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THREAD ACTIF · 19 articles Le cadrage AFK · 04 juin 2026

Ebola en RDC — Urgence sanitaire OMS

L’épidémie d’*Ebola* en RDC s’aggrave sous le regard de l’OMS, dont la réponse suscite des interrogations tandis que les soignants et les populations locales subissent de plein fouet ses conséquences.

Ouvrir le thread · 19 articles +7 cette nuit
01 · Clusters · agrégation automatisée

Tout le monde en parle.

Sujets agrégés en continu par BERTopic depuis 247 sources.

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EN PIC CLUSTER · Adoption législative et opposition politique
+21 %

L’Assemblée nationale adopte une proposition de loi pour réduire l’exposition au cadmium, malgré l’opposition du gouvernement

S F LH TI 4 sources · 23 articles
+41 dernières 24 h
02 · Threads · éditorialisés

La rédac choisit.
L'algo entretient.

Politique France

Loi d'urgence agricole

Projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (27 articles, examen mai 2026) : clauses miroirs, restauration collective, réserves d'eau, mégabassines, mégapoulaillers, loup, sanctions contre dégradations et recours abusifs.

Parcours législatif et équilibres politiques Conflits juridiques et compatibilité européenne Clivages idéologiques et critiques sociétales Contenu et enjeux des mesures phares
4 cadrages
+4 CETTE NUIT
12 art.
11 sources
Société

Prohibition des stupéfiants

Conséquences de la prohibition des stupéfiants en France : narcotrafic et violences, politiques sanitaires et de réduction des risques, débat sur la légalisation et la dépénalisation.

Violences et narcotrafic en France Politiques sanitaires et réduction des risques Débat sur la légalisation et dépénalisation Innovations et alternatives thérapeutiques
4 cadrages
+12 CETTE NUIT
22 art.
12 sources
Politique France

Présidentielle 2027

Course à l'Élysée 2027 : déclarations, sondages, stratégies et alliances des candidats déclarés ou pressentis — du RN (Le Pen, Bardella) à la droite (Retailleau, Bertrand, Wauquiez) et au centre (Philippe, Attal, Borne), jusqu'à Mélenchon, la primaire de la gauche unitaire (Tondelier, Ruffin, Autain, Lucas) et les figures socialistes, communistes et écologistes (Faure, Vallaud, Glucksmann, Roussel, Guedj, Batho).

Primaires et recompositions à gauche Stratégies et alliances des candidats de droite et du centre Nouveaux enjeux et figures émergentes Dynamiques sondagières et transferts d'électorat
4 cadrages
+9 CETTE NUIT
16 art.
10 sources
03 · Le poids des mots · chroniques NLP signées

Décortiquer
une prise de parole.

Sept indicateurs NLP — entités, thèmes, Latouromètre, lisibilité, registre moral, émotions, arguments — sur une interview ou un discours.

Méthodologie complète →
Le poids des mots Gabriel Attal · Interview · Brut · 24 mai 2026

Fallait-il regarder l'interview de Gabriel Attal sur Brut ?

« Autorité 12,18 pour 1000 mots contre 3,04 d'équité, climat introuvable : Attal annonce « l'avenir » mais renvoie son projet à l'automne — seule la capitalisation des retraites est posée, sans en dire la forme. »
Mots
15 441
Arguments
7
Lisibilité K-M
73,10
Autorité MFT
12,18
Lire la chronique → Une candidature lancée très tôt pour forcer le débat, mais un entretien d'1h30 sans programme : la retraite par capitalisation est la seule proposition vraiment construite, et encore sans en dire la forme. Le reste est renvoyé à l'automne. Autorité omniprésente, climat absent.
Fig.A · Fondations morales
Fig. 06 Fondations morales
Autorité12,18Équité3,04Bienveillance1,10Loyauté0,91Pureté0,06
Fig.B · Profil émotionnel
Fig. 05 Profil émotionnel
colère0,38tristesse0,31joie0,21surprise0,05peur0,04dégoût0,00Part neutre : 51 %
Fig.C · Lisibilité Kandel-Moles
Fig. 04 Lisibilité
Comptines100,3Gabriel Attal répond aux questions …Gabriel Attal répond aux questions de Rémy Buisine sur Brut.73,1Texte rédigé en FALC72,0Lacan — Discours de Rome (1953)37,4Conseil d'État (n° 368082)29,8
04 · Dossiers · longue durée, plusieurs voix

Une bibliothèque vivante.

Des dossiers prompted, qui agrègent articles, livres, vidéos et podcasts autour d'une question éditoriale. Pas un fil d'actu : un objet long.

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Cannes 2026 : six cinéastes, six portes d'entrée vers les salles obscures
Culture ↻ 01 juin 2026

Cannes 2026 : six cinéastes, six portes d'entrée vers les salles obscures

La 79ᵉ édition du Festival de Cannes (12–23 mai 2026) vient de se terminer. Ce dossier choisit six réalisateurs et réalisatrices repérés dans les trois grandes sélections (Compétition, Un Certain Regard, Quinzaine des cinéastes), et part de leur film cannois 2026 pour remonter leur filmographie. Une visite guidée des sélections cannoises : du cœur de la Compétition (Gray, Sachs, Los Javis) vers les découvertes d'Un Certain Regard (Schoenbrun et sa Queer Palm), puis l'audace de la Quinzaine (Barnard, Jung).

Festival de Cannes 2026 Compétition officielle Un Certain Regard Quinzaine des cinéastes + 10
23 ressources
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Agriculture du vivant : panorama des techniques durables qui fonctionnent
Environnement ↻ 20 mai 2026

Agriculture du vivant : panorama des techniques durables qui fonctionnent

Du livre de Charlène Descollonges sur l'hydrologie régénérative à la ferme autonome bio de Félix Noblia, en passant par les haies bocagères, le semis direct sur sol vivant, l'urine recyclée et le biocontrôle, ce dossier recense les piliers de l'agriculture régénératrice déployés concrètement par des praticiens sérieux, sans angélisme ni agri-bashing. Un panorama en 14 nœuds qui explore les techniques qui fonctionnent : l'eau comme boussole, le sol vivant et ses tensions, la fertilité régénérée, la protection sans destruction, l'incarnation paysanne, et la question politique du financement de la transition.

agriculture régénératrice hydrologie régénérative sols vivants agroécologie + 8
14 ressources
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Résistances à l'IA générative : cartographie des luttes éthiques
Société ↻ 13 mai 2026

Résistances à l'IA générative : cartographie des luttes éthiques

Une cartographie des voix critiques, des résistances organisées et des questions éthiques posées par l'essor de l'IA générative. Du geste littéraire aux mobilisations territoriales, des enjeux sociaux aux questions de surveillance et d'armement, ce dossier explore les trois fronts de l'opposition à l'IA sans parti pris, pour nourrir le débat sur la régulation.

intelligence artificielle éthique surveillance data centers + 5
18 ressources
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05 · Topics · 8 rubriques permanentes

Le monde,
refait chaque nuit.

Huit rubriques permanentes, recomposées toutes les nuits.

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03 Business 14 art.
L'actualité économique et business : macro-économie, marchés, multinationales, GAFAM, start-ups, impact de l'IA sur l'économie, prospectives et tendances.
06 Révoltes ! 12 art.
Luttes politiques, mouvements sociaux, engagement associatif, grèves, manifestations, luttes écologiques et résistances citoyennes en France et dans le monde.
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06 · Idées · think-tanks, instituts, sondages

Notes, rapports, sondages.

Les think-tanks, fondations et instituts de sondage publient — AFK relie et classe par sensibilité politique. La rédac épingle l'essentiel ; le framing auto regroupe les angles d'un même débat, de gauche à droite.

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↺ Le framing auto 2 instituts · 2 bords · détection sémantique

« Quels sont les enjeux géopolitiques et les scénarios possibles pour Cuba face à la pression américaine, et comment le régime castriste instrumentalise-t-il cette menace ? »

M
Institut Montaigne
centre
NUANCÉ — Analyse géopolitique et prospective
« Le régime castriste instrumentalise la menace américaine pour renforcer son contrôle interne, mais une transition sans intervention militaire reste possible, bien que incertaine. »
P
Polémia
extrême droite
POUR — Spéculation alarmiste
« Sous couvert de transition démocratique, une opération militaire américaine à Cuba, inspirée du Venezuela, pourrait être envisagée par Trump pour détourner l’attention des échecs en Iran. »
⋯ La synthèse AFK

Les deux publications analysent la pression américaine sur Cuba, mais avec des angles et des conclusions radicalement opposés. L’Institut Montaigne adopte une approche géopolitique et prospective, soulignant la stratégie de survie du régime castriste face à une menace perçue comme existentielle, tout en explorant des scénarios de transition sans intervention militaire directe. Polémia, en revanche, adopte un ton alarmiste et spéculatif, évoquant une possible opération militaire américaine inspirée du Venezuela, sans étayer cette hypothèse par des éléments concrets. Si le premier think-tank propose une analyse nuancée et documentée, le second verse dans la conjecture, reflétant des biais idéologiques plus marqués.

★ Épinglés par la rédac Les 3 de la semaine →
J gauche
Rapport

Éco-populisme : l’intérêt politique d’un concept polémique

Dans le monde, une nouvelle génération de dirigeants écologistes fait le pari que l’écologie ne peut gagner que si elle répond aussi aux préoccupations quotidiennes des classes moyennes et populaires, quitte à verser dans une forme d éco-populisme revendiqué. Dans cette note, Théodore Tallent, doctorant au Centre d études européennes et de politique comparée à Sciences Po, rappelle que, derrière les excès rhétoriques, il y a un diagnostic qui tient. Il estime que c est ce diagnostic-là, débarrassé de sa rhétorique populiste, qui devrait inspirer en France les écologistes, la gauche sociale-démocrate et les progressistes. Quelque chose gronde dans la politique climatique à gauche. Au Royaume-Uni, Zack Polanski a pris la tête du Parti vert (Green Party of England and Wales, GPEW) en septembre 2025 avec 85% des voix des adhérents – un score historique – et empoche des succès électoraux en affirmant sans détour vouloir faire de son parti un mouvement « éco-populiste ». Une proposition provocante – et largement discutable – mais qui cache (au moins en partie) un diagnostic pertinent : résoudre la crise climatique en répondant aux problèmes des gens et en rééquilibrant les injustices. La tentation du populisme vert Ce mouvement de l’autre côté de la Manche n’est pas sans rappeler ce qui se passe ailleurs. Aux États-Unis, Alexandria Ocasio-Cortez porte depuis 2019 un « Green New Deal » qui lie explicitement urgence écologique et justice économique : rénover les logements sociaux, créer des emplois verts dans les quartiers populaires, financer la transition par une fiscalité plus progressive. Son pari : l’écologie ne peut gagner que si elle répond aussi aux préoccupations quotidiennes des classes moyennes et populaires. À New York, Zohran Mamdani a été élu maire en novembre 2025 avec plus d un million de voix – la meilleure performance depuis 1969 – en faisant campagne non pas directement sur le climat, mais sur le coût de la vie : bus gratuits, gel des loyers, crèches accessibles, taxation des ultra-riches. Son administration, depuis le 1 er janvier 2026, tente de démontrer que l agenda social et l’agenda écologique sont indissociables. Alors qu’un New-Yorkais sur cinq a du mal à payer le tarif des transports 1 , Mamdani souhaite, par exemple rendre les bus plus efficaces et gratuits – le tout, financé par une taxe sur les ultra-riches. Réduire la dépendance à la voiture n’est pas présenté comme une contrainte écologique, mais comme une promesse de vie meilleure, financée par une politique de justice fiscale. Au Royaume-Uni, Zack Polanski pousse cette logique jusqu à son terme en assumant l étiquette populiste. Dans un discours adressé à la New Economics Foundation en mars 2026, il résume son projet en trois questions : « Comment rendre la vie plus abordable ? Comment soutenir la majorité qui travaille face à l élite qui s enrichit ? Comment protéger notre planète pour les générations futures ? ». À l’automne 2025, lors du vote du budget travailliste, il interpelle le gouvernement : « C’est un choix politique de maintenir des enfants dans la pauvreté pendant que les milliardaires et multimillionnaires s’enrichissent ». Son parti propose alors un impôt sur la richesse, la renationalisation des sociétés d’eau, et fait de la justice fiscale la clé de voûte de la transition écologique. En quelques mois, les Verts britanniques ont vu leur représentation parlementaire et locale exploser – et dépasser les 200 000 adhérents. Ces succès méritent pourtant d être regardés avec lucidité. Celui de Mamdani doit beaucoup à un contexte très particulier : une ville exaspérée par des décennies de gestion erratique, un afflux massif de financements décidés par l’État de New York sous la gouverneure Hochul, et des équilibres budgétaires qui doivent autant aux reports de dépenses de retraites qu’à une politique fiscale de gauche. Quant aux Verts britanniques, leur percée s’explique en grande partie par l’effondrement du Labour de Keir Starmer et par des campagnes souvent davantage centrées sur des sujets connexes, comme Gaza ou le coût de la vie, que sur l écologie. Le buzz autour de ce populisme de gauche est réel. Ses fondements, parfois, le sont moins. Le mot « populisme » lui-même, revendiqué par Zack Polanski, mérite d’être interrogé. Dans sa logique profonde, il divise la société en deux camps antagonistes, se nourrit du ressentiment, fracture plutôt qu’il n unit. Il promet parfois l impossible, simplifie ce qui est complexe, et peut servir d écran de fumée à des programmes dont la réalité reste à démontrer. On sait où mène ce style politique quand il s’installe : à droite, il est déjà en train d abîmer nos démocraties. Ce n est ni un modèle ni une méthode de gouvernement. Et ce serait une erreur de croire qu il suffit d en faire une version de gauche pour en corriger les défauts. Mais il serait trop commode d effacer d un trait de crayon ce que ces courants ont malgré tout identifié. Car, derrière les excès rhétoriques et les contextes électoraux favorables, il y a un diagnostic qui tient – et que ma recherche commence à documenter. C est ce diagnostic-là, débarrassé de sa rhétorique populiste, qui devrait inspirer les écologistes, la gauche sociale-démocrate et les progressistes. Recevez chaque semaine toutes nos analyses dans votre boîte mail Abonnez-vous Ce que les gens disent vraiment sur la transition In fine , ce qui explique cette montée en puissance de cette gauche populiste, ce n’est certainement pas leurs discours sur les objectifs d’émissions ou les engagements climatiques. Non – ils gagnent du terrain sur un sentiment d’injustice face aux inégalités, à la fragilité de nombreux ménages, à l’impunité des élites, à un système politique qui demande des sacrifices aux citoyens ordinaires pendant que les plus puissants continuent comme avant. Zack Polanski définissait d’ailleurs ainsi l’éco-populisme, lors d’une interview parue en juillet 2025 : « Ce que signifie l’éco-populisme, c’est que, plutôt que d’aborder directement la crise climatique, je reconnais que si les gens ont du mal à se nourrir, à chauffer leur maison, s’ils ne savent pas s’ils pourront se rendre au travail ou même s’ils pourront garder leur emploi, la crise climatique leur apparaît comme une menace très lointaine. Bien sûr, la crise climatique n’est pas une menace lointaine : elle est là, juste devant nous, et elle se déroule en ce moment même. [ ] Et ce sont souvent ceux qui ont le moins contribué à la provoquer qui subissent les pires conséquences. Je peux bien dire tout cela, mais si vous avez du mal à payer votre loyer… […] Tout parti qui se soucie de la crise climatique doit rallier ce type de majorité. C’est ce que j’appelle l’éco-populisme : reconnaître qu’il s’agit d’une opposition entre les 99% et les 1% 2 ». Ce diagnostic, aussi provocateur soit-il dans sa formulation, trouve un écho troublant dans les données. Dans ma recherche, j’ai conduit des entretiens approfondis avec plus de soixante citoyens dans plusieurs régions de France – zones rurales, périurbaines, industrielles. Ce qui m’a frappé, c’est que la résistance aux politiques climatiques n’est que rarement issue d’un scepticisme sur le changement climatique lui-même. Elle naît d’un sentiment d’injustice – qui s exprime sur deux registres distincts. Le premier est matériel. Les conversations ne commencent jamais par les objectifs de réduction des émissions. Elles commencent par le prix de l essence, l absence de bus, le coût de l isolation, la difficulté de se chauffer. Les gens ne refusent pas la transition – ils demandent qu’elle soit accompagnée : des aides concrètes pour changer de véhicule, isoler son logement, accéder à des transports alternatifs. Sans cela, chaque mesure climatique est vécue comme une charge supplémentaire imposée à ceux qui ont déjà le moins de marges de manœuvre. Cette dimension est aujourd hui mieux comprise par les décideurs, même si elle reste insuffisamment mise en œuvre. Mais elle ne suffit pas. Car même lorsque les coûts sont compensés, quelque chose d autre bloque. C est là qu intervient le second registre – et c est celui que les éco-populistes ont, eux, clairement identifié. Ce registre est symbolique. Même chez ceux qui font déjà des efforts, il y a une condition implicite au consentement : que l effort soit partagé. Un maire d’une petite commune, lui-même engagé dans la transition, le formule ainsi : « Maintenant, il faut faire gaffe à l électricité, il faut faire gaffe à l eau, l essence, ça devient trop cher, et on voit les mecs qui prennent l’avion pour aller de Marseille à Nice. C est pas possible. C est pas parce qu on a du pognon qu on a le droit de polluer plus. Ça, c est fini, ça ». Un jeune homme vivant dans le bassin industriel lorrain fait le même constat, mais du côté des élites politiques. Il cite la proposition de Jean-Marc Jancovici de drastiquement limiter le recours à l avion et ajoute, en prenant l’exemple de Gabriel Attal et Élisabeth Borne 3 : « Quand après tu vois des politiques qui prennent l avion de Paris pour aller en Bretagne pour une sortie scolaire, et que le mec une heure après est de retour à l Assemblée nationale, qui fait de grands discours moralisateurs sur « oui, il faut faire attention », que les élèves vont planter des arbres J ai l impression qu on se fout un peu de nous ». Ce n est pas de la colère irrationnelle. C est une double demande : des améliorations concrètes dans la vie quotidienne, et de la réciprocité de la part de ceux qui demandent les efforts. C est précisément ce que le discours éco-populiste a saisi – même s’il le formule parfois d une manière qui amplifie le conflit plutôt qu’il ne le résout. Des politiques symboliques pour construire l’adhésion Pour tester cette intuition rigoureusement, j’ai mené avec deux collègues une étude scientifique dont les résultats sont saisissants 4 . Nous avons soumis à plus de 2600 personnes une proposition notoirement conflictuelle, depuis son rejet par Emmanuel Macron après la Convention citoyenne pour le climat : réduire la limite de vitesse sur les autoroutes à 110 km/h. Présentée seule, elle partage l’opinion en deux – 49% de soutien. Mais lorsqu’on indique que les ministres devront eux-mêmes prendre le train plutôt que l’avion pour leurs déplacements, le soutien bondit à 75%. Et lorsqu’on ajoute, à la place, une interdiction des jets privés pour les plus riches, il atteint 74%. Ce ne sont pas des effets marginaux. Ce sont des transformations profondes : la politique n’est plus vécue comme une contrainte imposée d’en haut, mais comme un effort partagé où pouvoir et responsabilité sont enfin alignés. Surtout, l’opinion des Français sur la politique et l’action écologique s’améliore. Les perceptions d’équité progressent. La confiance dans la crédibilité du gouvernement s’améliore. Les citoyens ont le sentiment que leurs préoccupations sont prises en compte. Et les effets dépassent la seule mesure testée. Une deuxième expérience menée auprès de 3000 Français portant cette fois sur la taxe carbone et la distance des élites – symboles de la crise des « gilets jaunes » – montre des effets similaires : accompagnée d’une promesse de participation citoyenne (un simple débat parlementaire annuel sur une mesure proposée par les citoyens), l’adhésion à la taxe carbone s’améliore significativement. La leçon de cette étude est d’une simplicité confondante : les citoyens ne résistent pas à l’effort collectif. Ils résistent à l’idée d’être les seuls à le faire – sans être écoutés. Une politique juste, pas un style populiste Inutile, cependant, de reprendre le terme « éco-populisme » à son compte. Non seulement parce qu’il renvoie à une logique de fracture, mais parce qu’il pose mal le problème. La question n’est pas d’opposer un « peuple » vertueux à des « élites » corrompues. Elle est de construire une politique écologique qui soit perçue – et vécue – comme un projet commun, dont les règles s’appliquent à tous. Cela suppose deux engagements simultanés. Le premier est évidemment matériel et concret : aider à l’isolation des logements, soutenir le passage aux véhicules propres pour ceux qui n’en ont pas les moyens, investir dans les transports publics là où ils sont absents, compenser les hausses de coûts énergétiques ou de l’alimentation bio pour les ménages vulnérables. La transition doit être ressentie dans les factures et dans les alternatives disponibles – dans le sentiment qu’elle travaille pour vous, pas seulement contre vous. Le second est tout aussi fondamental : des contraintes réelles sur les comportements les plus émetteurs en haut de l’échelle sociale. Interdire les jets privés. Taxer les excès climatiques des milliardaires. S’assurer que les élus qui imposent des restrictions s’y soumettent eux-mêmes. Ce n’est pas du symbole vain mais de la crédibilité politique, et ma recherche montre que c’est une condition du soutien populaire. Cette double exigence est urgente. En France, la politique de sacrifice inégal est instable : elle a déjà mis le feu aux ronds-points en 2018. Elle alimente aujourd’hui la montée des partis d’extrême droite qui ont fait de l’opposition aux politiques climatiques un fonds de commerce électoral. La réponse n’est pas d’abandonner l’ambition écologique, mais bien d’en rendre les termes véritablement équitables. Ce que montre ma recherche est pourtant clair : l’obstacle à la transition écologique n’a jamais été l’indifférence des citoyens. Il a été le sentiment justifié que les règles, très contraignantes pour les individus, ne s’appliquent pas à tout le monde. L’éco-populisme a le mérite de nommer ce problème. Il appartient à la gauche écologique et sociale-démocrate, ainsi qu’aux progressistes divers d’y répondre – non pas en imitant ses excès, mais en traduisant son diagnostic en politique juste, crédible et efficace. Parfois, cela commence par clouer au sol quelques jets privés – ou taxer quelques milliardaires. 1 Stefanos Chen, « Mamdani wants free buses for all. The City Council has different ideas », The New York Times , 7 mai 2026. 2 « I interviewed the man who wants to lead the Green Party #1 », Protect the Wild , 24 juillet 2025. 3 Antoine LLorca avec AFP, « Borne et Attal prennent l avion pour un trajet Paris-Rennes de 38 minutes, la gauche indignée », TF1 Info , 5 septembre 2023. 4 Théodore Tallent, Malo Jan et Luis Sattelmayer, « More than Symbols: The Effect of Symbolic Policies on Climate Policy Support », American Political Science Review , vol. 1, n°21 19 janvier 2026. The post Éco-populisme : l’intérêt politique d’un concept polémique appeared first on Fondation Jean-Jaurès .

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J centre
Rapport

« Magnifica Humanitas », une encyclique aussi révolutionnaire que l’IA

Une fois n’est pas coutume : c’est une encyclique papale qui devrait retenir notre attention. « Magnifica Humanitas », lettre encyclique « sur la protection de la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle », a été publiée le 25 mai 2026 : il s’agit d’une longue réflexion du pape Léon XIV centrée sur l’Intelligence artificielle et les risques qu’elle fait courir à la démocratie, aux valeurs, à la structuration du monde, et plus fondamentalement à la dignité et l’intégrité humaines. Contrairement à l’arme nucléaire, condamnée par l’Eglise en 1963, le pape ne rejette pas cette innovation technologique : il veut juste alerter sur le mésusage du numérique qu’il qualifie « d’espace de prédation ». Il est frappant de voir comment la papauté sait à chaque fois déceler, dans le chaos planétaire, les ruptures majeures qui affecteront le monde et surtout le rapport de l’homme au monde : en 1963, Jean XXIII, en pleine guerre froide, publie l’encyclique « Pacem in terris », qui condamne non seulement l’usage mais aussi la possession de l’arme nucléaire. En 1991, c’est Jean Paul II qui publie « Centesimus annus » qui célèbre la chute du communisme en Europe. En 2015, le pape Francois publie « Laudato si », qui alerte sur le réchauffement climatique et la nécessité de protéger la terre des hommes. « Magnifica Humanitas » se situe exactement dans cette tradition. L’acuité et la pertinence de la pensée du Vatican sur les grands enjeux de notre temps semblent difficilement contestables. Le message est sans appel : sur plus de 100 pages, le texte analyse les dangers que l’IA fait courir à l’humanité. Pour donner du poids à cette analyse, le pape avait invité à ses côtés, lors de la présentation officielle de l’encyclique, l’un des créateurs d’Anthropic, Christopher Olah, inventeur du modèle « Claude ». Ce milliardaire canadien, catholique fervent, s’est fait connaître pour son plaidoyer en faveur d’une IA « responsable ». Il est en conflit ouvert avec l’administration américaine sur la non-utilisation de ses systèmes à des fins militaires. Le pape lui a donné la parole juste après sa présentation, une première semble-t-il dans les protocoles vaticanesques. L’encyclique dénonce d’abord un risque de retour à l’esclavagisme, pour les travailleurs qui exploitent les métaux rares, et le spectre d’une aggravation des inégalités planétaires, entre ceux qui maitriseront l’IA et les autres. L‘enjeu économique est également très présent : il n’est pas sûr en effet que cette quatrième révolution technologique créée de nouveaux emplois ; au contraire, c’est la disparition excessive du travail qui inquiète le pape. Le risque environnemental est également pris en compte, sur la base d’un nombre monstrueux de data centers et d’utilisation massive des ressources de la planète. Viennent ensuite les deux grands sujets au cœur de cette encyclique. Le risque politique d’une part, sous la forme d’une réflexion très profonde sur ce que devient sur la puissance à l’ère de de l’IA : collusion entre les Etats et les entreprises, distorsion de la vérité qui sape la base essentielle de la démocratie, révolution dans les risques de guerres, exploitation massive de l’humanité par les quelques puissances détentrices de l’IA, etc. Le risque spirituel contre l’Humain d’autre part : l’encyclique élabore longuement sur les dommages faits à l’intelligence humaine, la marchandisation des données, la décérébration des jeunes opérée par les algorithmes des réseaux sociaux, la négation de la dignité humaine dans la recherche d’un profit maximal, l’hubris coupable du transhumanisme qui défie la nature et la finitude de l’homme etc. A l’issue de ce long réquisitoire, Léon XIV avance deux propositions : imposer des contrôles politiques au développement de l’IA, par le biais notamment d’un nouveau multilatéralisme éloigné de l’obsession de puissance, et repenser l’éducation de la jeunesse en lui apprenant à « jeuner » de l’IA ». Plaisanterie mise à part, on dirait du Thierry Breton dans le texte. Rien n’est plus proche en effet de la conception européenne de l’IA que cette encyclique papale : la nécessité d’un contrôle politique sur l’innovation de pointe, la protection du citoyen consommateur, le respect de la vie privée et de la liberté humaine, autant de valeurs qui nous unissent à ce pape qui n’a d’américain que son lieu de naissance. L’encyclique propose également une analyse géopolitique tout simplement remarquable. Le texte indique d’emblée que « la révolution numérique est en train de modifier la grammaire des conflits ». Il développe une pensée de la guerre à la fois traditionnelle au Vatican et très moderne. La notion de « guerre juste », au-delà de la stricte légitime défense, a déjà été réfutée par le pape François en 2020, dans son encyclique « Fratelli tutti ». Le pape Léon XIV confirme cet abandon d’un concept qui remontait à St Thomas d’Aquin. Mais il avance aussi une conception géopolitique que ne renierait pas les plus fins stratèges. A ses yeux, nous sommes en train de vivre « une guerre mondiale par morceaux », caractérisée par l’abaissement continu du seuil d’emploi de la force. A cet égard, il insiste sur l’urgence de « désarmer l’IA », notamment de lui enlever la capacité de désigner des cibles sans contrôle humain et de permettre la propagation des guerres hybrides où l’identité de l’agresseur, et donc sa responsabilité, disparaissent : « aucun algorithme ne peut rendre la guerre moralement acceptable ». Les effets psychologiques de l’IA sur les réseaux sociaux, dans la mesure où ils inculquent une culture de la violence, de la passivité et de la résignation, sont également dans le viseur du texte. Adressée comme le veut la règle à tous les évêques du monde, cette encyclique est en réalité aussi révolutionnaire que l’IA elle-même. Contre le déni des valeurs et de la démocratie, contre la puissance de l’argent, les folies scientifiques, les soifs de pouvoir, le pape ne propose rien moins qu’un nouvel humanisme pour le XXI° siècle. Aux Etats-Unis, alors que 70% de citoyens se disent chrétiens, et que 21% se revendiquent catholiques, l’enjeu est majeur. Quelque temps avant la publication de ce texte, les plus grandes entreprises de la Tech, Meta, Google, Amazon, avaient d’ailleurs dépêché leurs ambassadeurs au Vatican pour tenter de plaider leur cause auprès de Léon XIV. Sans succès. Steeve Bannon, proche de Donald Trump, catholique convaincu, vient également d’envoyer une lettre ouverte à Donald Trump sur le thème « Humans first », et non plus seulement « America first » : la bataille idéologique du second mandat de Trump, entre les ultra-conservateurs et les seigneurs de la Tech, est bel et bien lancée. Mutatis mutandis, elle fait écho à la grande bataille idéologique et spirituelle que Léon XIV expose comme le choix existentiel de ce siècle : « ériger une nouvelle tour de Babel ou bâtir la cité où Dieu et l humanité habitent ensemble ». Point n’est besoin d’être très croyant pour y trouver morale à son goût.

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I centre
Rapport

Trump et l’Afrique : du commerce aux expulsions

L’administration Trump a présenté les grandes lignes de sa politique africaine « America First ». L’accent est mis sur le principe du « commerce plutôt que l’aide », avec une priorité accordée à l’accès américain aux terres rares et aux ressources primaires africaines, à la coopération avec certains partenaires dans le secteur de la santé, aux efforts de résolution des conflits dans quelques zones (notamment en République démocratique du Congo et au Soudan), ainsi qu’à la collaboration avec des partenaires africains dans la lutte contre les menaces terroristes. Compte tenu de l’importance de cette question pour le président et son équipe, l’immigration est également devenue une priorité majeure dans les relations de Washington avec le continent. De manière très visible, l’administration a cherché à réduire drastiquement le nombre d’immigrants africains venant aux États-Unis ou y résidant. En janvier 2026, le gouvernement américain a suspendu unilatéralement la délivrance de tous les visas aux ressortissants de onze pays d’Afrique subsaharienne et imposé une interdiction partielle à quatorze autres. Ces mesures concernent à la fois les visas de visiteur et les visas d’immigration et touchent certains des partenaires les plus importants des États-Unis dans la région (Angola, Nigeria, Sénégal, Tanzanie, etc.). Même lorsque des visas de visiteur peuvent encore être délivrés aux Africains, l’administration a instauré de nouvelles restrictions particulièrement contraignantes. Au Nigeria, par exemple, les demandeurs dont le visa est approuvé doivent désormais déposer une caution de 15 000 dollars avant que leur visa ne soit délivré. Les expulsions d’Africains déjà présents aux États-Unis ont également augmenté de manière significative sous Trump. Ces politiques vont clairement à l’encontre d’autres objectifs affichés par les États-Unis dans la région, notamment le renforcement des liens économiques, mais elles s’inscrivent parfaitement dans le cadre plus large du programme intérieur de Trump. De façon surprenante, l’Afrique joue également un rôle dans la politique mondiale d’immigration de Trump. L’administration, avec le soutien direct du président lui-même, a activement recherché des partenaires africains prêts à accueillir des personnes expulsées de pays tiers, même lorsqu’elles n’ont aucun lien avec le pays d’accueil, ni même avec l’Afrique. D’une manière générale, cette pratique est légale au regard du droit américain de l’immigration, bien qu’il existe certains cas particuliers où elle ne l’est pas. En 2025, la Cour suprême a confirmé le droit du gouvernement à procéder à de telles expulsions ; plus récemment, une juridiction inférieure a estimé que les immigrés devaient disposer d’un délai pour contester les expulsions vers un pays tiers, mais cette affaire est toujours en cours d’examen. Le droit international n’interdit pas non plus ce type d’expulsion, à condition qu’il n’existe pas de risque substantiel de persécution ou de torture. Il est probable que les responsables de l’administration Trump se soient inspirés d’un projet britannique de 2022, soutenu par le gouvernement de Boris Johnson, visant à expulser un grand nombre de ressortissants de pays tiers vers le Rwanda en échange de centaines de millions de livres sterling d’aide britannique. (Cette mesure a finalement été abandonnée après des contestations judiciaires et le départ du Parti conservateur du pouvoir.) Jusqu’à présent, l’administration a conclu des accords avec au moins sept pays africains, bien que le Département d’État ait fourni peu de détails. Il s’agit notamment du Rwanda, du Soudan du Sud, de l’Eswatini, de l’Ouganda, du Ghana, du Cameroun et de la République démocratique du Congo. Des informations relayées par les médias indiquent également que la Guinée équatoriale, la Sierra Leone et le Liberia pourraient avoir accepté d’accueillir des expulsés en provenance des États-Unis. Ces accords comprennent des montants modestes d’aide américaine — généralement entre 5 et 7 millions de dollars — destinés à soutenir l’accueil des personnes expulsées. Le président Trump aurait personnellement promu les expulsions vers des pays tiers lors de son « mini-sommet » de juillet 2025 à Washington avec les dirigeants de la Mauritanie, du Gabon, du Sénégal, de la Guinée-Bissau et du Liberia. Jusqu’à présent, le nombre d’expulsions réalisées dans le cadre de ces accords semble toutefois limité, probablement à quelques dizaines de personnes par pays au maximum. Étant donné que l’administration cherche à expulser des milliers d’immigrants chaque jour, pourquoi déployer autant d’efforts pour seulement quelques expulsions vers l’Afrique ? Plusieurs explications plausibles peuvent être avancées. Premièrement, il y a l’effet dissuasif de l’exil en Afrique. Indépendamment du nombre réel d’immigrants expulsés vers le continent, de nombreux candidats à l’immigration peuvent être effrayés par cette perspective. Un jeune Mexicain ou Vénézuélien cherchant une nouvelle vie aux États-Unis peut être prêt à courir le risque d’être renvoyé dans son pays d’origine, ou même dans un pays voisin familier, pour tenter sa chance dans la réalisation du rêve américain. Ce calcul peut changer considérablement si une arrestation par l’ICE signifie être envoyée dans un pays africain éloigné offrant des garanties de protection des droits humains incertaines. Deuxièmement, l’administration cherche presque certainement à développer des capacités d’accueil en prévision d’éventuels besoins futurs, notamment dans des pays peu susceptibles de contester d’éventuels abus. Face à la forte pression exercée par la Maison-Blanche et le Département de la sécurité intérieure pour expulser des millions d’immigrants, les responsables américains de l’immigration doivent être désespérément à la recherche d’endroits où ils peuvent transférer rapidement les cas les plus problématiques. On peut également supposer qu’ils souhaitent se décharger complètement de ces dossiers une fois les personnes arrivées sur le continent, même si toutes les procédures n’ont pas été scrupuleusement respectées. En mai, l’ICE a expulsé une Colombienne vers Kinshasa alors que le gouvernement congolais avait auparavant refusé de l’accueillir pour des raisons de santé. (Un juge américain a par la suite ordonné son retour aux États-Unis, mais il n’est pas clair si l’ICE s’est conformée à cette décision). Enfin, certains critiques estiment que ces accords pourraient être conçus pour contourner le droit américain ou international. Plus précisément, ils craignent que les expulsions vers des pays tiers ne conduisent ensuite à des renvois vers des États où les personnes concernées risquent des persécutions. Cette inquiétude est particulièrement forte pour les demandeurs d’asile qui pourraient finalement être renvoyés dans leur pays d’origine et exposés aux persécutions mêmes qu’ils avaient cherché à fuir. En février 2026, la minorité démocrate de la Commission des relations extérieures du Sénat a publié un rapport très critique sur cette pratique. Les auteurs ont souligné que la majorité des personnes expulsées vers des pays tiers par l’administration Trump bénéficiaient de protections ordonnées par les tribunaux. Le rapport cite notamment des cas d’immigrants protégés qui ont été envoyés au Ghana et en Guinée équatoriale avant d’être renvoyés par la suite dans leur pays d’origine. La juge saisie de ces affaires a déclaré dans sa décision : « Ces actions semblent également s’inscrire dans un schéma plus large et dans un effort généralisé visant à contourner les obligations légales du gouvernement américain en faisant indirectement ce qu’il ne peut pas faire directement. » Retrouvez régulièrement les éditos de Jeff Hawkins, ancien diplomate américain, chercheur associé à l’IRIS, pour ses Carnets d’un vétéran du State Department. L’article Trump et l’Afrique : du commerce aux expulsions est apparu en premier sur IRIS .

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