine cherche à consolider son alliance avec la Corée du Nord, afin de préserver son influence dans la région et affirmer sa puissance face à la Russie. Dans le même temps, la poursuite de la Corée du Nord de son programme nucléaire et ses essais balistiques représente une menace grandissante pour les pays voisins et la stabilité régionale. Quel le bilan peut-on tirer de la visite du président chinois en Corée du Nord ? Quels sont les objectifs stratégiques poursuivis par la Chine face au rapprochement entre Moscou et Pyongyang. Quelles pourraient être les conséquences d’un renforcement de la coopération sino-nord-coréenne pour la sécurité régionale ? Le point avec Emmanuel Lincot, directeur de recherche à l’IRIS, co-responsable du Programme Asie-Pacifique. Quel état des lieux peut-on dresser de la relation sino-nord-coréenne et quels étaient les principaux enjeux (politiques, économiques, diplomatiques et sécuritaires) de cette rencontre entre Xi Jinping et Kim Jong-un ? Cette rencontre a eu lieu les 8 et 9 juin à Pyongyang. Elle a été préparée, côté chinois, par le département des Affaires du Parti, une branche particulière des Affaires étrangères, en grande partie gérée par les services de renseignement. C’est le premier déplacement du dirigeant chinois à l’étranger depuis le début de l’année. Xi Jinping et Kim Jong-un s’étaient déjà rencontrés en présence de Vladimir Poutine le 3 septembre dernier dans une démonstration de force déployée sur la place Tiananmen, officiellement pour commémorer la fin de la Seconde Guerre mondiale et la victoire contre le Japon, et pour rappeler que Pyongyang ne devait pas échapper au giron chinois, au seul profit de la Russie. Les déboires de Moscou sur le front ukrainien ont scellé un rapprochement inédit entre Pyongyang et la capitale russe et, au risque d’être marginalisé, Pékin a bien compris qu’il pouvait y avoir un risque pour la Chine de se voir écarté du grand jeu en Asie du Nord-Est tandis que ses relations avec le Japon se détériorent, chaque mois davantage. Quoi qu’il en soit, Pyongyang se retrouve au centre des attentions russes et chinoises. Ce triumvirat profite des difficultés des États-Unis au Moyen-Orient pour renforcer une coopération qui porte sur la livraison d’armes nord-coréennes à la Russie en échange, vraisemblablement, d’une aide russe dans la construction de sous-marins nucléaires. Pour ce qui concerne les relations sino-coréennes, ces dernières sont désormais plus transactionnelles que hiérarchiques. Xi Jinping cherche à rééquilibrer ces relations, alors que Kim Jong-un a gagné en autonomie diplomatique et en importance sur la scène internationale. Cette visite d’État est aussi l’occasion pour Pékin de promouvoir la Corée du Nord comme destination touristique, renforçant ainsi la dépendance économique de Pyongyang envers la Chine. En somme, ce voyage est à la fois une opération de séduction envers Kim Jong-un, une tentative de réaffirmer la prééminence chinoise face à la Russie, et un moyen pour Pékin de maintenir son influence dans une région en pleine recomposition géopolitique. Signes intéressants : Xi Jinping, alors accompagné de son épouse Peng Liyuan, tout ébaudis par les chorégraphies réaliste-socialistes qui étaient offertes en l’honneur du couple présidentiel chinois, s’est montré pour la première fois avec des cheveux grisonnants et devisait avec Kim Jong-un en arborant en public une paire de lunettes. Protocolairement parlant, il s’agissait sans doute de rappeler, sur un mode à la fois paternaliste et confucéen que le dirigeant chinois gardait un ascendant sur son jeune interlocuteur nord-coréen. Dans un contexte de rapprochement entre Moscou et Pyongyang, quels sont les objectifs poursuivis par la Chine à travers le renforcement de sa relation avec la Corée du Nord ? La Corée du Nord a réaffirmé à plusieurs reprises que son statut de puissance nucléaire était « irréversible ». Xi Jinping, tout en louant l’amitié « invincible » entre les deux pays, acquise durant la lutte opposant le Nord au Sud de la péninsule de 1950 à 1953, a insisté sur la nécessité de la stabilité régionale. La Chine, bien que soutenant traditionnellement la dénucléarisation, semble désormais accepter le fait accompli du programme nucléaire nord-coréen, tout en cherchant à éviter une escalade des tensions. Pour Pyongyang, la réunification avec le Sud n’est plus évoquée. C’est un signe inquiétant adressé à l’encontre de Séoul. Toute tentative de réconciliation avec le « frère ennemi » semble vouée désormais à l’échec. Les relations entre la Chine et la Corée du Nord sont par ailleurs liées à des enjeux économiques d’importance, avec l’intensification des échanges aériens commerciaux et le développement des zones portuaires frontalières, celle de Dandong-Sinŭiju en particulier. Il s’agit d’un hub logistique majeur pour la Corée du Nord, utilisé pour l’importation de pétrole (et d’autres marchandises). La raffinerie de pétrole de Ponghwa, située à Sinŭiju même, traite une partie du pétrole brut importé de Chine. Le développement des infrastructures touristiques de la ville de Samjiyon a certainement été abordé. Dans cette même optique, la station de ski du Mont Masik devrait accueillir à terme un flux important de touristes chinois. Ces projets s’inscrivent dans la doctrine économique du « Byungjin » (développement parallèle de l’économie et de l’arme nucléaire) de Kim Jong-un. Rappelons que les échanges avec la Chine représentent à ce jour une part très majoritaire du commerce total de la Corée du Nord avec l’étranger. À l’inverse, la Chine aura besoin de sécuriser à terme ses points de passage autour du littoral nord-coréen afin d’emprunter la voie du pôle des Nouvelles Routes de la Soie empruntant la voie de la Sibérie. Dans quelle mesure un renforcement de l’alliance sino-nord-coréenne pourrait-il impacter les équilibres stratégiques sur le continent asiatique ? Il s’agit bel et bien d’une alliance en vigueur depuis la signature en 1961 d’un Traité d amitié, de coopération et d assistance mutuelle. En cas d’agression, la Chine se doit d’apporter une assistance militaire à la Corée du Nord, et réciproquement. Xi Jinping s’est dit, auprès de son hôte prêt à « maintenir une communication stratégique étroite et continuer à guider les relations entre la Chine et la Corée du Nord vers de nouveaux sommets » , a rapporté l’agence de presse officielle chinoise Chine nouvelle . Il a ajouté que « les deux parties devraient renforcer leurs échanges diplomatiques, policiers et militaires » . Cela signifie que Pékin prend du champ vis-à-vis de Washington dans le souhait américain d’opter pour une dénucléarisation de la péninsule. Cette position s’explique par la volonté de la Chine de maintenir un État-tampon stable face aux forces américaines en Corée du Sud, et de consolider son alliance avec Pyongyang. En somme, la Chine reconnaît implicitement la Corée du Nord comme puissance nucléaire, tout en cherchant à éviter tout conflit régional qui pourrait menacer ses intérêts. Et contrairement à 2019, où Kim Jong-un espérait encore négocier avec les États-Unis via la Chine, la situation a évolué : la Corée du Nord mise désormais sur le renforcement de son arsenal nucléaire et ne cherche plus à normaliser ses relations avec Washington. Cette posture réduit les marges de manœuvre diplomatiques pour les Américains, qui doivent composer avec un bloc sino-russe plus soudé. Le Japon craint que cette alliance renforcée entre la Chine et la Corée du Nord n’encourage Pyongyang à poursuivre ses essais de missiles (dont certains ont déjà survolé le territoire japonais) et à ignorer les sanctions internationales, avec le soutien tacite de la Chine. La reprise des liaisons ferroviaires et aériennes entre les deux pays en 2026 est aussi vue comme un contournement des pressions économiques exercées par l’ONU. Enfin, la visite de Xi Jinping s’inscrit dans une dynamique où Pékin, Moscou et Pyongyang cherchent à afficher un front commun face à l’Occident, ce qui isole davantage le Japon et la Corée du Sud dans leur politique de fermeté envers la Corée du Nord qui a rappelé, dans ce contexte, que son statut de puissance nucléaire était « absolument non-négociable ». En d’autres mots, à Tokyo, la rencontre de Pyongyang est perçue comme un signal alarmant de consolidation d’un bloc sino-nord-coréen (voire sino-russo-nord-coréen), qui déstabilise l’équilibre régional et menace directement la sécurité du Japon. La question nucléaire reste le point de crispation majeur, avec un sentiment d’impuissance face à l’inaction chinoise sur ce dossier. L’article Sommet sino-nord-coréen : pourquoi la Chine cherche-t-elle à renforcer son partenariat avec la Corée du Nord ? est apparu en premier sur IRIS .

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Rapport

Victoire électorale des forces pro-occidentales en Arménie : et maintenant ?

Le 7 juin 2026, les Arméniens étaient appelés aux urnes pour élire leur Premier ministre. À l’issue du scrutin, Nikol Pachinian a été réélu avec 49,8 % des voix, loin devant le candidat pro-russe Samvel Karapetian, qui a obtenu 23,3 % des suffrages. Cette élection intervient dans un contexte marqué par de profonds bouleversements pour l’Arménie. La défaite face à l’Azerbaïdjan lors de la guerre de 2020, puis la reprise du Haut-Karabagh par Bakou en 2023, ont profondément marqué le pays et entraîné le déplacement massif de populations. Malgré leur alliance historique, Moscou n’est pas intervenu pour empêcher la perte de l’enclave, alimentant une forte défiance à l’égard de la Russie au sein de la société arménienne. Dans quel contexte se sont déroulées les élections législatives en Arménie ? En quoi ce scrutin traduit-il une volonté du pays à prendre ses distances avec Moscou ? Un rapprochement avec l’Union européenne et les États-Unis est-il envisageable ? Enfin, quelles perspectives le résultat des élections ouvre-t-il pour la normalisation des relations entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan ? Le point avec Didier Billion, directeur adjoint de l’IRIS. Quel est le contexte dans lequel se sont tenues les élections législatives en Arménie ? L’Arménie sort de plusieurs années de fortes tensions qui ont traumatisé une grande partie de la population. Cela s’explique tout d’abord par la lourde défaite militaire face à l’Azerbaïdjan en 2020, puis la reprise du Haut-Karabagh par celui-ci en 2023 qui entraina le départ de 100 000 à 120 000 Karabakhiens dont une majorité se réfugie en Arménie. Plus récemment, la guerre israélo-étatsunienne contre l’Iran voisine aggrave les inquiétudes, même si l’Arménie n’a pas été touchée par les combats. Les relations économiques avec la République islamique ne sont certes pas significatives – moins de 4 % des échanges –, mais c’est en l’occurrence la frontière commune qui constitue une véritable ouverture et donc un enjeu stratégique vital pour un pays enclavé dont les frontières avec la Turquie et l’Azerbaïdjan sont fermées depuis de nombreuses années. Enfin, si un texte traçant la perspective de la signature d’un accord de paix a été validé avec l’Azerbaïdjan en août 2025 à Washington sous l’égide de Donald Trump, il n’est pour l’instant pas ratifié par les parlements arménien et azerbaïdjanais. Dans quelle mesure la réélection de Nikol Pachinian traduit-elle la volonté de la société arménienne de se détacher de l’influence russe ? Quelles pourraient être les conséquences sur les relations bilatérales entre Erevan et Moscou ? En quoi le résultat de ce scrutin pourrait-il renforcer les perspectives de rapprochement de l’Arménie avec l’Union européenne et les États-Unis ? Le score obtenu par le Premier ministre sortant, Nikol Pachinian, affleurant les 50 % des suffrages exprimés, traduit un indéniable soutien à la politique qu’il mène, notamment au niveau régional. Une forte défiance à l’égard de la Russie est manifeste, notamment depuis les guerres de 2020 et 2023 au cours desquelles beaucoup d’Arméniens se sont sentis trahis en raison de la non-intervention de Moscou, en dépit du rôle de protecteur qu’il prétendait incarner depuis la proclamation de l’indépendance. Cette situation a abouti au gel de la participation de l’Arménie à l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), organisation politico-militaire dominée par la Russie dont font partie plusieurs États anciennement membres de l’URSS. C’est aussi pourquoi Nikol Pachinian oriente avec précaution son pays vers les puissances occidentales. Dans ce contexte Moscou n’a pas hésité pour sa part à proférer des menaces en termes assez peu voilés, au cours des dernières semaines. Vladimir Poutine a ainsi déclaré durant la campagne électorale en Arménie que les ventes de gaz à tarif préférentiel pourraient passer au prix européen, soit environ quatre fois plus cher, si le processus de rapprochement avec l’Union européenne (UE) se poursuivait, alors qu’une loi enclenchant la procédure d’adhésion à l’UE a été votée par le parlement arménien en mars 2025. Le tropisme pro-européen existe donc à Erevan, mais c’est aussi sa relation avec les États-Unis qui inquiète la Russie. Les accords conclus avec l’Azerbaïdjan déjà évoqués sont en effet significatifs. Non seulement ils ont fait apparaître Donald Trump comme un faiseur de réconciliation entre deux peuples depuis longtemps en guerre, ce dont il s’est largement vanté, mais surtout il a considérablement fait avancer le projet, modestement intitulé « Route Trump pour la paix internationale et la prospérité ». Si cela se concrétise, ce corridor – comportant routes, voies ferroviaires, oléoducs et gazoducs – reliera l’Azerbaïdjan à son exclave le Nakhitchevan facilitant ainsi considérablement le transit entre l’Asie centrale et l’Europe, singulièrement la Turquie, tout en contournant la Russie et l’Iran. L’influence étatsunienne s’est encore renforcée à l’occasion de la visite du vice-président J. D. Vance – une première de ce niveau en Arménie – au mois de février 2026. Plusieurs contrats ont alors été signés portant notamment sur les drones, le nucléaire civil, les puces informatiques. Cette visite se poursuivit par une étape à Bakou au cours de laquelle a été signé un accord de coopération stratégique avec l’Azerbaïdjan. On le comprend, Moscou a quelque raison de s’inquiéter en constatant sa perte d’importance graduelle. Le résultat des élections encourage clairement Nikol Pachinian à poursuivre dans la même voie et approfondir son rapprochement avec l’Union européenne d’une part et les États-Unis d’autre part. Nikol Pachinian a déclaré vouloir « institutionnaliser un accord de paix entre l Arménie et l Azerbaïdjan ». À l issue de cette élection et en l absence d une majorité au Parlement pour adopter des amendements constitutionnels, quelles sont ses marges de manœuvre quant au dossier du conflit au Haut-Karabagh ? Doit-on s’attendre à une stabilisation des tensions dans le Caucase ou au contraire à une intensification des rivalités régionales ? La question qui se pose désormais ne concerne plus à proprement parlé le Haut-Karabagh, puisque la quasi-totalité de ses habitants a été obligée d’en fuir en 2023 et que le territoire a désormais rejoint l’Azerbaïdjan. Ce fait a été reconnu par Nikol Pachinian lui-même – ce qui lui vaut des accusations récurrentes de trahison – mais le président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, en position de force, exige des amendements dans la constitution arménienne pour retirer toute référence au Haut-Karabakh. En tout état de cause, c’est désormais la relation directe et la normalisation entre les deux États du Caucase du Sud qui est centrale. Les cicatrices ne sont pas refermées et les défis nombreux tant les trois décennies de conflit ont engendré des haines réciproques. L’Arménie accuse par exemple l’Azerbaïdjan d’occuper illégalement 200 km 2 de son territoire et le processus de délimitation des frontières n’est pas terminé. Par sa politique atlantiste et de rapprochement avec l’Union européenne Nikol Pachinian cherche à renforcer ses soutiens et continuera dans cette voie confirmant la perte d’influence russe dans la région. 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